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Il est parfois des
auteurs qui semblent se complaire dans une certaine
forme de Fantasy. Après la
trilogie de l'Elfe Noir, sérieuse, R.A
Salvatore a-t-il voulu se tourner vers des
histoires plus récréatives ? Le moins que l'on
puisse dire... Enfin, voyez vous-même !
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" Publié deux ans
avant l'Ombre Pourpre,
on pouvait donc s'attendre à encore pire, en supposant
qu'un écrivain aille en s'améliorant, aussi bien
au niveau de l'intrigue, du style... Et pourtant,
la Saga des Lances constituerait presque une bonne
surprise. Presque, car c'est tout de même très
loin d'être un chef d'œuvre, voir même une trilogie
réellement divertissante. En effet, on retrouve
les mêmes fêlures que dans ses autres écrits.
C'est à dire avant tout autre chose que son style
est trop plat, dépourvu d'artifices à même de
faire pétiller l'intrigue, pour relever celle-ci.
Pourtant, elle est malgré tout beaucoup plus intéressante
que dans l'Ombre Pourpre, où les poncifs s'accumulaient
les uns après les autres. Dans cette trilogie,
les aventures de Gary Leger sont bien plus attachantes
que celle de Luthien Bedwyr, car au moins, il
a une réelle profondeur, et l'on est plus tenté
de suivre ses pas, puisque l'auteur a pris le
parti d'en faire un personnage originaire de notre
monde. Bien entendu, il représente l'archétype
du jeune et naïf jeune homme aspirant à devenir
un héros, mais R.A
Salvatore fait preuve d'une habileté un peu
plus prononcée, ou du moins d'une utilisation
moins forcée des ficelles les plus grossières.
Sa plongée dans un monde de Fantasy est même par
moments assez réjouissante, tant il alterne les
moments de délire plus ou moins prononcés avec
un sérieux plus marqué. Malheureusement, nous
avons souvent droit par la même occasion à un
fourre-tout parfaitement éhonté, où Salvatore
semble vouloir à tout prix caser tout le bestiaire
de la Fantasy, toutes origines confondues. A croire
qu'il a écrit son histoire avec en permanence
cette idée derrière la tête. Ne croyez donc pas
tomber sur une oeuvre véritablement solide, prenante.
Nous sommes encore très loin des sommets du genre,
voire même de ce que Salvatore a pu faire de mieux,
avec la trilogie de l'Elfe Noir. Trop de choses
seraient encore à revoir, si l'on songe par exemple
à la somme d'idées déjà vues et revues un peu
partout, et qui sont en plus traitées ici sans
la moindre once d'originalité, ou les éternels
seconds rôles alternativement ridicules ou antipathiques.
Finalement, on ne peut véritablement conseiller
cette œuvre, quand bien même vous n'auriez rien
d'autres à se mettre sous la dent. Tournez-vous
vers d'autres lectures, à moins qu'on ne vous
le prête ! A ce moment-là, jugez par vous-même...
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