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Auteurs, E-mail : esdeo
Dernière Mise à jour : 19/08/2003

Les articles. Provenant principalement de journaux de Nouvelle-Zélande, mais pas seulement. Il s'agit bien évidemment d'une sélection, pour ne retenir que le plus intéressant de ce qui peut paraître dans la presse, et non pas un enième article répétant ce que tout le monde sait déjà.

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.:: Extraits du numéro 26 de OUTRE : The World Of Ultramedia ::.

 

Interview de Mr. Pallenberg, co-scénariste d'Excalibur

" Le travail qui nous avait été donné par United Artists consistait en un film, et, à ce moment, ils produisaient de longs films avec une interruption. [Le script] avait 176 pages avec une interruption à la page 81, après que la Communauté eût descendu les rapides, et on avait le sentiment qu'ils avaient maintenant atteint un paysage grandiose avec l'élargissement de la rivière. " Le thème musical de " La Route se poursuit sans Fin " accompagnait la scène de clôture. La première moitié du script aurait donc décrit la plus grande partie de la Communauté de l'Anneau. Après la coupure, " nous accélérions comme l'histoire se poursuivait, et laissions des choses de côté. Nous étions poussés par ce que nous aimions, et inventions au fur et à mesure que nous avancions. "
Le scénario prenait des libertés avec le livre, ce qui aurait dérangé les puristes de l'œuvre de Tolkien. Le changement le plus provoquant se déroulait peut-être en Lothlorien où, avant de regarder dans le miroir de Galadriel, Frodon devait devenir intime avec elle (cela ne provoquait aucune friction avec Celeborn, son mari, puisqu'il n'était pas présenté).
L'adaptation était aussi grandement créative et inventive (des idées que Pallenberg espère toujours utiliser sur un autre projet épique). L'histoire de la Terre du Milieu est racontée d'une manière intéressante, bien que l'auteur le ferait d'une manière différente aujourd'hui. " J'ai créé une sorte de pièce de théâtre de Kabuki dans lequel l'histoire de Sauron et de la création des anneaux était racontée au cours d'une réunion à Fondcombe. [Lisant le script] " Une pièce de théâtre a commencé. La scène est une table (une grande table ronde). Le jeu est stylisé, emphatique. Comme dans le théâtre Kabuki, les costumes sont flamboyants et symbolisent des êtres et des entités de la Terre du Milieu. " Ainsi, par ce procédé, nous simplifions l'histoire de fond. Mais je crois que si je devais revoir cette scène maintenant, je réfléchirais à un moyen plus rapide de faire. "
Les nouveautés concernant le nain Gimli proviennent de l'affection de Pallenberg pour le personnage. " Je me souviens l'avoir beaucoup aimé. J'en savais pas mal sur les opéras de Wagner et sur la littérature allemande. Il m'était sympathique et j'ai essayé de travailler avec lui partout où cela m'était possible. Je crois qu'est venue de moi l'idée où ils enterrent Gimli dans un trou, le recouvrent d'une cape, et le rouent de coups jusqu'à l'épuisement pour qu'il retrouve son inconsciente mémoire ancestrale. " Cet ancien savoir permet à Gimli de connaître le mot pour entrer dans la Moria, et de comprendre clairement ce qui est arrivé à l'ancien royaume nain.
Pallenberg a contribué à une autre idée originale pour la séquence de la Moria. " J'ai eu cette idée assez fantaisiste où ces orques sont ensommeillés ou dans un état quasi-narcotique. La Communauté court à travers ce groupe et les bruits de pas " réveillent " leurs cœurs. John aimait beaucoup ça. "
Il mentionne un autre changement. " Il y a un duel entre les magiciens, Gandalf et Saroumane. J'étais inspiré par une idée africaine selon laquelle les magiciens s'opposent dans des duels par mots interposés. C'était un moyen de les voir se piéger l'un l'autre, grâce à un duel verbal, à la place d'éclairs virtuels, de bâtons agités ou de choses comme ça. J'ai essayé au maximum de rester loin de tout cela, et Boorman faisait de même. [Il lit le script]

GANDALF : Saroumane, je suis le serpent prêt à frapper !
SAROUMANE : Je suis le bâton qui écrase le serpent !
GANDALF : Je suis le feu qui brûle le bâton jusqu'aux cendres !
SAROUMANE : Je suis le nuage qui éclate et éteint le feu !
GANDALF : Je suis le puits qui piège les eaux. "

" John Boorman et moi-même n'avons pas donné trop d'importance à la composante chrétienne du travail de Tolkien. Cela devenait difficile à gérer par moments. C'est une histoire de rédemption et ça semble être suffisant. "

{Saut jusqu'à une autre partie de l'article de Plesset}
Pallenberg continue, " Parce que cela devait être un unique film et parce que nous ne pouvions perdre du temps avec des effets compliqués, j'étais partisan d'éliminer toutes les créatures volantes. Je pensais que cela aurait été trop riche, et que cela sortirait trop de l'ordinaire. John Boorman était d'accord avec cela. A Minas Tirith, à la place d'une monture volante, le Chef Nazgûl monte un cheval qui " semble ne pas avoir de peau. Sa chair, vivante, brute et sanglante est visible. " J'ai toujours le sentiment que le clinquant peut être retiré de l'intrigue fondamentale. Nous tentions toujours de faire les choses à peu de frais, simplement. Quand vous voyez un château dans le lointain, il peut avoir été fait à partir de n'importe quoi, même des pylônes haute-tension qui miroitent. John Boorman est extrêmement habile avec ça.
Néanmoins, le script a son lot de demandes techniques. Il commence dans le bureau plein de livres de Tolkien, avec l'auteur dérangé par la caméra qui s'introduit. Ensuite, comme le titre apparaît, le public assiste à un voyage dans la Terre du Milieu par le biais d'une combinaison de maquettes et de paysages réels photographiés. " Boorman voulait constuire une énorme maquette de la Terre du Milieu, de la taille d'un studio de cinéma, avec la curvature de la Terre et tout, " s'exclame Pallenberg.

{Saut dans l'article jusqu'au paragraphe de conclusion}
Le script se termine avec Gandalf, Frodon, Bilbo, Galadriel, Arwen et Elrond quittant la Terre du Milieu sur un voilier. Un arc-en-ciel se dessine au-dessus du navire. Legolas, qui regarde depuis la grève avec Gimli, dit : " Regarde ! Seulement sept couleurs. A vrai dire, le monde est en train de faillir. " " Je cois que c'est l'idéologie véhiculée par le film, " selon Pallenberg. " C'est de moi, pas de Tolkien. D'un point de vue physique, il est incorrect de dire qu'il pourrait y avoir plus de sept couleurs, mais cela signifie que nous vivons dans un monde diminué. "