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Auteurs, E-mail : Gillossen
Dernière Mise à jour : 1/05/2001

Les reportages d'E!Online. Le site E!Online a acquis une exclusivité, celle d'effectuer et de publier un reportage sur le tournage de la trilogie chaque mois. En voici la traduction. Le ton employé par le journaliste n'est pas vraiment à mon goût, tout comme son humour, mais puisqu'il me faut respecter son travail, je ne change ( presque ) en rien ses écrits.

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.:: Ian Holm au sujet des prothèses, des rides du cou, des figurines et sur le fait d'être Bilbo. ::.

Par John Forde

Le 1er Mai

   

Comme Bilbon Sacquet, son alter ego Hobbit aux pieds velus, Ian Holm est tout à fait chez lui dans la Terre du Milieu. L'année dernière, la légende du cinéma et du théâtre anglais a passé six semaines en Nouvelle-Zélande pour jouer son rôle de l'excentrique découvrueur de l'anneau, Bilbo le Hobbit, pour la trilogie épique du Seigneur des Anneaux de Peter Jackson. Maintenant, il est de retour en Nouvelle-Zélande pour complèter son travail de post-production. Un diplômé de la distinguée Académie Royale Britannique d'Arts Dramatiques et nominé aux Oscar pour les Chariots de Feu, Holm était déjà lié de près au SDA même avant que Jackson lui passe un coup de fil.
Dans les années 70, il incarnait Frodon Sacquet dans une adaptation populaire de la trilogie par la radio anglaise. En jouant Bilbon, qui tombe sous la mauvaise influence de l'Anneau avant l'octroi de celui-ci à Frodon, Holm ajoute un rôle d'étranger débrouillard à sa galerie de films - un androïde déloyal dans Alien de Ridley Scott, un avocat en conflit dans The Sweet Hereafter et un moine nerveux dans le Cinquième Élément. Anobli par la Reine Elisabeth en 1998, il est l'un des deux " Sir Ian " sur le projet, rejoignant son camarade britannique Ian McKellen. Nous avons rattrapé Holm pendant une pause alors qu'il vaquait à ses occupations dans son trou de Hobbit.

Comment est-ce d'être de retour dans le monde du SdA après tant de mois ?

Je ne m'attendais pas revenir, parce que j'ai fait ma post-synchro à Londres. Alors Fran [Walsh, scénariste du SdA] a dit que ce serait un énorme bonus si je pouvais faire quelques prises d'optimisation, ce que nous avons faites. C'est un plaisir d'être de retour en Nouvelle-Zélande, qui est explicitement le lieu le plus beau sur la terre de Dieu. J'ai obtenu une note du coordonnateur de production qui disait, "Bienvenue à la maison," et ainsi ce second voyage est vraiment comme rentrer à la maison.

Est-ce que votre précédent travail sur la série radio de la BBC radio vous a été d'une certaine utilité pour créer Bilbo?

C'est toujours agréable de revenir à un livre que vous connaissez et aimez. Bilbo n'est pas lourdement impliqué dans le SdA, sauf pour la remise de l'Anneau. Il y a quelques de flashbacks dans le film que Peter [Jackson] a soudainement compris vouloir. Ainsi, c'était intéressant d'aller de mon propre âge en avant dans la vieillesse avec ces prothèses extraordinaires, et revenir en arrière quand Bilbo était plus jeune. Les gens du maquillage ont réalisé quelques judicieux plis sous mon menton. C'est incroyable ce qu'ils peuvent faire; j'étais jeune de nouveau! [Rires].

La plupart des scènes de Bilbo ont été tournées en studio, plutôt que sur les lieux des décors d'Hobbitebourg. Etait-ce difficile ?

C'était un peu ennuyeux, de voyager sur des milliers de milles pour faire le film, et seulement passer la plupart de mon temps dans un studio ! Ce n'était pas difficile en tant que tel. Je suis petit de toute façon et le temps que j'obtienne mes pieds et des oreilles, j'ai trouvé le studio très contribuant pour une performance Bilbo-esque. J'ai fait la visite guidée des ateliers WETA pour voir les prothèses, le maquillage et l'arsenal. Peter a une installation étonnante ici. Je n'ai jamais rencontré rien comme cela - c'est tout à fait extraordinaire.

Votre planning de tournage était bref, seulement six semaines.

C'était un peu y être et ne pas y être. L'équipe était très détendue et Peter était concentré et complètement responsable, donc il n'était pas aussi difficile qu'il l'est normalement d'arriver dans un projet à moitié commencé. Je me suis senti bienvenu. Heureusement, le résultat est bon. Mais évidemment, je ne me suis pas senti aussi partie prenante du projet qu'Ian McKellen ou n'importe lequel des jeunes garçons et les jeunes filles qui y ont été impliqués pendant plus d'un an. Je peux seulement imaginer à quoi la soirée de départ a ressemblé.

