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.:: Critique
de la BO du RdR par Soundtrack.net ::.
Un autre
thème a-t-il engendré plus de passion
dans l'histoire récente du cinéma
que celui d'H.Shore composé pour l'Anneau
unique ? Si vous êtes un fan de la trilogie
du Seigneur des Anneaux de Peter Jackson, vous
le connaissez sans doute par cur - mystérieux,
ondulant et sombre. Les trois films s'ouvrent
sur une variation différente et, pour beaucoup,
cet air est devenu l'équivalent de l'archétype
qu'est le fauteuil de cuir usé et la belle
flambée dans la cheminée. Il dit
" Asseyez-vous et mettez-vous à l'aise.
Je vais vous raconter une histoire. "
Dans ce cas, c'est une histoire
que beaucoup ont attendu des années de
voir adaptée à l'écran. Après
d'innombrables adaptations radio et une, ratée,
d'animation, il semble bien que Le Retour du Roi
de J.R.R. Tolkien va finalement recevoir ce qu'il
mérite en décembre.
Accompagnant la sortie du Retour
du Roi, on trouve le susnommé Howard Shore,
compositeur attitré de la trilogie, et
la bande originale tant attendue. Suivant ce qui
est devenu son style, Shore est encore une fois
accompagné de nombreux solistes, avec notamment
la soprano américaine Renée Fleming,
le renommé flûtiste Sir James Galway
et la chanteuse Annie Lennox.
Bien qu'il ne représente
qu'une fraction de la musique de l'épopée
gargantuesque de P.Jackson, le CD à venir
de Warner Reprise a en fait été
attendu toute l'année, depuis que les Deux
Tours d'H.Shore nous ont retournés dans
nos chaussettes. Et bien que le CD sera disponible
dans une myriade de versions (certaines avec des
bonus sur DVD ou des cartes collector, entre autres
), cette review se limitera à l'ingrédient
le plus important : la musique. (il est judicieux
de noter que, à la différence du
CD des Deux Tours, dont l'Edition Deluxe comportait
une bonus-track, le contenu musical du Retour
du Roi sera le même quelle que soit la version).
Pour être tout à
fait honnête, il est important de préciser
quelques points avant de plonger dans le CD lui-même.
Tout d'abord, je n'ai pas encore vu le film. Deuxièmement,
j'ai lu le livre et le connaît plutôt
bien. Troisièmement, toute analyse de "
l'action à l'écran " n'est
que pure conjecture de ma part. je pourrais donc
facilement me tromper dans ce qui suit.
Regardant les titres des morceaux
des 72 minutes du CD, une bonne partie semble
écrite pour éviter les spoilers
(à la différence de cet ancien "
Retour ", dont la bande originale comportait
ce mémorable " La Mort de l'Empereur
"). C'est une bonne chose en fait, vu que
le CD doit rejoindre les étagères
des magasins trois semaines avant la sortie du
film.
Un dernier point, personnel celui-là
: merci à Dan Goldwasser, pour m'avoir
jugé digne d'entendre le CD du Seigneur
des Anneaux avant le reste de l'humanité.
Ecrire ces previews a été une émotion
qu'il m'est triste de conclure ici. Ah oui, merci
aux cinq ou six personnes qui vont vraiment lire
ces mots avant de cliquer les samples.
Attention : présence possible
de spoilers dans ce qui suit. (
)
1. A Storm Is Coming (2:51)
Le chapitre final débute
par un passage léger et mystérieux
sur une mesure à trois temps, un air de
valse qui se fond ensuite dans le thème
construit par Shore pour l'Anneau Unique. Le thème
hobbit suit, enjoué (rappelant l'accélération
de tempo de " The Black Rider " de la
Communauté), avant de revenir à
une interprétation du thème de l'Anneau
Unique par un violon solo. Dès la première
écoute, les tons sont plus légers
et plus vifs que la dernière fois, et même
plus variés. La mélodie s'enveloppe
d'une réexposition agressive du thème
de Sauron et du grave ostinato qui accompagne
habituellement les Esprits Servants de l'Anneau.
