Retour au SeuilLes Webmestres, etc...Page PrécédentePage SuivanteMettez ce site dans vos favorisLes Forums concernant le film, Tolkien, la Fantasy, etc...Venez chatter !Venez signer ou lire le livre d' orCe site vous plait ? Conseillez le à un ami !Section achat d' Elbakin.net
 

Auteurs, E-mail : Macros
Dernière Mise à jour : 29/08/2001

Retour Index Oeuvres /Romans

L'auteur anglais Neil Gaiman - qui n'en est pas à son coup d'essai - nous offre ici avec Stardust publié en 1999 un superbe conte pour adulte qui a le bon goût de ne jamais tomber dans la mièvrerie. Poésie et aventures sont au rendez-vous. Au sein de toutes les oeuvres de fantasy actuelles, ceci constitue un véritable retour aux sources.

   

Stardust :
D'un côté, il y a Wall, paisible village niché au sein d'une calme forêt anglaise. De l'autre, le Pays des Fées, univers d'enchantements, de sorcières, de licornes et de princes sanguinaires. Où jeunesse, pouvoir et amour se gagnent à force de sortilèges, de lames ensorcelées et de fioles de poison. Et où l'espace et le temps se traversent de bien des façons. Entre les deux, il y a le Mur, l'infranchissable et épaisse muraille qui ceint le hameau et le sépare de Féerie. Infranchissable ? Pas tout à fait, puisque tous les neufs ans s'ouvre la Foire des Fées qui, durant un jour et une nuit, permet aux deux mondes de se rencontrer.
Dans certaines circonstances cependant, attendre la prochaine Foire est impossible. Car quand on s'appelle Tristran Thorn et que l'on a promis à sa belle, pour prix d'un baiser - ou peut-être plus -, l'étoile filante tombée du firmament de l'autre côté du mur, aucun obstacle ne saurait nuire à l'amour...

En discuter sur les forums Poster un commentaire Acheter ce Livre

En dépit de son caractère moderne (1998), cette oeuvre a une vraie "patine" de conte. L'intrigue, tout d'abord, est dans la droite ligne des contes plus anciens. Mais ce qui le rend encore plus "conte", c'est une somme de petits détails que l'on a déjà rencontré au fil de nos lectures des contes traditionnels. Ou bien de la littérature classique anglaise.
Un Mur séparant le village du royaume enchanté - qui effraie quelque peu les paisibles habitants de Wall -, mur qui n'est pas sans rappeler pour les fans de Tolkien la Haie entre la Comté et la Vieille Forêt (mais cette frontière monde humain - monde féerique se retrouve dans bien d'autres oeuvres plus anciennes, la plus récente étant La Fille du roi des Elfes de Lord Dunsany) Voilà, maintenant le décor est planté ! L'histoire, elle, débute avec en prologue celle de Dunstan, père de notre héros Tritran - un nom pas si inconnu que ça - que l'on suivra jusqu'au fin fond du royaume de Féerie avec son étoile... ; un royaume enchanteur mais pas vraiment gentillet où pierres, arbres et animaux ne sont pas forcément ce qu'ils semblent être.

Macros

Autres Critiques :

" Une prose colorée et un esprit ironique. Avec Stardust, Gaiman nous donné en même temps la splendide pièce de tapisserie qu'est ce conte et le récit sincèrement touchant et éloquent d'un périple qui va par-delà le quotidien. " Locus

" Gaiman est tout simplement un trésor d'histoires et nous sommes chanceux de l'avoir, quel que soit son moyen d'expression. " Stephen King

" Un conte de fée pour adulte avec de l'amour, du danger, de l'amitié, de la magie et de l'aventure. Animé d'un humour pince-sans-rire, rendu dans un style qui n'est pas le comico-absurde, c'est un court roman qui délivre une satisfaction qui perdure longtemps. " Detroit Free Press

Stardust de Neil Gaiman, c'est un peu comme une friandise toute douce, bien sucrée, sans jamais devenir écœurante, et même avec un léger parfum amer en arrière-goût. Non pas parce cette histoire se révèle finalement décevante, bien au contraire. Simplement parce que l'auteur ne prend pas ses lecteurs pour des moutons, et nous propose tout simplement une tranche de vie, avec ses malheurs et ses joies, quand bien même celle-ci est saupoudrée de merveilleux.
Et du merveilleux, il y en a ! On tombe immédiatement sous le charme de la description du petit monde de Wall, ce village aux frontières du monde de la magie, de ses dangers, comme de ses trésors. Je dois dire que pour ma part, le prologue, c'est à dire ce qui nous amène jusqu'à la naissance de Tristran Thorn le héros, m'a véritablement touché. L'atmosphère qui s'en dégage est pleine de mélancolie, à laquelle on ne peut rien changer, malgré ce que l'on aimerait voir se concrétiser. Eh non, le principal protagoniste ne finira pas sa vie avec celle qu'il aime vraiment. Premier coup dur porté aux mythes des contes de fées dans le sens que leur a donné les généralités, c'est à dire avec un happy-end pour conclusion. Mais nous n'en sommes qu'au début de l'aventure, au tout début ! Par la suite, le voyage de Tristran pour récupérer l'étoile tombée du ciel promise à sa belle sur un coup de folie, initiatique à plus d'un titre, nous entraîne vers des péripéties débordantes de cocasseries et petits riens qui font les grandes histoires. A travers une galerie de portraits où se croisent parfois des visages connus mais revisités de la Fantasy, Tristran va peu à peu s'affirmer, se découvrir, tout en ayant fait preuve dès le début du récit d'une grande force morale. Il ne s'agit pas ici d'assister à la transformation d'un garçon quelconque en sauveur de l'humanité. Tout est beaucoup plus limpide. On ne ressent pas d'urgence, peu de tension. C'est peut-être le seul mince défaut du livre, tout autant que l'une de ses forces d'un autre côté. Les différents mystères de l'histoire - dont la plupart se devinent de toute manière assez aisément - se résolvent sans heurt majeur, au cours d'un final charmant. Et Gaiman ne délaisse personne, car même ses créations qu'on aurait pu croire simplement superficielles ou destinées à servir le récit sont plus complexes que prévues, je pense notamment à Victoria.
Vous refermerez certainement ce roman avec un sentiment de plénitude tout en ressentant un pincement au cœur, ce fut du moins mon cas. Car Stardust a quelque chose de marquant, par sa fraîcheur, son charme désuet à et à contre-courant des mastodontes de la Fantasy. S'il n'est pas un chef d'œuvre, on aura souvent la tentation d'y revenir et de retrouver pour un temps Tristan et Yvaine. Il est à noter l'effort de J'ai Lu qui proposent des notes fort bienvenues en fin de livre.

Gillossen, le 25/08/2001

Stardust fut à l'origine publié en anglais par Vertigo Comics, filiale de DC comics, sous forme d'une histoire illustrée. Je le précise car les illustrations de Charles Vess, grand dessinateur de Fantasy, apportent véritablement au merveilleux et font de Stardust un Livre de Contes plus qu'un roman. J'ignore cependant si une édition francophone illustrée est prévue.

Sylvain andré, le 09/04/2002

Nom et Prénom :
Adresse E-Mail :
Commentaire / Critique :