Bilbo semble lutter avec les différentes facettes de son être. Il essaie d'être un Hobbit respectable, mais il est aussi un voyageur et un voleur.

Absolument. Dans le SdA, il est revenu de ses aventures dans le Hobbit et de retour à Cul-de-Sac. Mais il y a des flashes - comme vous le verrez - issus de son passé. Le Hobbit révèle les profondeurs cachées et les complexités dans son caractère, qui effleure à la surface dans le SdA. Il peut aller à sa fête d'anniversaire et s'amuser. Mais il devient hanté par l'Anneau : "mon trésor." Il répugne à le transmettre, mais sait qu'il le doit et il essaye désespérément de le retenir. Certaines de ses scènes avec Gandalf sont tout à fait pointues.

Pensez-vous qu'il soit bon sur le fond, ou que son caractère est détérioré ?

Je pense qu'il n'y a aucune question à se poser sur le fait que le Bien et le Mal entre en collision et se combine dans son caractère. Il ressemble à n'importe qui d'entre nous dans ce sens. Son obsession le fait se changer en une sorte de Gollum à un certain point, qui a été de nouveau intensifié durant l'ADR [le remplacement de dialogue additionnel, ou looping]. Alors il se rétracte et dit, "je suis désolé, je suis si désolé!" Et ensuite plus tard, à Fondcombe, il s'écroule devant Frodon et dit, "Tout est de ma faute!"

Est-ce que l'obsession de l'Anneau est quelque chose qui le contrôle?

Je pense qu'il est possédé. C'est la voie que j'ai choisi, de toute façon. Je ne pense pas qu'il ait vraiment le choix. Une fois que c'était là, il l'a pris. Et je pense que c'est le danger de l'Anneau.

Quand je vous ai vus filmant une scène avec Gandalf [Ian McKellen] l'année dernière, vous avez varié l'humeur et l'intonation de votre dialogue dans chaque prise. Parlez-moi de cette partie de votre processus de jeu.

D'une certaine façon, vous pouvez le considérer comme une échappatoire ou moi étant paresseux. Mais je pense le processus de tournage, autant qu'un acteur est concerné, est de montrer un kaléidoscope au réalisateur. La voie selon laquelle un réalisateur veut tourner dépend de lui, mais je peux vous montrer une foule de façons de faire cela. Et chacune diffère légèrement de l'autre. C'est le travail. C'est ce qui lui conserve sa fraîcheur. Si vous prenez scène après scène ce qui est identique, cela devient ennuyeux.

   

Il y a une ambiguïté sinistre dans beaucoup des dialoques de Bilbo. On est jamais sûr s'il plaisante, s'il est sérieux ou bien simplement fou. Avez-vous essayez de jouer sur cela ?

Cela s'est fait beaucoup plus fortement durant le looping, assez curieusement. J'en avais pour trois jours. J'ai été un peu ennuyé à l'époque de devoir réenregistrer 22 pages du scénario. Qu'est-ce qui était arrivé au preneur de son ? [Rires]. Mais à cause des ventilateurs et des clics des machinistes et des avions, c'était nécessaire. C'est un processus auquel je suis tout à fait bon, mais celui-ci a pris plus de temps. Fran [Walsh] était là et nous avions le temps de voir certaines des scènes à l'avance. J'ai constaté sur une paire d'occasions que je pourrais intensifier et apporter quelque chose au personnage qui manquait peut-être au moment du tournage. C'est tout l'ADR, vraiment.

Bilbo passait beaucoup de temps au maquillage, n'est-ce pas ?

Mon maquillage et l'équipe des prothèses étaient extraordinaires. Ils ont joué un rôle très important dans le fait de donner vie à Bilbo. Dans le troisième film, quand Bilbo est très, très, très vieux, Peter a voulu employer la peinture au pochoir sur mon visage, auquel je n'étais pas vraiment bien tourné. Alors, mon artiste de maquillage m'a fait un masque. Je l'ai essayé et ne me suis pas reconnu. Vous disparaissez complètement, mais pour vos yeux. Je me suis rendu sur le plateau et Ian McKellen a fait une pause et a dit, "Ooooh". Ainsi, nous nous sommes contentés du masque.

Etait-ce incorfortable ?

