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Auteurs, E-mail : esdeo
Dernière Mise à jour : 19/11/2003

Les articles. Provenant principalement de journaux de Nouvelle-Zélande, mais pas seulement. Il s'agit bien évidemment d'une sélection, pour ne retenir que le plus intéressant de ce qui peut paraître dans la presse, et non pas un enième article répétant ce que tout le monde sait déjà.

Retour Index Film

.:: Critique de la BO du RdR par Soundtrack.net ::.

 

Un autre thème a-t-il engendré plus de passion dans l'histoire récente du cinéma que celui d'H.Shore composé pour l'Anneau unique ? Si vous êtes un fan de la trilogie du Seigneur des Anneaux de Peter Jackson, vous le connaissez sans doute par cœur - mystérieux, ondulant et sombre. Les trois films s'ouvrent sur une variation différente et, pour beaucoup, cet air est devenu l'équivalent de l'archétype qu'est le fauteuil de cuir usé et la belle flambée dans la cheminée. Il dit " Asseyez-vous et mettez-vous à l'aise. Je vais vous raconter une histoire. "

Dans ce cas, c'est une histoire que beaucoup ont attendu des années de voir adaptée à l'écran. Après d'innombrables adaptations radio et une, ratée, d'animation, il semble bien que Le Retour du Roi de J.R.R. Tolkien va finalement recevoir ce qu'il mérite en décembre.

Accompagnant la sortie du Retour du Roi, on trouve le susnommé Howard Shore, compositeur attitré de la trilogie, et la bande originale tant attendue. Suivant ce qui est devenu son style, Shore est encore une fois accompagné de nombreux solistes, avec notamment la soprano américaine Renée Fleming, le renommé flûtiste Sir James Galway et la chanteuse Annie Lennox.

Bien qu'il ne représente qu'une fraction de la musique de l'épopée gargantuesque de P.Jackson, le CD à venir de Warner Reprise a en fait été attendu toute l'année, depuis que les Deux Tours d'H.Shore nous ont retournés dans nos chaussettes. Et bien que le CD sera disponible dans une myriade de versions (certaines avec des bonus sur DVD ou des cartes collector, entre autres …), cette review se limitera à l'ingrédient le plus important : la musique. (il est judicieux de noter que, à la différence du CD des Deux Tours, dont l'Edition Deluxe comportait une bonus-track, le contenu musical du Retour du Roi sera le même quelle que soit la version).

Pour être tout à fait honnête, il est important de préciser quelques points avant de plonger dans le CD lui-même. Tout d'abord, je n'ai pas encore vu le film. Deuxièmement, j'ai lu le livre et le connaît plutôt bien. Troisièmement, toute analyse de " l'action à l'écran " n'est que pure conjecture de ma part. je pourrais donc facilement me tromper dans ce qui suit.

Regardant les titres des morceaux des 72 minutes du CD, une bonne partie semble écrite pour éviter les spoilers (à la différence de cet ancien " Retour ", dont la bande originale comportait ce mémorable " La Mort de l'Empereur "). C'est une bonne chose en fait, vu que le CD doit rejoindre les étagères des magasins trois semaines avant la sortie du film.

Un dernier point, personnel celui-là : merci à Dan Goldwasser, pour m'avoir jugé digne d'entendre le CD du Seigneur des Anneaux avant le reste de l'humanité. Ecrire ces previews a été une émotion qu'il m'est triste de conclure ici. Ah oui, merci aux cinq ou six personnes qui vont vraiment lire ces mots avant de cliquer les samples.

Attention : présence possible de spoilers dans ce qui suit. (…)

1. A Storm Is Coming (2:51)

Le chapitre final débute par un passage léger et mystérieux sur une mesure à trois temps, un air de valse qui se fond ensuite dans le thème construit par Shore pour l'Anneau Unique. Le thème hobbit suit, enjoué (rappelant l'accélération de tempo de " The Black Rider " de la Communauté), avant de revenir à une interprétation du thème de l'Anneau Unique par un violon solo. Dès la première écoute, les tons sont plus légers et plus vifs que la dernière fois, et même plus variés. La mélodie s'enveloppe d'une réexposition agressive du thème de Sauron et du grave ostinato qui accompagne habituellement les Esprits Servants de l'Anneau.


