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Si vous avez toujours voulu tout
savoir sur Edgar
Rice Burroughs, ou bien même si vous
connaissez très mal cet auteur... Cet ouvrage
est fait pour vous !
Longtemps indisponible et réédité
l'an passé avec une mise à jour
conséquente, cette étude se lit
avec passion, l'auteur sachant transmettre la
sienne.
Si notre attention est retenue avant tout par
les chapitres dédiés aux aventures
martiennes de John Carter,
on remarque vite que le Tarzan originel, celui
des romans donc, ne manquait pas d'éléments
fantasy, de même que la troisième
grande oeuvre de Burroughs, Pellucidar. Et l'on
découvre par la même des romans moins
connus, voire ni plus ni moins que des cycles
entiers, tel que celui concernant Venus, alias
Amtor, tout comme Barsoom était Mars. Là
encore, la dimension fantasy n'est sûrement
pas à négliger !
Sans doute loin de constituer des indispensables,
mais après tout, même les plus mauvais
romans de l'auteur - et il en a commis - ont le
mérite d'être distrayants. Si l'on
peut regretter que Burroughs n'ait parfois pas
assez soigné la forme, ces récits
sont emprunts d'une vigueur, d'un rythme, d'une
imagination aussi puissants que sincères.
Et justement, sur le plan des défauts,
Lupoff, bien qu'amateur de Burroughs, ne passe
rien sous silence. Les romans écrits pour
l'argent, les tomes de trop, les controverses
sur le présumé racisme de l'auteur,
chaque point est traité avec le même
soin que celui apporté à faire l'éloge
de tel ou tel roman.
Globalement, voilà un ouvrage très
intéressant, au découpage simple
mais efficace, alternance de chapitres basés
sur la chronologie ou la thématique, et
dont le court préambule de Michael Moorcock
vaut son pesant d'or malgré sa brièveté.
Celui-ci, de la même manière que
"40 ans d'aventures de plus" (l'un des
chapitres ajoutés), permet de mieux se
rendre compte de l'influence qu'a pu avoir - et
possède encore ! - cet auteur sur ses successeurs.
D'habiles réinventeurs en pâles copieurs
(le pathétique cycle de Gor...), Edgar
Rice Burroughs et ses mondes merveilleux sont
encore d'actualité, et devraient le rester
encore de longues années.
Pourquoi pas 40 ans de plus, et au-delà
?

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