2. Hope And Memory (1:45)
Dans la continuité de "
A Storm Is Coming ", cette piste poursuit
une très plaisante reprise de tous les
motifs majeurs des deux partitions précédentes,
débutant par ce que Shore a appelé
" l'Hymne " hobbit et se terminant par
le noble retour du thème de la Communauté.
Ne s'assoupissant jamais sur ses lauriers, Shore
tisse également dans ce morceau un nouveau
thème chaleureux (préfigurant peut-être
les futurs actes héroïques de Sam
? ce n'est qu'une supposition). Ce morceau convient
clairement à une réintroduction
des nombreux personnages principaux du monde de
Tolkien, et la quantité de formules musicales
avec lesquelles Shore jongle ici est souvent étonnante.
Wagner peut aller se rhabiller.
3. Minas Tirith (3:37) featuring Ben Del Maestro
Avant de me ridiculiser en imaginant
les actions pouvant correspondre à ce morceau
à l'écran, je formulerais l'opinion
que " Minas Tirith " est probablement
un poème musical comprenant des extraits
de divers endroits de la partition (tout comme
" The Riders of Rohan " l'était
sur le CD des Deux Tours).
La piste débute sous la menace de cordes
graves et un faible roulement de percussions,
une structure qui se répète plusieurs
fois tout au long du CD et évoque un sens
palpable de guerre imminente. La musique débute
ensuite ce qui ne peut être décrit
que comme une montée en puissance vers
une interprétation triomphante du thème
de Shore pour le peuple du Gondor. Nous avions
entendu ce thème pour la première
fois dans la Communauté (le film, pas le
CD) au Conseil d'Elrond, joué par un cor
solo. L'entendre ici étoffé, s'emballer
et vibrer, est un point culminant du CD et un
moment musical à couper le souffle (fans
de la bande-annonce, il s'agit en effet du motif
entendu à la fin de la preview du Retour
du Roi, cependant dans un arrangement différent).
4. The White Tree (3:25)
Bien qu'il s'agisse probablement
d'un autre assemblage d'extraits de plusieurs
endroits de la partition, il se peut que des fractions
de cette piste accompagnent la première
apparition de l'intérieur de Minas Tirith
dans le contexte du film. Gandalf et Pippin traversent
la grotte où se trouve l'Arbre Blanc desséché
du Gondor. Le morceau débute sur une veine
mélancolique, presque comme du John Williams
plaintif, évoquant la tristesse de cet
arbre autrefois majestueux. Comme précédemment,
Shore augmente progressivement le tempo, les cordes
tranchant furieusement et s'élevant (à
travers des nombreuses portes de la Cité
?) en une autre lecture triomphante du thème
du Gondor. Il s'agit assurément d'un point
culminant de l'album, emportant littéralement
l'auditeur avant de se terminer dans un grondement
de tonnerre.
5. The Steward Of Gondor (3:53) featuring Billy
Boyd
Après notre grandiose introduction
à la dernière citadelle des hommes,
l'action semble se tourner vers Gandalf et Pippin
alors qu'ils demandent audience à Denethor,
l'acerbe Intendant du Gondor et père de
Faramir et du regretté Boromir. Les faibles
roulements de tambours de la guerre sont de nouveau
présents, soutenant tout d'abord une lecture
posée du thème du Gondor, puis un
passage crescendo de cordes.
Un surprenant solo vocal prend ensuite le devant
de la scène. Billy Boyd (dans le rôle
de Pippin) interprète une jolie chanson
folklorique concernant son appréhension
vis-à-vis de situation dans laquelle il
se trouve. Comme mentionné plus haut, ce
sont ces choix musicaux étranges et aventureux
qui positionnent vraiment le CD du Retour du Roi
à part des deux autres partitions du "
Seigneur " déjà sorties.