2. Hope And Memory (1:45)

Dans la continuité de " A Storm Is Coming ", cette piste poursuit une très plaisante reprise de tous les motifs majeurs des deux partitions précédentes, débutant par ce que Shore a appelé " l'Hymne " hobbit et se terminant par le noble retour du thème de la Communauté. Ne s'assoupissant jamais sur ses lauriers, Shore tisse également dans ce morceau un nouveau thème chaleureux (préfigurant peut-être les futurs actes héroïques de Sam ? ce n'est qu'une supposition). Ce morceau convient clairement à une réintroduction des nombreux personnages principaux du monde de Tolkien, et la quantité de formules musicales avec lesquelles Shore jongle ici est souvent étonnante. Wagner peut aller se rhabiller.


3. Minas Tirith (3:37) featuring Ben Del Maestro

Avant de me ridiculiser en imaginant les actions pouvant correspondre à ce morceau à l'écran, je formulerais l'opinion que " Minas Tirith " est probablement un poème musical comprenant des extraits de divers endroits de la partition (tout comme " The Riders of Rohan " l'était sur le CD des Deux Tours).
La piste débute sous la menace de cordes graves et un faible roulement de percussions, une structure qui se répète plusieurs fois tout au long du CD et évoque un sens palpable de guerre imminente. La musique débute ensuite ce qui ne peut être décrit que comme une montée en puissance vers une interprétation triomphante du thème de Shore pour le peuple du Gondor. Nous avions entendu ce thème pour la première fois dans la Communauté (le film, pas le CD) au Conseil d'Elrond, joué par un cor solo. L'entendre ici étoffé, s'emballer et vibrer, est un point culminant du CD et un moment musical à couper le souffle (fans de la bande-annonce, il s'agit en effet du motif entendu à la fin de la preview du Retour du Roi, cependant dans un arrangement différent).


4. The White Tree (3:25)

Bien qu'il s'agisse probablement d'un autre assemblage d'extraits de plusieurs endroits de la partition, il se peut que des fractions de cette piste accompagnent la première apparition de l'intérieur de Minas Tirith dans le contexte du film. Gandalf et Pippin traversent la grotte où se trouve l'Arbre Blanc desséché du Gondor. Le morceau débute sur une veine mélancolique, presque comme du John Williams plaintif, évoquant la tristesse de cet arbre autrefois majestueux. Comme précédemment, Shore augmente progressivement le tempo, les cordes tranchant furieusement et s'élevant (à travers des nombreuses portes de la Cité ?) en une autre lecture triomphante du thème du Gondor. Il s'agit assurément d'un point culminant de l'album, emportant littéralement l'auditeur avant de se terminer dans un grondement de tonnerre.


5. The Steward Of Gondor (3:53) featuring Billy Boyd

Après notre grandiose introduction à la dernière citadelle des hommes, l'action semble se tourner vers Gandalf et Pippin alors qu'ils demandent audience à Denethor, l'acerbe Intendant du Gondor et père de Faramir et du regretté Boromir. Les faibles roulements de tambours de la guerre sont de nouveau présents, soutenant tout d'abord une lecture posée du thème du Gondor, puis un passage crescendo de cordes.
Un surprenant solo vocal prend ensuite le devant de la scène. Billy Boyd (dans le rôle de Pippin) interprète une jolie chanson folklorique concernant son appréhension vis-à-vis de situation dans laquelle il se trouve. Comme mentionné plus haut, ce sont ces choix musicaux étranges et aventureux qui positionnent vraiment le CD du Retour du Roi à part des deux autres partitions du " Seigneur " déjà sorties.


