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Auteurs, E-mail : Gillossen
Dernière Mise à jour : 11/03/2001

Les reportages d'E!Online. Le site E!Online a acquis une exclusivité, celle d'effectuer et de publier un reportage sur le tournage de la trilogie chaque mois. En voici la traduction. Le ton employé par le journaliste n'est pas vraiment à mon goût, tout comme son humour, mais puisqu'il me faut respecter son travail, je ne change en rien ses écrits.

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.:: Merry & Pippin ::.

Par John Forde

Le 1er Mars

Il y a eu énormement de changements durant le tournage du Seigneur des Anneaux. Mais peut-être jamais comme la vie de Dominic Monaghan et Billy Boyd, passant de l'ombre des petites productions télés, au plus important tournage de l'histoire du cinéma. Ils reviennent sur leur expérience, eux qui sont devenus amis durant le tournage.

   

Qu'est-ce qui était le plus excitant dans un projet aussi important que celui-ci ?
DM : aucun de nous nous n'avait jamais travaillé sur quelque chose d'aussi gros. C'était une expérience unique de posséder un personnage aussi longtemps.

BB : C'est un rêve d'acteur. Pas seulement dans la façon d'être capable de montrer comment un personnage mûri sur un an, mais aussi avec un tel panel de scènes, du comique à l'émotionnel. Ils vivent, font la fête, vont pêcher, courrir à travers un champ pour voler des carottes ( NDG : ne serait-ce pas des champignons ? ) au père Magott. Ils n'ont pas idée de ce qui les attend, à quelles épreuves ils devront faire face.

DM : ils sont les Fonzies du coin. Tout le monde pensent qu'ils sont cools, ils sont les Danny Zukos de la Comté.

Vous volez des carottes ?
BB : Oui. ( Rires ) C'est une scène drôle, mais cela me donne un autre éclairage sur Pippin. Merry et Pippin se rencontrent dans un champ comme Dominic et moi nous rencontrerions à Paris. Mais Pippin est très " Salut, comment ça va ? " alors que la plupart des gens seraient surpris, ou choqués. C'est ce qui m'intrigue chez les Hobbits, leur capacité à laisser le monde ne leur faire aucun effet.

DM : Dès que les Hobbits quittent la Comté, ils mènent une existence qui les exposent à tous les dangers, jusqu'à ce qu'ils arrivent en un endroit sûr tel que Fondcombe. Ils supportent d'incroyables risques, mais ils restent toujours positifs. Tolkien écrivait que si vous aviez vu un Hobbit cinq minutes après un drame, vous ne vous en seriez pas rendu compte, car ils ne laissent pas les choses les affecter.

BB : Nous nous supportons l'un l'autre aussi. Merry est celui qui pousse Pippin dans les embrouilles.

DM : C'est juste le genre de choses que Pippin dirait. C'est mon Billy. Il est si charmant, c'est comme s'il ne pouvait rien faire de mal.

Comment Pippin et Merry, et vous en tant qu'acteurs, vous êtes débrouillés, lors de la séparation ?
BB : avant même de filmer, nous étions tous ensemble, nous entraînant à la gym, à l'escrime, faisant du canoë, ou simplement sortir. Puis, Dominic et moi avons été séparés, et donc Pippin et Merry. C'était étrange.

DM : Mais cela signifiait que pour chaque scène que nous filmions, et chaque émotion que nous illustrions, nous étions capables de nous inspirer de la vérité.

BB : ils sont très proches. C'est comme si l'un complétait une face de la personnalité de l'autre. Puis, ils sont séparés, et l'un comme l'autre vit un enfer. C'est l'une des choses les plus intéressantes à explorer pour un acteur, un personnage séparé de tous ceux sur qui ils comptent, puis de se retrouver.

Comment évolue leur relation ?
DM : il y a comme un lien entre eux, car ils savent combien la Communauté est importante pour sauver la Comté. Mais je ne crois pas que Merry raconte jamais à Pippin tout ce qu'il a vécu, parce que c'est trop terrible. Merry est directement confronté à la mort, et cela le marque à jamais. Il a vu des gens mourir, des gens qu'ils aimaient, qui lui étaient précieux, et qu'il a tenté de protéger.

BB : Pippin ressent la même chose quand la Communauté perd Gandalf dans la Moria. Gandalf est presque un dieu pour lui. Je suppose que c'est comme de perdre un parent lorsque l'on est très jeune.

DM : le troisième film va briser le coeur des gens. Toute la Communauté est déchirée, emmenée finalement de l'autre côté.

Qu'avez-vous appris de cette expérience ?
BB : Au début, les Hobbits sont des naïfs. Ils vivent dans leur propre région, qui est comme un paradis, et ils n'ont pas beaucoup d'intérêt pour ce qui se passe à l'extérieur. Mais ils partent pour cete quête, et mûrissent de 20 ans en 13 mois d'absence. Ils découvrent qu'ils sont aussi mauvais que bons. C'est comparable aux jeunes gens qui ont fait la Seconde Guerre Mondiale ou le Viêtnam, ils n'étaient plus les mêmes en rentrant.

DM : Ils développent une force intérieure, qui est infinitivement plus forte que celle qu'ils ont en tant que guerriers. Les Hobbits n'ont jamais été très compétents à l'épée. Ils ne sont pas de grands cavaliers non plus, mais comptent sur leur nature de Hobbit : ruse, roublardise, et courage.

