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.:: Merry & Pippin
::.
Par John Forde
Le 1er Mars
Il y a
eu énormement de changements durant le
tournage du Seigneur des Anneaux. Mais peut-être
jamais comme la vie de Dominic Monaghan et Billy
Boyd, passant de l'ombre des petites productions
télés, au plus important tournage
de l'histoire du cinéma. Ils reviennent
sur leur expérience, eux qui sont devenus
amis durant le tournage.

Qu'est-ce qui était
le plus excitant dans un projet aussi important
que celui-ci ?
DM : aucun de nous nous n'avait jamais travaillé
sur quelque chose d'aussi gros. C'était
une expérience unique de posséder
un personnage aussi longtemps.
BB : C'est un rêve d'acteur.
Pas seulement dans la façon d'être
capable de montrer comment un personnage mûri
sur un an, mais aussi avec un tel panel de scènes,
du comique à l'émotionnel. Ils vivent,
font la fête, vont pêcher, courrir
à travers un champ pour voler des carottes
( NDG : ne serait-ce pas des champignons ? ) au
père Magott. Ils n'ont pas idée
de ce qui les attend, à quelles épreuves
ils devront faire face.
DM : ils sont les Fonzies du
coin. Tout le monde pensent qu'ils sont cools,
ils sont les Danny Zukos de la Comté.
Vous volez des carottes ?
BB : Oui. ( Rires ) C'est une scène drôle,
mais cela me donne un autre éclairage sur
Pippin. Merry et Pippin se rencontrent dans un
champ comme Dominic et moi nous rencontrerions
à Paris. Mais Pippin est très "
Salut, comment ça va ? " alors que
la plupart des gens seraient surpris, ou choqués.
C'est ce qui m'intrigue chez les Hobbits, leur
capacité à laisser le monde ne leur
faire aucun effet.
DM : Dès que les Hobbits
quittent la Comté, ils mènent une
existence qui les exposent à tous les dangers,
jusqu'à ce qu'ils arrivent en un endroit
sûr tel que Fondcombe. Ils supportent d'incroyables
risques, mais ils restent toujours positifs. Tolkien
écrivait que si vous aviez vu un Hobbit
cinq minutes après un drame, vous ne vous
en seriez pas rendu compte, car ils ne laissent
pas les choses les affecter.
BB : Nous nous supportons l'un
l'autre aussi. Merry est celui qui pousse Pippin
dans les embrouilles.
DM : C'est juste le genre de
choses que Pippin dirait. C'est mon Billy. Il
est si charmant, c'est comme s'il ne pouvait rien
faire de mal.
Comment Pippin et Merry,
et vous en tant qu'acteurs, vous êtes débrouillés,
lors de la séparation ?
BB : avant même de filmer, nous étions
tous ensemble, nous entraînant à
la gym, à l'escrime, faisant du canoë,
ou simplement sortir. Puis, Dominic et moi avons
été séparés, et donc
Pippin et Merry. C'était étrange.
DM : Mais cela signifiait que
pour chaque scène que nous filmions, et
chaque émotion que nous illustrions, nous
étions capables de nous inspirer de la
vérité.
BB : ils sont très proches.
C'est comme si l'un complétait une face
de la personnalité de l'autre. Puis, ils
sont séparés, et l'un comme l'autre
vit un enfer. C'est l'une des choses les plus
intéressantes à explorer pour un
acteur, un personnage séparé de
tous ceux sur qui ils comptent, puis de se retrouver.
Comment évolue leur
relation ?
DM : il y a comme un lien entre eux, car ils savent
combien la Communauté est importante pour
sauver la Comté. Mais je ne crois pas que
Merry raconte jamais à Pippin tout ce qu'il
a vécu, parce que c'est trop terrible.
Merry est directement confronté à
la mort, et cela le marque à jamais. Il
a vu des gens mourir, des gens qu'ils aimaient,
qui lui étaient précieux, et qu'il
a tenté de protéger.
BB : Pippin ressent la même
chose quand la Communauté perd Gandalf
dans la Moria. Gandalf est presque un dieu pour
lui. Je suppose que c'est comme de perdre un parent
lorsque l'on est très jeune.
DM : le troisième film
va briser le coeur des gens. Toute la Communauté
est déchirée, emmenée finalement
de l'autre côté.
Qu'avez-vous appris de cette
expérience ?
BB : Au début, les Hobbits sont des naïfs.
Ils vivent dans leur propre région, qui
est comme un paradis, et ils n'ont pas beaucoup
d'intérêt pour ce qui se passe à
l'extérieur. Mais ils partent pour cete
quête, et mûrissent de 20 ans en 13
mois d'absence. Ils découvrent qu'ils sont
aussi mauvais que bons. C'est comparable aux jeunes
gens qui ont fait la Seconde Guerre Mondiale ou
le Viêtnam, ils n'étaient plus les
mêmes en rentrant.
DM : Ils développent une
force intérieure, qui est infinitivement
plus forte que celle qu'ils ont en tant que guerriers.
Les Hobbits n'ont jamais été très
compétents à l'épée.
Ils ne sont pas de grands cavaliers non plus,
mais comptent sur leur nature de Hobbit : ruse,
roublardise, et courage.
BB : et ils ont tous les deux
combattu et prouvé ce courage. C'est quelque
chose de fort pour ces petites gens que tout le