6. Minas Morgul (1:57)

Dans l'ombre de la cité où résident les Esprits Servant de l'Anneau, Frodon, Sam et Gollum se retrouvent brutalement plongés dans le maléfique pays de Mordor. Les bandes-annonces du film semblent suggérer que cela puisse être une mise en scène pour un autre face-à-face avec le Roi-Sorcier, le chef des Nazgûl, aperçu monté sur une créature ailée. Terrifiés par une confrontation directe, ils doivent trouver un autre chemin.

Une reprise dure et terrifiante du thème de Sauron fait savoir sans aucun doute possible à l'auditeur à quel point nous sommes proches du mal absolu. Des cuivres menaçants ressortent, tout comme la mesure à 5 temps, signature habituellement liée au sinistre sorcier Saroumane.


7. The Ride Of The Rohirrim (2:00)

Entre-temps, les Rohirrims ont rassemblé leurs magnifiques montures pour une chevauchée dans un grondement de tonnerre au secours de la Cité Blanche (images stupéfiantes également vues dans la preview). L'imposant thème du Rohan fait son retour, accompagné par les coups des tambours de guerre. Le morceau devient ensuite plus doux et un motif de flûte celtique " hobbite " apparaît, probablement pour l'arrivée de Merry dans les rangs des combattants de l'armée de Théoden.


8. Twilight And Shadow (3:20) featuring Renée Fleming

Sans aucun doute, ce morceau représente l'un des derniers chapitres de l'intrigue concernant Arwen, à savoir si la jeune elfe va partir pour les Havres Gris avec son peuple ou rester dévouée à la Terre du Milieu et à son amour humain, le futur Roi Aragorn. La voix de la soliste Renée Fleming, la plus poignante et éthérée de toutes celles que j'ai pu entendre, est accompagné par des cordes, romantiquement tourbillonnantes et nettes, et par de discrètes allusions aux arpèges de Fondcombe. Le morceau se termine par une reprise touchante de l' " Evenstar " des Deux Tours, l'une des pièces les plus belles et des plus douloureuses que Shore ait jamais composées (à mon humble avis).


9. Cirith Ungol (1:44)

Frodon, Sam et Gollum ont depuis trouvé l' " autre passage ", plus profondément vers le Mordor, une montée sans fin, un escalier à pic taillé à même le flanc d'une montagne connue sous le nom de Cirith Ungol. Sam soupçonne Gollum d'être en train de les mener vers un piège mortel dans les cavernes du sommet (ce dont M. Frodon n'a pas conscience). Le thème de l'Anneau Unique se glisse furtivement entre les graves tremolos des cordes avant que le morceau ne se termine par des fragments incomplets de plusieurs thèmes, incluant l' " Hymne " hobbit, le thème de Sauron et même une allusion au passage du Col du Caradhras de la Communauté.


10. Anduril (2:35)

A Fondcombe (il est possible qu'il s'agisse d'un flash-back, cela dépend de la fidélité du film au livre), Aragorn observe alors qu'Elrond supervise la refonte des tronçons de Narsil, la légendaire épée des rois, en Anduril. Après avoir entendu le thème de Fondcombe diminuer et se retirer avec les elfes tout au long des Deux Tours, Shore réussit l'un de ses tours musicaux les plus agréables jusqu'à présent en nous donnant une lecture du thème tout ce qu'il y a de plus planante et triomphante. Ses cordes d'élèvent de plus en plus haut, remplaçant les sentiments de perte et de tristesse par l'espoir et l'anticipation. Il s'agit vraiment d'un point culminant majeur et, en ce qui me concerne, du retour d'un de mes thèmes favoris parmi tout ceux des films du " Seigneur ".


