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.:: Ian Holm au sujet des
prothèses, des rides du cou, des figurines et
sur le fait d'être Bilbo. ::.
Par
John Forde
Le 1er Mai

Comme Bilbon
Sacquet, son alter ego Hobbit aux pieds velus,
Ian Holm est tout à fait chez lui dans la Terre
du Milieu. L'année dernière, la légende du cinéma
et du théâtre anglais a passé six semaines en
Nouvelle-Zélande pour jouer son rôle de l'excentrique
découvrueur de l'anneau, Bilbo le Hobbit, pour
la trilogie épique du Seigneur des Anneaux de
Peter Jackson. Maintenant, il est de retour en
Nouvelle-Zélande pour complèter son travail de
post-production. Un diplômé de la distinguée Académie
Royale Britannique d'Arts Dramatiques et nominé
aux Oscar pour les Chariots de Feu, Holm était
déjà lié de près au SDA même avant que Jackson
lui passe un coup de fil.
Dans les années 70, il incarnait Frodon Sacquet
dans une adaptation populaire de la trilogie par
la radio anglaise. En jouant Bilbon, qui tombe
sous la mauvaise influence de l'Anneau avant l'octroi
de celui-ci à Frodon, Holm ajoute un rôle d'étranger
débrouillard à sa galerie de films - un androïde
déloyal dans Alien de Ridley Scott, un
avocat en conflit dans The Sweet Hereafter
et un moine nerveux dans le Cinquième Élément.
Anobli par la Reine Elisabeth en 1998, il est
l'un des deux " Sir Ian " sur le projet, rejoignant
son camarade britannique Ian McKellen. Nous avons
rattrapé Holm pendant une pause alors qu'il vaquait
à ses occupations dans son trou de Hobbit.
Comment est-ce
d'être de retour dans le monde du SdA après tant
de mois ?
Je ne m'attendais
pas revenir, parce que j'ai fait ma post-synchro
à Londres. Alors Fran [Walsh, scénariste du SdA]
a dit que ce serait un énorme bonus si je pouvais
faire quelques prises d'optimisation, ce que nous
avons faites. C'est un plaisir d'être de retour
en Nouvelle-Zélande, qui est explicitement le
lieu le plus beau sur la terre de Dieu. J'ai obtenu
une note du coordonnateur de production qui disait,
"Bienvenue à la maison," et ainsi ce second voyage
est vraiment comme rentrer à la maison.
Est-ce que votre
précédent travail sur la série radio de la BBC
radio vous a été d'une certaine utilité pour créer
Bilbo?
C'est toujours
agréable de revenir à un livre que vous connaissez
et aimez. Bilbo n'est pas lourdement impliqué
dans le SdA, sauf pour la remise de l'Anneau.
Il y a quelques de flashbacks dans le film que
Peter [Jackson] a soudainement compris vouloir.
Ainsi, c'était intéressant d'aller de mon propre
âge en avant dans la vieillesse avec ces prothèses
extraordinaires, et revenir en arrière quand Bilbo
était plus jeune. Les gens du maquillage ont réalisé
quelques judicieux plis sous mon menton. C'est
incroyable ce qu'ils peuvent faire; j'étais jeune
de nouveau! [Rires].
La plupart des
scènes de Bilbo ont été tournées en studio, plutôt
que sur les lieux des décors d'Hobbitebourg. Etait-ce
difficile ?
C'était un
peu ennuyeux, de voyager sur des milliers de milles
pour faire le film, et seulement passer la plupart
de mon temps dans un studio ! Ce n'était pas difficile
en tant que tel. Je suis petit de toute façon
et le temps que j'obtienne mes pieds et des oreilles,
j'ai trouvé le studio très contribuant pour une
performance Bilbo-esque. J'ai fait la visite guidée
des ateliers WETA pour voir les prothèses, le
maquillage et l'arsenal. Peter a une installation
étonnante ici. Je n'ai jamais rencontré rien comme
cela - c'est tout à fait extraordinaire.
Votre planning
de tournage était bref, seulement six semaines.
C'était un
peu y être et ne pas y être. L'équipe était très
détendue et Peter était concentré et complètement
responsable, donc il n'était pas aussi difficile
qu'il l'est normalement d'arriver dans un projet
à moitié commencé. Je me suis senti bienvenu.
Heureusement, le résultat est bon. Mais évidemment,
je ne me suis pas senti aussi partie prenante
du projet qu'Ian McKellen ou n'importe lequel
des jeunes garçons et les jeunes filles qui y
ont été impliqués pendant plus d'un an. Je peux
seulement imaginer à quoi la soirée de départ
a ressemblé.
