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| Les
articles. Provenant principalement de journaux de Nouvelle-Zélande,
mais pas seulement. Il s'agit bien évidemment d'une sélection, pour
ne retenir que le plus intéressant de ce qui peut paraître dans la
presse, et non pas un enième article répétant ce que tout
le monde sait déjà. | |
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Le plus grand spectacle de la Terre du Milieu ::. Le
déroulement de l'histoire est assez fragmenté dans Les Deux Tours,
d'après Cosmo Landesman, mais vous allez être frappé par le
spectacle. Oui, c'est bon
mais à
quel point ? Aussi bon, ou peut-être encore meilleur, que La Communauté
de l'Anneau ? Il y a eu une tendance des critiques à dire, ce qui est
rassurant, que les suites - L'attaque des clones, Harry Potter et la
chambre des secrets, Meurt un autre jour - sont bien meilleures que
les premiers que nous avons subit avant. Et je suppose que beaucoup de gens vont
penser que Les Deux Tours est bien meilleur que La Communauté
de l'Anneau. A côté d'un petit groupe de mécontents et
de public inadapté au film, devrai-je dire : ils ont tord et nous avons
raison. Tous les trois. Nous avons raison en disant que Les Deux Tours
ressemble un peu trop à un blockbuster conventionnel. C'est de l'action
- plutôt qu'être un film basé sur les acteurs, il se repose
largement sur certaines grosses scènes et sur des effets spéciaux
pour nous convaincre (il n'y a pas de doute sur le fait que, aux meilleurs moments,
cela nous convainc merveilleusement.). Ca fonctionne avec une gamme visuelle qui
est bien meilleure que dans le premier. Le réalisateur, Peter Jackson,
et sa caméra ont l'air de descendre en piqué, de tourbillonner avec
des prises comme s'ils surfaient dans le ciel. Il aime les gros travellings arrières
et les zooms depuis le ciel pour révéler la majesté de la
nature ou la malveillance des hommes en guerre. En ce qui concerne ses scènes
de foule, oubliez Cecil B DeMille, et dites ça à Leni Riefenstahl
: personne ne fait mieux que Jackson. Mais les Deux Tours est un spectacle
triomphal au-delà de l'histoire. A la place du sentiment de bien être
rayonnant de la communauté dans le premier épisode, ici nous avons
quelque chose d'un peu plus tendu, un peu plus obscur et plus évidemment
dramatique. Mais il y a quelque chose de calculé dans la manière
dont Jackson capture votre regard, avec l'envie de savoir ce qui va se passer
quand Gandalf et le monstrueux Balrog tombent dans le ravin dans le premier film.
Et ça a l'air truqué, si évidemment crée par ordinateur,
que ça mine tout le réalisme du monde de la terre du Milieu. Ca
nous rappelle ce que nous avons le plus envie d'oublier : que ce n'est qu'un film.
OK, c'est un début fracassant, mais Jackson a tout le temps de tisser
son discours. Le vrai problème avec Les Deux Tours c'est la structure.
Ensemble, hobbits, nains, hommes et elfes forment une équipe formidable.
