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La
Trilogie des Périls constitue la
suite d'une première trilogie, la Trilogie
des Joyaux. Comme lorsque l'on retrouve avec
plaisir Garion pour la Mallorée,
on a ici affaire au même phénomène
avec Emouchet. Excepté que celui-ci a fort
à faire d'entrée de jeu...
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Les
dômes de feu :
Je le savais, j'etais rentre a Cimmura avec
le sentiment du devoir accompli, heureux d'avoir
sauve la vie d'Ehlana et tout remis en place:
le Bhelliom au fond de la plus profonde fosse
de l'Ocean, Dolmant a la tete de l'Eglise
d'Elenie. Asash, Annais et meme Otha, le roi-limace
etaient morts. Mais, foi d'Emouchet, j'avais
un mauvais pressentiment. Les nouvelles que
m'apportaient Ulath, Tynian et Bevier n'etaient
pas bonnes. Il n'etait question que de disettes,
d'epidemies, de troubles. Mes pires craintes
se confirment: dans tous les etats du continent,
des heros de l'antiquite soulevent le peuple.
De pretendus justiciers incitent les nobles
a se revolter contre l'Empire de Tamoulie.
Et il y a pire: les Trolls ont quitte leur
foyer natal et envahis le nord de la Dalesie.
Des guerriers reviennent d'entre les morts.
Un necromancien - homme ou Dieu - ramene des
armées du plus lointain passe, fouille
dans le folklore et donne vie a des monstres
redoutables: des vampires, des goules, des
hommes de l'aube et meme ceux-qui-brillent.
Je savais qu'il nous faurdait subir un interminable
hiver jusqu'au retour des Dieux. Je n'avais
pas prevu que nous devrions affronter un nouvel
ennemi aupres de qui les Dieux et les Trolls
etaient de joyeux drilles... |
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Ceux-qui-brillent
:
La main de Xanetia l'effleura ; il poussa
un cri d'horreur, un hurlement atroce qui
mourut dans un râle. Il regarda bouche
bée, les yeux exorbités, la
forme aveuglante qui venait de le toucher,
mais ce fut bref. Apres cela, son expression
fut impossible a distinguer. Sa chair se
liquéfia, coula comme une bougie,
changee d'un coup en un liquide sanieux.
Ses joues et ses levres degoulinerent sur
son menton, sa machoire tomba. Il voulut
crier encore, mais la putrefaction avait
atteint sa gorge; et sa bouche depourvue
de levres n'emit qu'un gargouillis. La chair
glissa le long de son bras denudant les
os, et sa main de squelette laissa echapper
sa dague. Ses jambes le lâcherent
; le residu visqueux de ce qui avait été
sa peau, ses nerfs et ses tendons ruissela
sur ses vetements. Le cadavre pourrissant
s'affaissa sur le sol tapisse de feuilles
mortes ou il continua a se desagreger. Inexorablement,
la malediction de Xanetia poursuivait son
oeuvre...
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La
cité occulte :
Des grondements ébranlèrent
les nuages rougeatres zebres d'eclairs blafards.
Il y eut un bruit sourd, rythme, obsedant,
et soudain, une coline se dressa derriere
les arbres. Une colline aussi noire que la
nuit, d'ou depassaient deux protuberances
pointues, pareilles a d'enormes ailes. Et
les tenebres s'enflaient toujours. La chose
ouvrit les yeux, deux fentes farouches, brillant
d'un feu intense. Les ailes etaient des oreilles.
L'etre poussa un hurlement, devoilant des
crocs pareils a des eclairs d'ou s'echapaient
des flammes qui etaient du sang. Alors, telles
deux montagnes trapues, ses epaules apparurent
au-dessus de la falaise. Deux ailes de chauve-souris
se deployerent comme des voiles noires, revelant
des bras monstrueux, dotes de mains aux doigts
innombrables. Des eclairs grouillaient sous
sa peau, revelant fugitivement des details
ignobles de son anatomie. "Klael!" cria Aphrael
d'une voie stridente. Emouchet sentit vaciller
sa conscience. Comment avaient-ils ose ressuciter
Klael, Dieu des Enfers, banni par les Dieux
aines ? |
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Cette seconde
trilogie est pour moi la plus réussie des
deux. Plus rythmée, plus surprenante, plus
aboutie. Il est par conséquent plus facile
de la comparer aux sommets atteints par Eddings
lors de la Belgariade.
L'auteur, ou plutôt les auteurs encore une
fois avec le couple David et Leigh, nous conduisent
très loin sur le chemin de l'aventure,
nous tenant en haleine tout au long de celle-ci.
Peu d'artifices, de rebondissements téléphonés,
mais au contraire, une savante science de l'intrigue,
aussi bien au niveau politique qu'à propos
de la trame générale. Et toujours
ce souffle qui donne vie à la moindre de
ses créations et nous les rends inoubliables.
Même si jamais vous n'avez pas lu les trois
premiers, ce ne serait pas une raison suffisante
pour faire l'impasse, c'est vous dire.

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| Avis
non partagé.
Les 4èmes de couverture ne laissaient présager
que du bon...las! Après 300 pages de lecture
du tome 1 une double question se posa à
moi : Eddings écrit-il avec ses pieds ou
le traducteur est-il en 5ème?
En effet, le style est tellement épouvantable
(pourquoi diable une reine, un chevalier de l'Eglise,
etc...utilisent des expressions du langage usager
du 20ème siècle?!) qu'il ôte
toute envie de continuer plus en avant la lecture.
Alors de là à se taper 3 x 550 pages...
GON,
le 25/10/2004

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