Bilbo semble lutter
avec les différentes facettes de son être. Il
essaie d'être un Hobbit respectable, mais il est
aussi un voyageur et un voleur.
Absolument.
Dans le SdA, il est revenu de ses aventures dans
le Hobbit et de retour à Cul-de-Sac. Mais il y
a des flashes - comme vous le verrez - issus de
son passé. Le Hobbit révèle les profondeurs cachées
et les complexités dans son caractère, qui effleure
à la surface dans le SdA. Il peut aller à sa fête
d'anniversaire et s'amuser. Mais il devient hanté
par l'Anneau : "mon trésor." Il répugne à le transmettre,
mais sait qu'il le doit et il essaye désespérément
de le retenir. Certaines de ses scènes avec Gandalf
sont tout à fait pointues.
Pensez-vous qu'il
soit bon sur le fond, ou que son caractère est
détérioré ?
Je pense
qu'il n'y a aucune question à se poser sur le
fait que le Bien et le Mal entre en collision
et se combine dans son caractère. Il ressemble
à n'importe qui d'entre nous dans ce sens. Son
obsession le fait se changer en une sorte de Gollum
à un certain point, qui a été de nouveau intensifié
durant l'ADR [le remplacement de dialogue additionnel,
ou looping]. Alors il se rétracte et dit, "je
suis désolé, je suis si désolé!" Et ensuite plus
tard, à Fondcombe, il s'écroule devant Frodon
et dit, "Tout est de ma faute!"
Est-ce que l'obsession
de l'Anneau est quelque chose qui le contrôle?
Je pense
qu'il est possédé. C'est la voie que j'ai choisi,
de toute façon. Je ne pense pas qu'il ait vraiment
le choix. Une fois que c'était là, il l'a pris.
Et je pense que c'est le danger de l'Anneau.
Quand je vous
ai vus filmant une scène avec Gandalf [Ian McKellen]
l'année dernière, vous avez varié l'humeur et
l'intonation de votre dialogue dans chaque prise.
Parlez-moi de cette partie de votre processus
de jeu.
D'une certaine
façon, vous pouvez le considérer comme une échappatoire
ou moi étant paresseux. Mais je pense le processus
de tournage, autant qu'un acteur est concerné,
est de montrer un kaléidoscope au réalisateur.
La voie selon laquelle un réalisateur veut tourner
dépend de lui, mais je peux vous montrer une foule
de façons de faire cela. Et chacune diffère
légèrement de l'autre. C'est le travail. C'est
ce qui lui conserve sa fraîcheur. Si vous prenez
scène après scène ce qui est identique, cela devient
ennuyeux.
Il y a une ambiguïté
sinistre dans beaucoup des dialoques de Bilbo.
On est jamais sûr s'il plaisante, s'il est sérieux
ou bien simplement fou. Avez-vous essayez de jouer
sur cela ?
Cela s'est
fait beaucoup plus fortement durant le looping,
assez curieusement. J'en avais pour trois jours.
J'ai été un peu ennuyé à l'époque de devoir réenregistrer
22 pages du scénario. Qu'est-ce qui était arrivé
au preneur de son ? [Rires]. Mais à cause des
ventilateurs et des clics des machinistes et des
avions, c'était nécessaire. C'est un processus
auquel je suis tout à fait bon, mais celui-ci
a pris plus de temps. Fran [Walsh] était là et
nous avions le temps de voir certaines des scènes
à l'avance. J'ai constaté sur une paire d'occasions
que je pourrais intensifier et apporter quelque
chose au personnage qui manquait peut-être au
moment du tournage. C'est tout l'ADR, vraiment.
Bilbo passait
beaucoup de temps au maquillage, n'est-ce pas
?
Mon maquillage
et l'équipe des prothèses étaient extraordinaires.
Ils ont joué un rôle très important dans le fait
de donner vie à Bilbo. Dans le troisième film,
quand Bilbo est très, très, très vieux, Peter
a voulu employer la peinture au pochoir sur mon
visage, auquel je n'étais pas vraiment bien tourné.
Alors, mon artiste de maquillage m'a fait un masque.
Je l'ai essayé et ne me suis pas reconnu. Vous
disparaissez complètement, mais pour vos yeux.
Je me suis rendu sur le plateau et Ian McKellen
a fait une pause et a dit, "Ooooh". Ainsi, nous
nous sommes contentés du masque.
Etait-ce incorfortable
?
Pour ces
scènes finales, il a fallu sept heures pour le
mettre. Heureusement, je faisais seulement cette
scène pendant deux jours. C'était inconfortable,
mais ce n'était rien comparé avec certains des
maquillages Orcs, qui demandaient plus de temps
encore.