6. Minas Morgul (1:57)
Dans l'ombre de la cité
où résident les Esprits Servant
de l'Anneau, Frodon, Sam et Gollum se retrouvent
brutalement plongés dans le maléfique
pays de Mordor. Les bandes-annonces du film semblent
suggérer que cela puisse être une
mise en scène pour un autre face-à-face
avec le Roi-Sorcier, le chef des Nazgûl,
aperçu monté sur une créature
ailée. Terrifiés par une confrontation
directe, ils doivent trouver un autre chemin.
Une reprise dure et terrifiante
du thème de Sauron fait savoir sans aucun
doute possible à l'auditeur à quel
point nous sommes proches du mal absolu. Des cuivres
menaçants ressortent, tout comme la mesure
à 5 temps, signature habituellement liée
au sinistre sorcier Saroumane.
7. The Ride Of The Rohirrim (2:00)
Entre-temps, les Rohirrims ont
rassemblé leurs magnifiques montures pour
une chevauchée dans un grondement de tonnerre
au secours de la Cité Blanche (images stupéfiantes
également vues dans la preview). L'imposant
thème du Rohan fait son retour, accompagné
par les coups des tambours de guerre. Le morceau
devient ensuite plus doux et un motif de flûte
celtique " hobbite " apparaît,
probablement pour l'arrivée de Merry dans
les rangs des combattants de l'armée de
Théoden.
8. Twilight And Shadow (3:20) featuring Renée
Fleming
Sans aucun doute, ce morceau représente
l'un des derniers chapitres de l'intrigue concernant
Arwen, à savoir si la jeune elfe va partir
pour les Havres Gris avec son peuple ou rester
dévouée à la Terre du Milieu
et à son amour humain, le futur Roi Aragorn.
La voix de la soliste Renée Fleming, la
plus poignante et éthérée
de toutes celles que j'ai pu entendre, est accompagné
par des cordes, romantiquement tourbillonnantes
et nettes, et par de discrètes allusions
aux arpèges de Fondcombe. Le morceau se
termine par une reprise touchante de l' "
Evenstar " des Deux Tours, l'une des pièces
les plus belles et des plus douloureuses que Shore
ait jamais composées (à mon humble
avis).
9. Cirith Ungol (1:44)
Frodon, Sam et Gollum ont depuis
trouvé l' " autre passage ",
plus profondément vers le Mordor, une montée
sans fin, un escalier à pic taillé
à même le flanc d'une montagne connue
sous le nom de Cirith Ungol. Sam soupçonne
Gollum d'être en train de les mener vers
un piège mortel dans les cavernes du sommet
(ce dont M. Frodon n'a pas conscience). Le thème
de l'Anneau Unique se glisse furtivement entre
les graves tremolos des cordes avant que le morceau
ne se termine par des fragments incomplets de
plusieurs thèmes, incluant l' " Hymne
" hobbit, le thème de Sauron et même
une allusion au passage du Col du Caradhras de
la Communauté.
10. Anduril (2:35)
A Fondcombe (il est possible qu'il
s'agisse d'un flash-back, cela dépend de
la fidélité du film au livre), Aragorn
observe alors qu'Elrond supervise la refonte des
tronçons de Narsil, la légendaire
épée des rois, en Anduril. Après
avoir entendu le thème de Fondcombe diminuer
et se retirer avec les elfes tout au long des
Deux Tours, Shore réussit l'un de ses tours
musicaux les plus agréables jusqu'à
présent en nous donnant une lecture du
thème tout ce qu'il y a de plus planante
et triomphante. Ses cordes d'élèvent
de plus en plus haut, remplaçant les sentiments
de perte et de tristesse par l'espoir et l'anticipation.
Il s'agit vraiment d'un point culminant majeur
et, en ce qui me concerne, du retour d'un de mes
thèmes favoris parmi tout ceux des films
du " Seigneur ".
11. Shelob's Lair (4:07)
Il est maintenant trop tard pour
faire demi-tour, Frodon et Sam sont conduits dans
l'antre emplie de toiles de l'antique et maléfique
araignée connue sous le nom d'Arachné.