11. Shelob's Lair (4:07)

Il est maintenant trop tard pour faire demi-tour, Frodon et Sam sont conduits dans l'antre emplie de toiles de l'antique et maléfique araignée connue sous le nom d'Arachné. Alors que Gollum plonge dans les ténèbres, Sam est forcé d'endosser le rôle du héros improvisé après que Frodon ait été piqué et supposé mort. En écoutant le thème composé pour la confrontation, on se souvient qu'avant le " Seigneur ", c'est ce genre de musique que les réalisateurs commandaient à Shore. Le suspense insoutenable de " Seven " et du " Silence des agneaux " se manifeste ici, le passage le plus effrayant depuis " A Knife In The Dark " dans la Communauté, musicalement parlant. Les variations de tempo que Shore utilise pour évoquer l'inflexibilité et la terreur sont absolument remarquables. Si la musique est une indication quelconque, cette scène va être une réussite incontestable.


12. Ash and Smoke (3:25)

Bien que le titre de cette piste ait pu convenir à un certain nombre de scènes du livre, ce morceau traduit probablement les efforts de Sam pour sortir son Frodon bien-aimé d'une tour pleine d'Orcs (à moins que cette scène soit complètement omise dans le film) et pour le porter jusqu'au pied de la Montagne du Destin afin d'accomplir sa tâche et de détruire l'Anneau Unique. Encore une fois, la terreur et l'incertitude abondent dans la musique, notamment par le biais de plusieurs grosses reprises aux cuivres de l'ostinato des Esprits Servants de l'Anneau, ainsi qu'un chœur de garçons à donner la chair de poule, résonant comme un Anneau maléfique hurlant contre ceux qui veulent le détruire.


13. The Fields of The Pelennor (3:25)

La gigantesque bataille des champs du Pelennor débute avec des fragments du thème du Rohan opposé aux mêmes implacables tambours de guerre. Shore augmente bientôt le tempo et libère le commencement de la bataille qui doit tout terminer. Comme j'en parlerai plusieurs fois par la suite, Shore a le grand mérite de reprendre les textures employées pour la bataille d'ouverture de la Communauté. Non seulement la boucle est bouclée musicalement, mais cela permet aussi à l'auditeur de comprendre par déduction que ces batailles dont nous sommes les témoins sont de la même importance que celles d'autrefois qui ont façonné le visage de la Terre du Milieu.


14. Hope Fails (2:20)

Alors que l'humanité continue de perdre pied dans la bataille aux portes de Minas Tirith, un Denethor impuissant dépose son fils Faramir gravement blessé sur un bûcher funéraire dans son sanctuaire intérieur, avec l'intention de s'immoler tous les deux. Bloqué à l'extérieur, Pippin tente frénétiquement de l'arrêter. La musique débute par une triste ode (probablement) à Faramir, puis devient dissonante et sombre alors que son père psychotique s'en va chercher un moyen de mettre le feu, pour ainsi dire.

Note : il y a un passage au début de ce morceau qui ressemble beaucoup au " Brooklyn Heights " de Shore qui, vous vous en souvenez, a été réutilisé pour le " Gangs of New York " de Martin Scorcese. J'ai juste trouvé cela intéressant, tant de personnes pensant que les musiques de " Gangs of New York " ressemblent beaucoup aux musiques de Shore composées pour le " Seigneur ". Un avis que je ne partage pas forcément.


15. The Black Gate Opens (4:01) Featuring James Galway

La seconde partie du " gros morceau " s'ouvre sur un sentiment héroïque, concordant avec une reprise tardive du thème de la Communauté. Sir James Galway nous offre un doux sifflement de flûte, comme pour souligner les exploits de Merry en tant que soldat du Rohan (et c'est tout ce que je vais dire à propos de ce dernier). Un passage beaucoup plus calme et sympathique que ce que le titre pourrait laisser entendre. Le morceau se termine par la première allusion au thème de Shore pour les Havres Gris.