monde sous-estimait.
En tant qu'Hobbit, vous aviez
chaque jour trois heures de maquillage et de mise
en place de prothèses. Comment vous êtes-vous
débrouillez durant ces longues heures ?
BB : quand nous avons commencé avec ça,
c'était amusant, car nous étions
pleins d'excitation. Une fois que nous nous y
sommes habitués, que nous avons compris
que nous n'avions pas à y user tant d'énergie,
nous sommes devenus plus calmes. Il y avait trois
heures avant de pouvoir tenir sur ses pieds et
partir pour une longue journée de tournage,
donc ils valient mieux apprendre à s'économiser.
Quelles
scènes représentaient le plus grand
challenge ?
DM : Les scènes de la Moria exigeaient
un important impact physique. Mais certaines étaient
faciles, car elles étaient réelles.
Comme lorsque les Hobbits fuient le Cavalier Noir,
nous étions vraiment en fuite devant un
homme monté sur un cheval de huit pieds.
On a vraiment peur, et on court vraiment vite.
Avec une
durée de tournage si longue - proche de
15 mois - n'était- ce pas difficile de
filmer en dehors de l'ordre chronologique ?
BB : c'est toujours étrange, mais d'une
certaines façon, cela nous a aidé
à mieux appréhender le découpage.
Nous avons commencé par de nombreuses scènes
de bataille, comme Amon Hen et combattre les Orques,
leur sauter dans le dos et les poignarder. Puis
nous sommes venus à Hobbitebourg. Fire
ses scènes de batailles nous a informé
sur notre vue d'Hobbitebourg, ce que les personnages
allaient vivre... Cela nous a donc donné
beaucoup de plaisir à tourner ces scènes,
et voir un peu Hobbitebourg comme une sorte d'Utopie.
DM : c'était ce qu'ils
veulent protéger. Ils pensent toujours
à cela lorsqu'ils sont au loin, car ils
réalisent combien ce lieu leur manque.
Quel était votre dernier
jour ?
DM : finir était fou. C'était comme
quelque chose qui ne viendrait jamais. Nous avons
eu besoin de " fausses " fins. Peter
et Fran nous ont offert le champagne pour la dernière
fois que les Hobbits étaient ensembles.
Alors est venu le dernier jour : j'étais
dans le groupe ( NDG : Dominic a un groupe, eh
oui. ) pour la fête de cloture, et le lendemain,
je prenais l'avion pour Noël. Etrange, étrange,
étrange...
BB : Je n'ai jamais été
très bon pour lire les plannings, et je
ne savais pas que c'était mon dernier jour
avant que Peter ne l'annonce. C'est seulement
à ce moment-là que j'ai réalisé
que l'aventure touchait à sa fin.
Cela vous manque-t-il ?
DM : cela ne me manquera pas de rester debout
pendant deux heures à 4h30 du matin, ou
de me faire appliquer de la glue froide sur les
pieds. Les trajets, les jours passés à
attendre dans mon van ne me manqueront pas. Mais
je le referais demain.
BB : les amis que nous nous sommes
fait sur place nous manquent, l'intimité
qui s'est crée avec une telle équipe
et un tel casting, et bien entendu, la Nouvelle-Zélande
qui est un si beau pays.
Un souvenir de votre séjour
?
DM : oui, un T-Shirt limité à neuf
exemplaires pour neuf d'entre nous qui étaient
surfers, connus comme les Cavaliers Noirs.
Comment c'était de
travailler avec Peter Jackson ?
BB : il est préparé, il est
enthousiaste, et il veut toujours faire au plus
vrai, ce qui est la façon de travailler
que j'aime. C'est un très long processus,
mais Peter demeurait toujours relax et amical,
ce qui conduit au bon travail.
Vous avez suivi un entraînement
physique intensif, et pris quelques tailles pour
ce qui est des chemises. Est-ce que vous allez
maintenir cette condition ?
DM : l'une des choses les plus cools que nous
avons faites en N-Z a été d'apprendre
le surf. Billy, Orlando ( Bloom ) et moi, nous
avons surfé en Floride pendant trois semaines
après la fin du tournage. C'était
notre ultime échappatoire. Et je dois reconnaître
que je suis maintenant accro à la gym et
au yoga.
BB : Je n'ai pas été
très bon depuis mon retour et l'absence
de suivi par un préparateur physique. Je
vis plutôt comme Peregrin Touque, manger,
flâner, et passer la soirée au Dragon
Vert.

:: Considérations
diveres :
-> NewLine
tient à démarrer la campagne de
publicité proprement dite pour le festival
de Cannes.
-> Orlando Bloom commence ce mois-ci à
travailler sur Balck Hawk Down, le nouveau film
de Ridley Scott, sur les soldats de l'Oncle Sam
en Somalie.
-> Liv Tyler s'est fiancée le jour de
la Saint-Valentin.
-> " Personne n'avait jamais filmé
trois films à la suite. Maintenant que
nous l'avons fait, je peux comprendre pourquoi.
Je ne le referai pas. " Peter Jackson.
-> Si un Director's Cut du Seigneur des
Anneaux se fait, il faudra obligatoirement
attendre 2004, après ques les trois films
soit sortis.
-> Le nez de McKellen est une prothèse,
pour mieux ressembler à Gandalf.

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