BB : et ils ont tous les deux combattu et prouvé ce courage. C'est quelque chose de fort pour ces petites gens que tout le monde sous-estimait.

En tant qu'Hobbit, vous aviez chaque jour trois heures de maquillage et de mise en place de prothèses. Comment vous êtes-vous débrouillez durant ces longues heures ?
BB : quand nous avons commencé avec ça, c'était amusant, car nous étions pleins d'excitation. Une fois que nous nous y sommes habitués, que nous avons compris que nous n'avions pas à y user tant d'énergie, nous sommes devenus plus calmes. Il y avait trois heures avant de pouvoir tenir sur ses pieds et partir pour une longue journée de tournage, donc ils valient mieux apprendre à s'économiser.

Quelles scènes représentaient le plus grand challenge ?
DM : Les scènes de la Moria exigeaient un important impact physique. Mais certaines étaient faciles, car elles étaient réelles. Comme lorsque les Hobbits fuient le Cavalier Noir, nous étions vraiment en fuite devant un homme monté sur un cheval de huit pieds. On a vraiment peur, et on court vraiment vite.

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Avec une durée de tournage si longue - proche de 15 mois - n'était- ce pas difficile de filmer en dehors de l'ordre chronologique ?
BB : c'est toujours étrange, mais d'une certaines façon, cela nous a aidé à mieux appréhender le découpage. Nous avons commencé par de nombreuses scènes de bataille, comme Amon Hen et combattre les Orques, leur sauter dans le dos et les poignarder. Puis nous sommes venus à Hobbitebourg. Fire ses scènes de batailles nous a informé sur notre vue d'Hobbitebourg, ce que les personnages allaient vivre... Cela nous a donc donné beaucoup de plaisir à tourner ces scènes, et voir un peu Hobbitebourg comme une sorte d'Utopie.

DM : c'était ce qu'ils veulent protéger. Ils pensent toujours à cela lorsqu'ils sont au loin, car ils réalisent combien ce lieu leur manque.

Quel était votre dernier jour ?
DM : finir était fou. C'était comme quelque chose qui ne viendrait jamais. Nous avons eu besoin de " fausses " fins. Peter et Fran nous ont offert le champagne pour la dernière fois que les Hobbits étaient ensembles. Alors est venu le dernier jour : j'étais dans le groupe ( NDG : Dominic a un groupe, eh oui. ) pour la fête de cloture, et le lendemain, je prenais l'avion pour Noël. Etrange, étrange, étrange...

BB : Je n'ai jamais été très bon pour lire les plannings, et je ne savais pas que c'était mon dernier jour avant que Peter ne l'annonce. C'est seulement à ce moment-là que j'ai réalisé que l'aventure touchait à sa fin.

Cela vous manque-t-il ?
DM : cela ne me manquera pas de rester debout pendant deux heures à 4h30 du matin, ou de me faire appliquer de la glue froide sur les pieds. Les trajets, les jours passés à attendre dans mon van ne me manqueront pas. Mais je le referais demain.

BB : les amis que nous nous sommes fait sur place nous manquent, l'intimité qui s'est crée avec une telle équipe et un tel casting, et bien entendu, la Nouvelle-Zélande qui est un si beau pays.

Un souvenir de votre séjour ?
DM : oui, un T-Shirt limité à neuf exemplaires pour neuf d'entre nous qui étaient surfers, connus comme les Cavaliers Noirs.

Comment c'était de travailler avec Peter Jackson ?
BB : il est préparé, il est enthousiaste, et il veut toujours faire au plus vrai, ce qui est la façon de travailler que j'aime. C'est un très long processus, mais Peter demeurait toujours relax et amical, ce qui conduit au bon travail.

Vous avez suivi un entraînement physique intensif, et pris quelques tailles pour ce qui est des chemises. Est-ce que vous allez maintenir cette condition ?
DM : l'une des choses les plus cools que nous avons faites en N-Z a été d'apprendre le surf. Billy, Orlando ( Bloom ) et moi, nous avons surfé en Floride pendant trois semaines après la fin du tournage. C'était notre ultime échappatoire. Et je dois reconnaître que je suis maintenant accro à la gym et au yoga.

BB : Je n'ai pas été très bon depuis mon retour et l'absence de suivi par un préparateur physique. Je vis plutôt comme Peregrin Touque, manger, flâner, et passer la soirée au Dragon Vert.

:: Considérations diveres :

-> NewLine tient à démarrer la campagne de publicité proprement dite pour le festival de Cannes.
-> Orlando Bloom commence ce mois-ci à travailler sur Balck Hawk Down, le nouveau film de Ridley Scott, sur les soldats de l'Oncle Sam en Somalie.
-> Liv Tyler s'est fiancée le jour de la Saint-Valentin.
-> " Personne n'avait jamais filmé trois films à la suite. Maintenant que nous l'avons fait, je peux comprendre pourquoi. Je ne le referai pas. " Peter Jackson.
-> Si un Director's Cut du Seigneur des Anneaux se fait, il faudra obligatoirement attendre 2004, après ques les trois films soit sortis.
-> Le nez de McKellen est une prothèse, pour mieux ressembler à Gandalf.