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.:: Preview
des bonus de l'Edition Spéciale 4 DVD ::.
Le
premier appendice " J.R.R. Tolkien - Les
Origines de la Terre du Milieu " adopte une
approche bizarre pour décrire Tolkien et
sa vie alors qu'il créait le SdA. Ils le
décrivent comme un fervent Catholique Romain
qui était très ami avec C.S.Lewis,
athée convaincu. Bien sûr, ils oublient
de mentionner que Lewis est devenu chrétien
au début de leur relation, un changement
qui s'est peut être révélé
primordial dans leurs liens d'amitié.
Les intervenants, et en particulier Jude Fisher
(auteur du Visual Companion de la CdA), Brian
Sibley (auteur de l'Insider Guide de la CdA) et
Philippa Boyens (l'une des scénaristes),
nous disent que Tolkien était un écrivain
" amateur ", quelqu'un qui ne savait
pas comment construire proprement un roman. Ils
nous disent qu'il ne savait pas que le chapitre
d'exposition au Conseil d'Elrond aurait dû
être plus court, que les livres n'auraient
pas dû être coupés en des récits
complètement séparés
mais d'une manière ou d'une autre, de façon
extraordinaire, il a fait en sorte que cela fonctionne.
Excusez-moi ?
Tolkien était loin d'être
un " amateur ". Peut être n'était-il
pas un romancier professionnel, mais il est idiot
et ignorant de le prendre pour un homme qui faisait
quelque chose d'inconnu. C'était un homme
qui respirait tous les jours mythes et histoires.
Il adorait les mots et les histoires qui s'y cachent,
c'est en philologue qu'il les traitait. Mais il
est faux de dire que c'est seulement parce qu'il
était un amateur, qu'il a fait des choses
qu'il n'aurait pas dû faire. Il connaissait
les mythes et les histoires et a écrit
avec un succès retentissant parce qu'il
avait étudié cela toute sa vie.
Il n'était pas un écureuil aveugle
qui aurait trouvé un gland. Il était
un philologue et professeur expérimenté,
extrêmement dévoué à
son métier, qui a passé presque
15 ans de sa vie à travailler sur un livre,
l'écrivant, le réécrivant,
travaillant dessus jusqu'à ce qu'il le
trouve suffisamment bon pour quitter son bureau.
Ce dévouement est quelque chose dont les
écrivains professionnels pourraient apprendre.
J'ai été un peu
déçu par leur approche et leur conclusion.
Cela apparaît idiot, mal documenté
et somme toute arrogant
et dans un certain
sens comme une justification circonspecte des
changements opérés dans les films.
L'appendice suivant est intitulé
" Du Livre au Scénario ".C'est
essentiellement un exposé des raisons pour
lesquels il y a eu des écarts par rapport
au livre : il se focalise en particulier sur les
changements chez le personnage de Faramir, et
sur la manière d'introduire Arwen dans
le film.
Il est beaucoup question des raisons
amenant les changements à propos de Faramir.
De façon stupéfiante, il semble
que cela se réduise au fait que les scénaristes
ne croient pas que Faramir ait suffisamment d'honneur
et de maîtrise de soi pour ne pas prendre
l'Anneau à Frodon, et cela implique qu'il
doit devenir un personnage dynamique connaissant
une sorte de voyage personnel de compréhension.
De façon essentielle, " Faramir est
un personnage si important que nous savions qu'il
devait être dynamique ". Désolé
je n'adhère pas. Regardez Sam. Il est l'un
des personnages principaux. Part-il en voyage
? Bon, d'un point de vue physique oui. Mais part-il
dans une sorte de découverte de lui-même
qui le change de manière dramatique ? Mon
Dieu non ! Il reste durant tout le livre le MEME
Hobbit qui aime la Comté. Il est fidèle
à Frodon au départ, il est fidèle
à Frodon à la fin. On peut dire
qu'il mûrit en comprenant mieux le monde,
mais change-t-il ? Pas le moins du monde. Et nous
les fans l'aimons-nous moins ? Non ! Si c'est
possible, nous l'aimons plus !
Je pense que nous touchons là
à un trouble humain assez naturel lorsqu'il
nous faut comprendre quelque chose qui nous dépasse.
Nous pouvons comprendre et accepter toutes ces
choses qui sont " en dessous " de nous
: la fierté, l'envie, la haine. Mais quand
nous regardons quelqu'un qui nous dépasse,
quelqu'un qui a la maîtrise de soi de Faramir,
ou la patience et la grâce d'Aragorn (qui
ont aussi été largement éludées
de l'histoire), nous avons du mal à y croire.
A ce qu'il semble, Peter Jackson n'a pas pu croire
au Faramir honorable et somme toute bon de Tolkien,
et je pense que c'est une perte nette pour la
qualité du film.
Maintenant sur la meilleure partie
: XenArwen.
Ouais. Elle était là
dans toute sa gloire. Combattant sur les murs
du Gouffre de Helm, l'épée à
la main et Aragorn à ses côtés.
P. Jackson et le producteur Barrie Osbourne expliquent
que leur décision d'inclure Arwen au Gouffre
de Helm était nécessaire compte
tenu de sa relation avec Aragorn. Ils ne pouvaient
simplement pas ne pas la mettre dans les films.
Les gens l'auraient oubliée et ne se seraient
souvenus que d'Eowyn
Alors lançons
la avec les Uruk !
Comme nous le savons, les fans
n'ont pas apprécié. Osbourne et
Jackson doivent avoir des liens avec la communauté
de fans, notant ainsi qu'un immense tollé
se levait contre la présence d'Arwen au
Gouffre de Helm, ce qui les a poussés à
reconsidérer leur décision. Ils
ont décidé, en fin de compte, que
c'était une mauvaise idée, et qu'il
était nécessaire de l'inclure dans
le film d'une autre manière. Forcer une
femme à être forte en lui mettant
une épée dans la main n'était
pas nécessaire. Liv Tyler avança
cet argument. Ouais. Liv. Liv Tyler.
Ils admirent que l'approche de
Tolkien de la force féminine (force dans
les décisions, dans l'amour, dans la volonté)
était bien meilleure que la leur. Et je
pense, mes amis, que notre clameur contre "
XenArwen " a joué pour une bonne part
dans cette décision.
Donc, à la place, ils ont
ajouté cette scène de flash-back
entre Aragorn et Arwen à Fondcombe (souvenez-vous,
celle qui se termine avec Brego " le merveilleux
cheval "). En fin de compte, je prendrais
toujours cette scène en échange.
Le reste des Appendices est entraînant,
amusant et agréable. Pas aussi mémorable
que les deux premiers suscités, mais bon
quand même.
Maintenant, je ne conseillerai
pas de les regarder tous en une journée,
comme nous l'avons fait. Sinon vous aurez les
larmes aux yeux.
Je recommande donc chaudement
cette édition. Le film est meilleur. Les
Appendices sont très bons (excepté
le début peu judicieux). Somme toute, vous
en aurez pour votre argent, même si vous
avez déjà la version cinéma
en DVD.
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