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.:: Critique
du Retour du Roi Associated Press ::.
PARIS (AP) - "Un
anneau pour les gouverner tous. Un anneau pour
les trouver. Un anneau pour les amener tous et
dans les ténèbres les lier".
Ces vers mystérieux, tirés d'un
poème "longtemps connu dans la tradition
elfique", demeurent la quintessence de l'histoire
du "Seigneur des Anneaux", vaste épopée
en trois parties imaginée par l'auteur
britannique J.R.R. Tolkien.
L'Anneau unique, symbole du pouvoir
et du Mal sera-t-il enfin détruit? La Terre
du Milieu sera-t-elle sauvée? L'héritier
du trône des Hommes pourra-t-il enfin règner
sur son royaume?
Les réponses, connues pour
les lecteurs de Tolkien, attendues pour les autres,
seront enfin livrées en images, avec "Le
retour du roi", ultime volet de la trilogie
"Le Seigneur des Anneaux" (mercredi
dans les salles).
Après la bataille du Gouffre
de Helm, la communauté reste divisée.
Aragorn, Gimli et Legolas demeurent auprès
du roi Théoden en Rohan. Merry et Pippin
sont restés avec les "ents",
gardiens des forêts à Isengard où
la tour de Saroumane a été entièrement
détruite. Quant à Frodon et Sam,
ils continuent leur périple, guidés
par un Gollum de plus en plus versatile...
Sur la terre du Milieu, hommes,
elfes et nains s'apprêtent à livrer
leur dernière bataille à Minas Tirith,
capitale du Gondor, attaquée par les armées
du Mal. Aidé par des légions d'orques
et ses fidèles serviteurs, les Nazguls,
Sauron va mener son ultime combat contre le royaume
des hommes...
Accompagné de Pippin, le
magicien Gandalf le Blanc part auprès de
l'intendant du Gondor, Denethor, pour le convaincre
de défendre sa citadelle de Minas Tirith,
mais il se heurte à la folie d'un homme
emporté par la peur et la souffrance.
En Rohan, le roi Théoden
hésite à mener ses guerriers au
combat pour défendre le Gondor, tandis
que le temps est venu pour Aragorn, héritier
d'Isildur et du trône de Gondor, de prendre
en main sa destinée pour résister
au sombre seigneur de Mordor.
Les armées du Mal sont
en marche et les hommes prêts à faire
face à la mort. Alors que le combat fait
rage sur les champs du Pelennor, deux hobbits
frêles et fatigués poursuivent leur
descente en enfer dans le royaume du Mordor. Avec
un seul objectif: détruire l'Anneau Unique...
Pour réaliser ce dernier
volet de sa trilogie, le cinéaste Peter
Jackson a dû affronter le même obstacle
que dans le deuxième épisode, "Les
deux tours": l'absence d'unité de
lieu et d'action.
Là encore, ce réalisateur
de 41 ans a su relever le défi: il a maintenu
une logique de narration tout en racontant les
odyssées parallèles des personnages.
"Le retour du roi", comme l'ensemble
de la trilogie, ne dénature guère
le livre-culte de Tolkien, tout en guidant les
néophytes dans les méandres de cet
univers étrange et complexe, peuplé
d'êtres féeriques et monstrueux.
Pour Peter Jackson qui a "consacré
les sept dernières années de (sa)
vie à écrire, réaliser et
produire" cette trilogie, le tour de force
a donc été accompli. La réalisation
reste minutieuse, le casting toujours irréprochable.
Quant aux décors et effets spéciaux,
ils classant la trilogie comme l'un des meilleurs
films du genre "Heroic Fantasy" (médiéval
fantastique) réalisés à ce
jour.
Des regrets, s'il y en a?... Un
rythme qui demeure malgré tout haché,
parfois trop lent, parfois trop rapide, conséquence
frustrante de la multiplicité des lieux
et des actions.
Les batailles, grandioses, souffrent
parfois d'une absence d'âme, peut-être
due aux effets numériques. La psychologie
de certains personnages -d'Aragorn à Faramir,
en passant par Eowyn ou Gimli- est noyée
sous des flots de musique plaquée là
où l'on aimerait davantage de dialogues...
Mais quoi qu'il en soit, désormais
la trilogie est vouée à la postérité,
tout comme l'oeuvre de Tolkien. Elle "ne
m'appartient plus", déclare Peter
Jackson. "Elle est maintenant entre les mains
de ceux pour qui ces films ont été
faits: les gens qui aiment ces livres et ont toujours
aimé le cinéma".
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