Alors que Gollum plonge dans les ténèbres,
Sam est forcé d'endosser le rôle
du héros improvisé après
que Frodon ait été piqué
et supposé mort. En écoutant le
thème composé pour la confrontation,
on se souvient qu'avant le " Seigneur ",
c'est ce genre de musique que les réalisateurs
commandaient à Shore. Le suspense insoutenable
de " Seven " et du " Silence des
agneaux " se manifeste ici, le passage le
plus effrayant depuis " A Knife In The Dark
" dans la Communauté, musicalement
parlant. Les variations de tempo que Shore utilise
pour évoquer l'inflexibilité et
la terreur sont absolument remarquables. Si la
musique est une indication quelconque, cette scène
va être une réussite incontestable.
12. Ash and Smoke (3:25)
Bien que le titre de cette piste
ait pu convenir à un certain nombre de
scènes du livre, ce morceau traduit probablement
les efforts de Sam pour sortir son Frodon bien-aimé
d'une tour pleine d'Orcs (à moins que cette
scène soit complètement omise dans
le film) et pour le porter jusqu'au pied de la
Montagne du Destin afin d'accomplir sa tâche
et de détruire l'Anneau Unique. Encore
une fois, la terreur et l'incertitude abondent
dans la musique, notamment par le biais de plusieurs
grosses reprises aux cuivres de l'ostinato des
Esprits Servants de l'Anneau, ainsi qu'un chur
de garçons à donner la chair de
poule, résonant comme un Anneau maléfique
hurlant contre ceux qui veulent le détruire.
13. The Fields of The Pelennor (3:25)
La gigantesque bataille des champs
du Pelennor débute avec des fragments du
thème du Rohan opposé aux mêmes
implacables tambours de guerre. Shore augmente
bientôt le tempo et libère le commencement
de la bataille qui doit tout terminer. Comme j'en
parlerai plusieurs fois par la suite, Shore a
le grand mérite de reprendre les textures
employées pour la bataille d'ouverture
de la Communauté. Non seulement la boucle
est bouclée musicalement, mais cela permet
aussi à l'auditeur de comprendre par déduction
que ces batailles dont nous sommes les témoins
sont de la même importance que celles d'autrefois
qui ont façonné le visage de la
Terre du Milieu.
14. Hope Fails (2:20)
Alors que l'humanité continue
de perdre pied dans la bataille aux portes de
Minas Tirith, un Denethor impuissant dépose
son fils Faramir gravement blessé sur un
bûcher funéraire dans son sanctuaire
intérieur, avec l'intention de s'immoler
tous les deux. Bloqué à l'extérieur,
Pippin tente frénétiquement de l'arrêter.
La musique débute par une triste ode (probablement)
à Faramir, puis devient dissonante et sombre
alors que son père psychotique s'en va
chercher un moyen de mettre le feu, pour ainsi
dire.
Note : il y a un passage au début
de ce morceau qui ressemble beaucoup au "
Brooklyn Heights " de Shore qui, vous vous
en souvenez, a été réutilisé
pour le " Gangs of New York " de Martin
Scorcese. J'ai juste trouvé cela intéressant,
tant de personnes pensant que les musiques de
" Gangs of New York " ressemblent beaucoup
aux musiques de Shore composées pour le
" Seigneur ". Un avis que je ne partage
pas forcément.
15. The Black Gate Opens (4:01) Featuring James
Galway
La seconde partie du " gros
morceau " s'ouvre sur un sentiment héroïque,
concordant avec une reprise tardive du thème
de la Communauté. Sir James Galway nous
offre un doux sifflement de flûte, comme
pour souligner les exploits de Merry en tant que
soldat du Rohan (et c'est tout ce que je vais
dire à propos de ce dernier). Un passage
beaucoup plus calme et sympathique que ce que
le titre pourrait laisser entendre. Le morceau
se termine par la première allusion au
thème de Shore pour les Havres Gris.
16. The End of All Things (5:12)
Avec un tel titre, on peut assurément
parier qu'il s'agit du passage que l'on attend
depuis trois films. Sam porte un Frodon abattu
jusqu'aux crevasses du Destin, Gollum les suivant
toujours de près. Ceux qui ont lu le livre
(ou connaissent la chanson-phare de la version
animée de Rankin et Bass) savent ce qui
se prépare ici, cette preview de la bande
originale ne devrait pas gâcher la surprise
aux autres.
