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.:: Peter
Jackson, le magicien du "Seigneur des anneaux"
à Paris ::.
PARIS (AFP)
- Peter Jackson, le magicien du "Seigneur des
anneaux", a donné le coup d'envoi planétaire mardi
à Paris aux "Deux Tours", le deuxième volet de
la trilogie adaptée de l'oeuvre culte de J.R.R.
Tolkien, qui va déferler sur les écrans du monde
entier le 18 décembre.
Le Grand Rex, la salle mythique et géante des
Grands Boulevards, a déroulé le tapis rouge pour
le cinéaste néo-zélandais, accompagné de Elijah
Wood (21 ans), alias Frodon le Hobbit, et du "seigneur
des saigneurs", Christopher Lee (81 ans), plus
connu comme l'immortel comte Dracula. Mercredi,
l'équipe sera à Londres.
Après "La Communauté de l'anneau", qui a récolté
860 millions de dollars et reçu quatre oscars,
et "Les deux Tours" qui devrait renforcer le sortilège,
"Le retour du roi", l'an prochain à la même époque,
conclura cette épopée de neuf heures, "le défi
le plus ambitieux, le sommet de ma carrière",
a déclaré Peter Jackson, 41 ans.
Ce barbu rondouillard à lunettes, cheveux bouclés
et décoiffé, révélé au Festival fantastique d'Avoriaz
avec des films "gore" comme "Brain Dead", puis
à Venise avec "Créatures célestes", a souligné
qu'après avoir consacré sept ans de sa vie au
"Seigneur des anneaux", il avait envie de revenir
à ses premières amours.
"J'espère un jour faire un petit film de zombies,
comme personne n'en fait plus". "Les deux Tours"
reprennent là où se terminait "La Communauté de
l'anneau", en "plus sombre, plus intense mais
avec aussi plus d'humour", précise le cinéaste.
Dans des paysages impressionnants et grandioses,
des montagnes enneigées aux macabres marécages
des morts, des plaines dorées à la forêt enchantée
de Fangorn, Peter Jackson brosse l'éternelle lutte
entre le bien et le mal, dans une superproduction
visionnaire de près de 3h.
"Les deux Tours est mon western à moi. Entre John
Ford et Akira Kurosawa", dit-il dans une interview
au magazine Première.
Si l'anneau confié à Frodon Sacquet retombe entre
les mains de son créateur maléfique Sauron, ce
dernier aura le pouvoir de réduire le monde en
esclavage et de plonger dans les ténèbres la Terre
du Milieu. Sauron, maître de la forteresse de
Barad-dûr, a fait alliance avec le traître Saroumane
(Christopher Lee), un sorcier vieux de quelques
milliers d'années : c'est la conjuration des deux
Tours qui réduira à néant toute civilisation.
Frodon doit affronter son destin et s'aventurer
en territoire ennemi, accompagné de son fidèle
Sam. Mais ils sont suivis par une étrange créature,
Gollum, mi-humain, mi-monstre, que le pouvoir
de l'anneau a détruit, un être schizophrène déchiré
entre le bien et le mal. C'est un personnage virtuel,
créé à partir d'un acteur en chair et en os (Andy
Serkis), mais au réalisme stupéfiant. "On n'avait
jamais encore réalisé une telle synergie entre
un comédien et son image digitale", selon Peter
Jackson.
Avec ses spectaculaires armées d'Orques, créatures
terrifiantes et fantastiques, chevauchant un bestiaire
hybride d'ours, de hyène et de chacal, et ses
hordes de milliers de guerriers Uruk-haï lancés
à l'assaut d'une forteresse, le film de Peter
Jackson, qui a employé jusqu'à 25.000 hommes,
ne faiblit pas pendant trois heures.
Célébrant l'amitié, le courage et la résistance,
"Les deux Tours", filmé en Nouvelle-Zélande, exalte
aussi la défense de l'environnement à travers
Sylvebarbe (la voix de John Rhys-Davies), le doyen
des arbres de la forêt enchantée.
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