16. The End of All Things (5:12)

Avec un tel titre, on peut assurément parier qu'il s'agit du passage que l'on attend depuis trois films. Sam porte un Frodon abattu jusqu'aux crevasses du Destin, Gollum les suivant toujours de près. Ceux qui ont lu le livre (ou connaissent la chanson-phare de la version animée de Rankin et Bass) savent ce qui se prépare ici, cette preview de la bande originale ne devrait pas gâcher la surprise aux autres.

Comme mentionné précédemment, les arrangements de chœurs sont le pendant direct de " The Prophecy " de la Communauté. Cela a un sens pour moi, utiliser le même style de musique pour à la fois forger et (potentiellement) détruire l'Anneau. A la moitié du morceau, les cordes et les percussions s'apaisent et l'Anneau lui-même fait une dernière tentative pour s'adresser à ceux qui pourraient l'entendre : une voix soprano de jeune garçon (la même voix que dans les autres films) supplie Frodon de reconsidérer son choix, tente de le séduire une dernière fois. A partir de ce moment, tout n'est que splendeur des voix et scènes-clés (vous voyez de quoi je veux parler). Un morceau spectaculaire qui tient toutes les promesses des films précédents.


17. The Return of the King (10:14) Featuring James Galway, Viggo Mortensen, and Renée Fleming

La tranquillité revient en Terre du Milieu avec ce morceau, sonnant comme un cousin optimiste de " The Breaking Of The Fellowship " de la première partition. Plusieurs longues reprises entières des thèmes principaux de la trilogie embrument les yeux de l'auditeur dévoué. Tout est là, la plupart des thèmes musicaux de la bande originale liés dans une élégante composition de 10 minutes, ponctuée par l'invocation de la royauté, en elfique, par Viggo Mortensen et les envolées de l'interprétation finale de l' " Hymne " hobbit. Ainsi, c'est avec bien plus qu'une petite mélancolie que nous retrouvons l'air sautillant et populaire de " Concerning Hobbits " à la fin du morceau. Musicalement, on ne termine pas seulement l'écoute d'un chef d'œuvre, on rentre chez soi.


18. The Grey Havens (5:59)

Pour dépeindre le mystère du départ de Frodon (et des autres) de la Terre du Milieu, Shore n'a pas seulement réutilisé les thèmes existants et tiré sur la corde émotionnelle (bien qu'il y en ait suffisamment pour satisfaire ceux à qui cela pourrait manquer). A la place, il a façonné un final qui culmine comme un premier pas pacifique et imposant vers un monde entièrement nouveau pour les personnages et pour l'auditeur. Son thème pour " The Grey Havens " s'insert sans effort dans la dernière chanson du disque.


19. Into The West (5:50) Performed By Annie Lennox

En qualité de " chant du cygne " d'une trilogie adulée par beaucoup, " Into The West " subira probablement un certain nombre d'examens minutieux. Les piques de guitare en arrière plan se rapprochent plus d'une chanson folk traditionnelle que de ce à quoi l'on est habitué (que l'on s'attendrait), mais donnons-lui une chance : cette piste peut se bonifier avec le temps et cela ne doit pas être sous-estimé.


Durée totale du CD (72:07)


Dans l'ensemble, le travail de Shore sur Le Retour du Roi (tout au moins ce qui peut être jugé à partir de ce CD, détaché du film) semble alternativement étoffer et faire fructifier les idées musicales construites tout au long de la trilogie du Seigneur des Anneaux. C'est merveilleux de voir le compositeur tisser un tel canevas musical, utiliser son inter connectivité pour faire de la partition un tout. Pour sa part, le Retour du Roi est une conclusion plaisante, puissante et chargée d'émotion à une histoire qui a touché le cœur des cinéphiles du monde entier.

On peut seulement espérer, quand tout aura été fait et dit, que Shore verra un jour se réaliser le souhait qu'il formule à la fin du livret accompagnant le CD : une version cinéma de cet autre Histoire de Hobbit. En attendant, Shore peut se reposer, assuré d'avoir laissé son empreinte avec une suite de partitions pour lesquelles le mot " chef-d'œuvre " semble trop modeste



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