Mais comme avec un grand groupe de rock qui se sépare pour faire des albums
solo, le produit fini n'est jamais aussi bon que celui du groupe d'origine. Ici,
la communauté a été séparée en trois différentes
histoires, dont les résultats sont liés. Le meilleur implique
Frodon (Elijah Wood), Sam Gamegie (Sean Astin) et Gollum (basé sur Andy
Serkis) pendant leur voyage vers le Mordor. C'est une subtil, superbe tranche
de drame. L'obscurité de ce film ne vient pas seulement de la collection
de créatures hideuses - orcs, Ourouk-hai, wargs et Liv Tyler - mais aussi
du spectacle du déclin mental et moral de Frodon. Jackson nous présente
un garçon qui est vraiment dépendant de l'anneau, et, comme tous
les drogués, il nie avoir un problème (invisibilité, omnipotence,
vie éternelle ? Hey, je peux gérer !). Mais Sam s'inquiète
" Vous mangez peu, et vous dormez peu. ". Les Deux Tours nous amène
à un point important de l'uvre de Tolkien : la question de la tentation
et ce qu'un homme peut perdre pour combler le plus grand de tous les désirs
- le pouvoir. Nous pouvons voir Frodon ruiner son futur sur le visage hideux
de son nouvel ami Gollum, qui a le comportement cadavérique, dépendant,
de quelqu'un qui vit dans le seul but de porter l'anneau. Les yeux bleus globuleux
de Gollum - qui font écho à l'innocence de Frodon - ont l'air de
vouloir sortir de leurs orbites. Pour moi, Gollum remporte le spectacle. C'est
la première fois qu'un personnage artificiel surpasse les acteurs. Il y
a une scène très émouvante quand Frodon se rappelle Gollum
avant qu'il ait l'anneau, en tant que Sméagol le hobbit. Mais le meilleur
de tout est le monologue frénétique, Shakespearien, de Gollum quand
le bien et le mal se disputent son âme. La seule autre personnalité
importante est Gandalf (Ian McKellen). Naturellement, il n'y a rien de mieux qu'un
combat à mort avec un monstre qui respire le feu pour redonner de l'énergie
à un vieux magicien. Gandalf le Gris, qui semblait parfois être un
vieillard fatigué près de la retraite, est de retour en tant que
Gandalf le Blanc, et cette fois il trace son chemin comme un jeune homme. Les
nouveaux personnages et le déroulement de l'histoire sont une déception.
La plupart de l'histoire se passe avec les humains du Rohan, et cela a pour conséquence
que les Deux Tours semble du Shakespeare de seconde classe. Bernard Hill fait
de son mieux avec le rôle du roi Théoden, l'homme qui dirige le Rohan
avec une lourde couronne et un cur encore plus lourd. Son visage a le merveilleux
rayonnement perdu et blessé d'un roi Lear, mais il est tiré vers
le bas par des dialogues grinçants sans aucune éloquence. Le manipulateur
Langue de Serpent (Brad Dourif), qui tient Théoden sous son influence,
vise une malveillance insidieuse, mais il a simplement l'air rampant. Nous avons
une nouvelle beauté en la personne de la nièce du roi, Éowyn
(Miranda Otto), mais elle est sous-exploitée. Dans ce monde arrivent
Aragorn (Viggo Mortensen), l'archer elfe Legolas (Orlando Bloom) et la réponse
de la Terre du Milieu à Brian Blessed, le nain Gimli (John Rhys-Davies)
- et ils finissent assombris par l'histoire du roi essayant de sauver son peuple.
Mais le passage le plus faible de tous est l'histoire des deux hobbits disparus,
Merry (Dominic Monaghan) et Pippin (Billy Boyd). Ils ont pénétré
dans la forêt magique de Fangorn, et son transportés par un arbre
géant qui marche et qui parle appelé Sylvebarbe (vous parlez d'une
performance sylvestre !). Sylvebarbe a l'air aussi réel que le géant
vert. Jackson devrait perdre quelques fans au milieu du film, mais je pense
qu'ils changeront tous d'avis en voyant la bataille du gouffre de Helm, qui implique
les 10 000 Ourouk-hai de Sarouman faisant l'assaut de la forteresse du Rohan.
C'est l'une des meilleures scènes de bataille jamais filmées, assez
sanglante et gore. Ces derniers temps, tous les films où l'on voit plus
qu'une claque sur le poignet sont soit disant reliés aux événements
du 11 septembre, ou traitent de la guerre en Irak, mais il est difficile d'ignorer
la similitude entre le fait que ce film parle de combattre le " mal "
et les propos George W Bush. C'est surprenant de voir que la "love generation"
des années 60 a pris Tolkien à cur : il n'était clairement
pas un hippie pacifiste. Ce qui est si intéressant à propos
des deux films de l'Anneau c'est qu'ils délivrent un vieux message qu'on
n'a plus l'habitude d'entendre dans la culture populaire : c'est dans la lutte
contre l'adversité et le sacrifice à une grande cause, et non dans
une vie de confort et de consommation, que nous révélons le meilleur
de nous-même. | | | 
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