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Volume
1, Le don d'Amour & l'Anneau du Serpent
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Un monde où la magie fabrique des surhommes
au prix de la déchéance des Dédiés qui sacrifient
tout pour les Seigneurs des Runes, puissants
comme des dieux, mais désarmés par leur
honnêteté et leur compassion. Car telle
est la loi en ces contrées : cepui qui prend
la Force, l'Intelligence ou le Charisme
d'un autre doit assurer à jamais sa survie
et celle de sa famille.
Qu'importent les règles pour Raj Ahten,
le Seigneur-Loup qui les viola toutes en
s'appropriant des attributs d'animaux !
Il envahira les royaumes, renversera les
souverains, videra les peuples de leur sève
et deviendra l'Homme Total des légendes
! L'amour, pour lui, quelle baliverne !
En face de ce géant, le prince Gaborn fait
pâle figure. À dix-huit ans, venu courtiser
en Heredon la douce Iomé, fille du roi Sylvarresta,
le meilleur ami de son père, il rêve d'une
vie paisible et n'est pas pressé de sentir
le fardeau du pouvoir sur ses épaules. Mais
Raj Ahten attaque Heredon.
Et on sait ce qu'il advient des plans les
mieux conçus des princes et des hommes...
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Volume
2, La dernière chance & Le sceau de la désolation
:
Raj Ahten, le Seigneur-Loup, convoite toujours
les royaumes du Rofahavan. Mais le jeune
Gaborn, devenu le Roi de la Terre, et son
épouse Iomé sont confrontés à une menace
bien plus redoutable. Les maraudeurs, des
monstres qui n'étaient plus sortis de leurs
tanières depuis des siècles, se massent
aux frontières des territoires humains.
S'ils attaquent, ils frapperont sans distinction
les soldats et les populations des deux
camps. Malgré les mises en garde de ses
conseillers, Gaborn ne voit qu'une solution
: une allialce avec Raj Athen, aussi contre
nature qu'elle paraisse. Mais comment convaincre
le Seigneur-Loup? Encore une mission pour
Borenson, toujours disposé à se salir les
mains quand il faut...
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La première chose qui vient
à l'esprit lorsqu'on veut parler de la saga de David
Farland, c'est le système de magie que l'auteur
a crée, réussissant à être original et novateur
dans un domaine où l'on croyait avoir tout vu. Un
Seigneur des Runes peut s'approprier le Charisme
ou l'Intelligence de quelqu'un, qui deviendra ainsi
son ou sa Dédié(e). Mais attention ! A lui de veuiller
en retour sur ses besoins, s'il ne veut pas que
ce lien si spécial soit rompu par la mort de la
personne ayant ainsi sacrifié l'un de ses attributs.
Il s'agit d'un système complexe, fascinant, et parfaitement
maîtrisé. Pour autant, ce serait faire injure à
Farland de ne retenir que cela le concernant, et
donc de n'y voir qu'une variation semblable à un
supplément de jeu de rôle. Mais nous ne sommes pas
dans un roman des Royaumes Oubliés. Bien que l'histoire
bâtie par l'auteur soit en elle-même des plus classiques,
- le monde est menacé par un danger plus grand que
les Hommes - elle n'est pas dénuée d'intérêt, et
malgré quelques clichés, nous tient le plus souvent
en haleine sans effort. On ne surprend même à vouloir
coûte que coûte parvenir à la fin du roman d'une
seule traite. Plusieurs personnages sont savoureux
ou tout simplement intriguants, ( le roi Orden,
Myrrima, Binnesman, Averan...) et d'autres par contre
falots ou agaçants de par un côté propret beaucoup
trop prononcé, tel que dans le cas du héros, le
jeune prince Gaborn, Roi de la Terre. En cela, voilà
un défaut, celui de la figure de l'élu trop parfait
dans son comportement pour être tout à fait crédible.
Heureusement, cela a tendance à s'estomper dans
les deux derniers romans en date de la saga. Ce
qui n'est pas le cas malheureusement de l'Orient
de pacotille que nous présente David Farland, avec
ces harems, ses turbans, ses chameaux, ses tribus
guerrières... Dommage. Bien que ces défauts ne gâchent
pas le plaisir de lecture, il vient un moment où
l'on se dit immanquablement que tel ou tel passage
aurait pu être mieux négocié.
Le quatrième tome devant sortir cette année aux
Etats-Unis, on ne peut que féliciter Pocket pour
son rythme de traduction, nous proposant une traduction
française décalée de quelques mois seulement par
rapport à l'édition originale. Toutefois, le fait
de voir chaque roman coupé en deux tomes pour sa
parution dans la langue de Molière constitue toujours
un phénomène aussi navrant... Tout comme pourrait
l'être certains détails de traduction demeurant
plutôt nébuleux quant à leur pertinence. Mais dans
l'ensemble, le résultat est là.

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