Comme mentionné précédemment,
les arrangements de churs sont le pendant
direct de " The Prophecy " de la Communauté.
Cela a un sens pour moi, utiliser le même
style de musique pour à la fois forger
et (potentiellement) détruire l'Anneau.
A la moitié du morceau, les cordes et les
percussions s'apaisent et l'Anneau lui-même
fait une dernière tentative pour s'adresser
à ceux qui pourraient l'entendre : une
voix soprano de jeune garçon (la même
voix que dans les autres films) supplie Frodon
de reconsidérer son choix, tente de le
séduire une dernière fois. A partir
de ce moment, tout n'est que splendeur des voix
et scènes-clés (vous voyez de quoi
je veux parler). Un morceau spectaculaire qui
tient toutes les promesses des films précédents.
17. The Return of the King (10:14) Featuring
James Galway, Viggo Mortensen, and Renée
Fleming
La tranquillité revient
en Terre du Milieu avec ce morceau, sonnant comme
un cousin optimiste de " The Breaking Of
The Fellowship " de la première partition.
Plusieurs longues reprises entières des
thèmes principaux de la trilogie embrument
les yeux de l'auditeur dévoué. Tout
est là, la plupart des thèmes musicaux
de la bande originale liés dans une élégante
composition de 10 minutes, ponctuée par
l'invocation de la royauté, en elfique,
par Viggo Mortensen et les envolées de
l'interprétation finale de l' " Hymne
" hobbit. Ainsi, c'est avec bien plus qu'une
petite mélancolie que nous retrouvons l'air
sautillant et populaire de " Concerning Hobbits
" à la fin du morceau. Musicalement,
on ne termine pas seulement l'écoute d'un
chef d'uvre, on rentre chez soi.
18. The Grey Havens (5:59)
Pour dépeindre le mystère
du départ de Frodon (et des autres) de
la Terre du Milieu, Shore n'a pas seulement réutilisé
les thèmes existants et tiré sur
la corde émotionnelle (bien qu'il y en
ait suffisamment pour satisfaire ceux à
qui cela pourrait manquer). A la place, il a façonné
un final qui culmine comme un premier pas pacifique
et imposant vers un monde entièrement nouveau
pour les personnages et pour l'auditeur. Son thème
pour " The Grey Havens " s'insert sans
effort dans la dernière chanson du disque.
19. Into The West (5:50) Performed By Annie
Lennox
En qualité de " chant
du cygne " d'une trilogie adulée par
beaucoup, " Into The West " subira probablement
un certain nombre d'examens minutieux. Les piques
de guitare en arrière plan se rapprochent
plus d'une chanson folk traditionnelle que de
ce à quoi l'on est habitué (que
l'on s'attendrait), mais donnons-lui une chance
: cette piste peut se bonifier avec le temps et
cela ne doit pas être sous-estimé.
Durée totale du CD (72:07)
Dans l'ensemble, le travail de Shore sur Le Retour
du Roi (tout au moins ce qui peut être jugé
à partir de ce CD, détaché
du film) semble alternativement étoffer
et faire fructifier les idées musicales
construites tout au long de la trilogie du Seigneur
des Anneaux. C'est merveilleux de voir le compositeur
tisser un tel canevas musical, utiliser son inter
connectivité pour faire de la partition
un tout. Pour sa part, le Retour du Roi est une
conclusion plaisante, puissante et chargée
d'émotion à une histoire qui a touché
le cur des cinéphiles du monde entier.
On peut seulement espérer,
quand tout aura été fait et dit,
que Shore verra un jour se réaliser le
souhait qu'il formule à la fin du livret
accompagnant le CD : une version cinéma
de cet autre Histoire de Hobbit. En attendant,
Shore peut se reposer, assuré d'avoir laissé
son empreinte avec une suite de partitions pour
lesquelles le mot " chef-d'uvre "
semble trop modeste
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