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Auteurs, E-mail : Guybrush
Dernière Mise à jour : 21/09/2004

Les articles. Provenant principalement de journaux de Nouvelle-Zélande, mais pas seulement. Il s'agit bien évidemment d'une sélection, pour ne retenir que le plus intéressant de ce qui peut paraître dans la presse, et non pas un enième article répétant ce que tout le monde sait déjà.

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.:: Extraits de la biographie de Sir Ian Holm ::.

[Holm à propos de PJ] « C'était le réalisateur Peter Jackson qui présidait cet événement Brobdringnagien, et il ressemblait à Stephen Poliakoff dans un jour particulièrement mauvais. C'était un petit homme nébuleux avec une barbe froissée et hirsute, dont la forme était arquée, légèrement en accordéon. Il porte toujours des shorts et procède à un système de roulement qui semblait n'être fait que de chemises à manches courtes. Il était sans aucun doute un bon réalisateur, pourtant je me demandais comment on avait confié à cet homme affable et légèrement excentrique la réalisation simultanée de trois grands films qui, s'ils avaient mal tourné, auraient certainement coulé le studio. Mais en fait il représentait le choix parfait.
Son non-conformisme insolite était renforcé par un côté têtu et visionnaire ; il avait déjà insisté pour que la trilogie soit tournée en une fois et au même moment. Ainsi il ne 'manquerait' pas d'argent pour les deuxièmes et troisièmes parties... »

[Holm parle ensuite du visionnage des anciens films de PJ]... Quelque part au milieu de cette supercherie rendue plausible, j'ai commencé à comprendre précisément pourquoi Jackson était la bonne personne pour ce job. Peut-être la seule.

Il avait une énergie illimitée ; nous devions souvent attendre son retour d'un autre plateau - fréquemment par vélo - avant que nous puissions commencer à filmer. Il y avait toujours un retard, et Jackson restait en contact avec tout le monde grâce à son téléphone mobile... Ce n'était pas un film où il fallait fouiller profondément dans les motivations des personnages, donc au moment où il arrivait, tout le monde était prêt. Jackson savait exactement ce qu'il voulait et regardait la scène qui se déroulait avec une concentration résolue. S'il disait 'Bien' alors vous saviez qu'il faudrait la refaire. C'était en fait un homme timide et il gardait des choses très simples, faisant confiance à son équipe et aux acteurs pour qu'ils fassent leur boulot pendant qu'il faisait en quelque sorte tenir le tout. 'Bien... bien... Ouaip... Très bien...Encore... Très bien... Très bien. On peut peut-être en faire une de plus... Excellent'. Alors vous saviez que vous l'aviez, et il partait. »
Une autre bribe concernant la logistique de création des trois films d'un coup, PJ a dit à Holm : « C'est comme mener une guerre. »

[Holm à propos de Sir Ian McKellen] « Je n'avais jamais travaillé avec McKellen avant - ou même rencontré, je crois - et je l'ai trouvé tout à fait charmant et généreux. Il était toujours très gentil, au point d'observer combien il trouvait que j'avais fait quelque chose de bien et disait que j'avais mis en place un standard sur lequel il pouvait maintenant s'inspirer. Je savais qu'il avait dit pratiquement la même chose à Judi Dench quand ils faisaient Macbeth à Stratford, et peut-être qu'il l'avait dit à d'autres. Certains ont dit qu'il utilise un peu trop de charme, mais je n'ai jamais pensé que sa remarque était influencée par une affectation théâtrale, et je n'ai jamais douté de sa sincérité.
Nous avons un peu discuté et j'ai découvert qu'il avait visité Stratford pendant un voyage d'école en 1995... juste au moment où j'avais débuté là-bas. Comme moi, il adorait la splendeur d'Olivier et se souvenait du saut effrayant qu'il avait fait depuis l'arche à la fin de Coriolanus...
McKellen a sept ou huit ans de moins que moi, et bien qu'il ait aussi été enthousiasmé par le jeu d'acteur d'Olivier, c'était intéressant de remarquer combien nous avions changé. Malgré le fait d'être un acteur calculateur - systématique, fastidieux, réfléchissant à chaque facette de son interprétation depuis le maquillage au texte - il y avait aussi quelque chose du cabotin en lui, peut-être une faible trace de son admiration pour Olivier, et c'était cette combinaison qui faisait de lui un Gandalf si charismatique, magistral et ironique. »