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Autre roman mis en avant lors de
la rentrée des éditeurs anglais,
Winterbirth, du nouveau venu Brian Ruckley,
est censé faire partie des sensations de
l'année - presque - écoulée
de l'autre côté de la Manche, au
même titre qu'un The
Stormcaller, lui aussi abondamment sujet
à promotion de la part de son éditeur.
Bien entendu, comme souvent en de pareils cas,
il s'agit de fantasy épique, qui demeure
le marché le plus vendeur. De ce côté-là,
il ne faut donc pas s'attendre à de grandes
surprises. On se retrouve là avec un récit
oscillant gentiment entre Martin
et Gemmell
(dans ce qu'il a de plus ambitieux), sans forcément
atteindre le maximum des points forts de l'un
ou de l'autre.
Une histoire qui adopte plusieurs points de vue,
un ton qui se veut "réaliste"
(pour preuve, des morts importantes), du courage
et de la lâcheté, un monde vaste
qui se veut creusé et finalement assez
bien bâti, un style direct et efficace...
Les ingrédients sont là.
Passées les cinquante premières
pages dirons-nous, il est même difficile
de ne pas vouloir absolument connaître la
fin de ce premier tome. Il faut dire que l'auteur
semble avoir bien ficelé son affaire, n'avançant
pas ses pions au hasard. Les différents
personnages et factions ont même de quoi
intriguer, souvent dotés d'une réelle
épaisseur (et notamment dans le cas des
bad guys).
Pour autant... Nous l'avons rappelé plus
haut, il s'agit de fantasy épique. Aussi
l'originalité n'est-elle pas non plus au
premier plan. Sur le fond, il faut bien avouer
que certains évènements se sentent
venir à l'avance, pour peu que le genre
ne nous soit pas inconnu. On ne peut pas parler
à proprement parler de claque.
Mais simplement d'un premier tome des plus solides,
ce qui n'est déjà pas si mal, pour
ne pas dire plus !

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