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Voilà un
recueil qui n'a pas forcément fait énormément
parler de lui, y compris chez nos voisins anglo-saxons,
et pourtant ! Il y a de quoi contenter n'importe
qul amateur de fantasy.
Le magicien, une figure mythique entre toutes
du genre qui nous intéresse ici. Mais ne
croyez pas que toutes les nouvelles proposées
pour l'occasion, toutes inédites précisons-le,
nous présentent chacune un vieux barbu
à chapeau pointu.
Avec un recueil commençant par une nouvelle
de Gaiman
et se terminant par une autre de Orson
Scott Card, on pouvait se poser la question
: est-ce que ce qui se trouve entre les deux se
situe à un niveau identique de qualité
? Et la réponse est un oui franc et massif
!
Cocasses, étranges, modernes, poétiques
ou humoristiques, les tonalités ne manquent
pas, de nouvelle en nouvelle. Si un Eoin
Colfer ne fait pas dans la longueur avec à
peine quelques pages sur une idée originale
(ah, saleté de pigeons, menteurs en plus...),
Garth Nix ou
Card justement mettent en scène tout un
univers en quelques pages, même si, dans
le cas de Card, sa nouvelle - si on écarte
sa fin précipitée - ressemble plus
au début d'un roman qu'à un texte
véritablement travaillé pour répondre
aux caractéristiques du genre. D'autres
préfèrent notre bon vieux monde
moderne, que la magie n'a pas déserté,
comme avec Elizabeth Hand et sa magicienne islandaise,
ou un cran au-dessus, en terme de complexité
notamment, Gene
Wolfe (et une évocation de Merlin peut-être
même trop subtile).
On retiendra également volontiers le récit
de Gaiman, une histoire de fantôme parfaitement
dans la veine de ses écrits, ou encore
Tanith Lee et
son guérisseur à deux visages, là
encore fidèle à son style et aux
thèmes qui lui sont chers.
Sur près de 400 pages, on se rend rapidement
compte qu'il n'y a pour ainsi dire rien à
jeter, tandis que sont brassés les époques,
les univers, les visions. Il faut bien admettre
que de toute manière, les pointures ne
manquaient pas, chacune ayant répondu présent.
On peut ainsi ajouter aux noms déjà
cités ceux de Tad
Williams, Peter
S.Beagle, Jeffrey Ford...
Le titre complet du recueil ne ment pas, voilà
une chose de certaine. Etant donné le nombre
d'auteurs justement, il est difficile de donner
une véritable indication sur le niveau
d'anglais requis, mais comme souvent avec les
recueils de nouvelles, il est plus aisé
d'appréhender plusieurs petites histoires
aux couleurs variées qu'un seul et unique
bloc.
Si vous ne savez pas comment aborder la lecture
en anglais et que les magiciens, sorciers et enchanteurs
vous ont toujours fascinés, c'est peut-être
le roman...

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