Etait-ce comme
porter les pieds de Hobbit ?
Il fallait
une heure pour les mettre et nous faisions attention
à ne pas trébucher d'abord parce qu'ils ont deux
fois la taille de pieds humains. Cela ressemble
un peu au port de bateaux. Vous vous y habituez
- vous apprenez à planter vos pieds très soigneusement
quand vous marchez.
Est-ce déconcertant,
de savoir qu'il y aura des figurines de vous dans
les magasins de jouets ce Noël ?
Eh bien,
cela ne s'est jamais produit auparavant ! Mais
cela ne me déconcerte pas. Essentiellement, cela
fait partie du jeu.
Avez vous des
moments favoris avec Bilbo ?
Plusieurs,
en réalité. Il y avait des scènes comme la fête
- dont j'ai été tout à fait heureux - où il se
déchaîne, boit et est son propre joyeux drille.
Je pense aussi à ses adieux à Gandalf, alors qu'il
disparaît progressivement sur le chemin en chantant,
sont très touchants..
Comment comparer
Peter Jackson avec les autres réalisateurs avec
lesquels vous avez travaillé ?
Les comparaisons
sont malodorantes, comme Shakespeare dit - il
est unique. Nous sommes tout uniques. Mais j'ai
adoré le travail en sa compagnie. J'ai travaillé
avec des gens comme Luc Besson, qui est homme-orchestre.
Ridley Scott en est un autre, mais rien dans ce
genre-là. Le travail de Peter est un acte de jonglerie
au-delà de la croyance. Je ne sais pas comment
il fait face à tout. C'est un petit camarade étonnant.
Quand j'étais ici l'année dernière, il se précipitait
entre deux studios sur une bicyclette.
Comment est son
processus de travail ?
C'est un
réalisateur énormément serviable. Très concentré
et maîtrisé et il vous aide à trouver des façons
de comprendre sa large vision. Je l'ai trouvé
d'un caractère très facile. Il y a certains réalisateurs
qui aiment un jeu tendu. Si nous en avions eu
un d'entre ceux sur ce projet, cela aurait été
condamné dès le début. Ainsi, la capacité de Peter
de tirer les rênes et prendre le contrôle a aidé
à maintenir les choses calmes et non-enflammées.
Comment c'était
de travailler avec l'autre "Sir Ian" ?
J'avais rencontré
Ian McKellen à l'occasion auparavant, mais nous
n'avions jamais travaillé ensemble. Je pense qu'il
est un merveilleux Gandalf et j'ai énormément
aimé travailler avec lui. Je l'ai trouvé extraordinairement
généreux et secourable dans les scènes que nous
avons jouées ensemble et nous avons entretenu
cette amitié depuis.
Que pensez-vous
des critiques des fans et des craintes que le
film diffère des livres ?
Quand vous
prenez un livre comme celui-ci, qui en Grande-Bretagne
a été désigné le Livre du Siècle, vous allez toujours
avoir des gens pour dire, "Bien, ce n'était pas
mon Seigneur des Anneaux." C'est pour la même
raison que vous ne pourrez jamais obtenir un Hamlet
définitif, parce que certaines personnes diront,
"ce n'était pas mon Hamlet." C'est le revers de
la médaille, avec un livre si bien connu. La frénésie
sera incroyable. Mais je m'avancerai jusqu'à
dire que je ne pense pas qu'il puisse échouer.

:: Considérations
diverses :
-> NewLine
fourbit ses armes pour le lancement de sa campagne
de promo à Cannes, avec une sélection
de scènes, et une réception sur
invitations. Une bande-annonce spécialement
réalisée pour l'occasion sera diffusée,
montée à partir de scènes
soigneusement choisies, pour les distributeurs
internationaux du film. Parmi les acteurs attendus
lors du Festival, Elijah Wood, Sean Astin, Ian
McKellen, Liv Tyler, Cate Blanchett ou Christopher
Lee.
-> La musique enregistrée les jours
derniers par Howard Shore serait destinée
avant tout à cette bande-annonce. Ce qui
laisserait du temps au compositeur pour poursuivre
son travail.
-> Billy Boyd (Pippin) et Dominic Monaghan
(Merry) sont notamment retournés en Nouvelle-Zélande
pour réenregistrer leurs dialogues.
-> Tout comme Ian Holm, Ian McKellen, ou Sean
Astin.
-> Elijah Woo devrait quant à lui tourner
à nouveau, des scènes du premier
film, avec Gandalf. Visiblement, selon Peter Jackson
et ses co-scénaristes, il possède
trop de connaissance trop vite sur le mal de l'Anneau.
Il s'agit de faire paraître cela de façon
plus graduelle.
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