Pour ces scènes finales, il a fallu sept heures pour le mettre. Heureusement, je faisais seulement cette scène pendant deux jours. C'était inconfortable, mais ce n'était rien comparé avec certains des maquillages Orcs, qui demandaient plus de temps encore.

Etait-ce comme porter les pieds de Hobbit ?

Il fallait une heure pour les mettre et nous faisions attention à ne pas trébucher d'abord parce qu'ils ont deux fois la taille de pieds humains. Cela ressemble un peu au port de bateaux. Vous vous y habituez - vous apprenez à planter vos pieds très soigneusement quand vous marchez.

Est-ce déconcertant, de savoir qu'il y aura des figurines de vous dans les magasins de jouets ce Noël ?

Eh bien, cela ne s'est jamais produit auparavant ! Mais cela ne me déconcerte pas. Essentiellement, cela fait partie du jeu.

Avez vous des moments favoris avec Bilbo ?

Plusieurs, en réalité. Il y avait des scènes comme la fête - dont j'ai été tout à fait heureux - où il se déchaîne, boit et est son propre joyeux drille. Je pense aussi à ses adieux à Gandalf, alors qu'il disparaît progressivement sur le chemin en chantant, sont très touchants..

Comment comparer Peter Jackson avec les autres réalisateurs avec lesquels vous avez travaillé ?

Les comparaisons sont malodorantes, comme Shakespeare dit - il est unique. Nous sommes tout uniques. Mais j'ai adoré le travail en sa compagnie. J'ai travaillé avec des gens comme Luc Besson, qui est homme-orchestre. Ridley Scott en est un autre, mais rien dans ce genre-là. Le travail de Peter est un acte de jonglerie au-delà de la croyance. Je ne sais pas comment il fait face à tout. C'est un petit camarade étonnant. Quand j'étais ici l'année dernière, il se précipitait entre deux studios sur une bicyclette.

Comment est son processus de travail ?

C'est un réalisateur énormément serviable. Très concentré et maîtrisé et il vous aide à trouver des façons de comprendre sa large vision. Je l'ai trouvé d'un caractère très facile. Il y a certains réalisateurs qui aiment un jeu tendu. Si nous en avions eu un d'entre ceux sur ce projet, cela aurait été condamné dès le début. Ainsi, la capacité de Peter de tirer les rênes et prendre le contrôle a aidé à maintenir les choses calmes et non-enflammées.

Comment c'était de travailler avec l'autre "Sir Ian" ?

J'avais rencontré Ian McKellen à l'occasion auparavant, mais nous n'avions jamais travaillé ensemble. Je pense qu'il est un merveilleux Gandalf et j'ai énormément aimé travailler avec lui. Je l'ai trouvé extraordinairement généreux et secourable dans les scènes que nous avons jouées ensemble et nous avons entretenu cette amitié depuis.

Que pensez-vous des critiques des fans et des craintes que le film diffère des livres ?

Quand vous prenez un livre comme celui-ci, qui en Grande-Bretagne a été désigné le Livre du Siècle, vous allez toujours avoir des gens pour dire, "Bien, ce n'était pas mon Seigneur des Anneaux." C'est pour la même raison que vous ne pourrez jamais obtenir un Hamlet définitif, parce que certaines personnes diront, "ce n'était pas mon Hamlet." C'est le revers de la médaille, avec un livre si bien connu. La frénésie sera incroyable. Mais je m'avancerai jusqu'à dire que je ne pense pas qu'il puisse échouer.

:: Considérations diverses :

-> NewLine fourbit ses armes pour le lancement de sa campagne de promo à Cannes, avec une sélection de scènes, et une réception sur invitations. Une bande-annonce spécialement réalisée pour l'occasion sera diffusée, montée à partir de scènes soigneusement choisies, pour les distributeurs internationaux du film. Parmi les acteurs attendus lors du Festival, Elijah Wood, Sean Astin, Ian McKellen, Liv Tyler, Cate Blanchett ou Christopher Lee.
-> La musique enregistrée les jours derniers par Howard Shore serait destinée avant tout à cette bande-annonce. Ce qui laisserait du temps au compositeur pour poursuivre son travail.
-> Billy Boyd (Pippin) et Dominic Monaghan (Merry) sont notamment retournés en Nouvelle-Zélande pour réenregistrer leurs dialogues.
-> Tout comme Ian Holm, Ian McKellen, ou Sean Astin.
-> Elijah Woo devrait quant à lui tourner à nouveau, des scènes du premier film, avec Gandalf. Visiblement, selon Peter Jackson et ses co-scénaristes, il possède trop de connaissance trop vite sur le mal de l'Anneau. Il s'agit de faire paraître cela de façon plus graduelle.