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| Tome
2, Les années d'apprentissage
:
Habillée en garçon et protégée
par un sortilège, la petite Tobin
grandit dans la certitude qu'elle appartient
au sexe masculin. Ainsi en a décidé
son père à sa naissance afin
de la soustraire à la vengeance du
duc régnant, un usurpateur. En effet,
pour conserver sa couronne, celui-ci a entrepris
d'éliminer toutes les femmes de son
sang qui, selon les lois de son territoire,
sont les héritières légitimes.
Devenue orpheline très jeune, Tobin
apprend donc à se battre comme un
guerrier et à refouler son attrait
pour les jeux de poupée. Cependant
l'adolescence approche et, un jour, la puberté
éclate dans son corps de jeune fille.
C'est l'affolement. Comment, va-t-elle affronter
la réalité qui se découvre
à elle ? Et comment va-t-elle continuer
à la cacher au duc cruel qui, méfiant,
la tient sous surveillance ? Dans ce deuxième
volume du Royaume de Tobin, Lynn Flewelling
nous laisse percevoir peu à peu combien
Tobin s'apprête à devenir une
grande souveraine. Mais son chemin sera
jalonné d'embûches. Et de quelle
manière, après tant d'années,
acceptera-t-elle sa féminité
? |
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Tome
3, L'éveil du sang :
Tobin, toujours travestie en garçon,
se retrouve à la cour d'Orun avec
son fidèle écuyer et découvre
les turpitudes de l'héritier du trône,
Korin. Malgré le déguisement
que lui a permis la magie, sa féminité
s'affirme de jour en jour et manque trahir
sa vraie personnalité. Peu à
peu, Tobin prend conscience de ses devoirs
vis-à-vis de son peuple et, bravant
l'interdiction du roi, accepte en cachette
de former des jeunes filles à l'escrime.
Lorsque le stratagème est divulgué,
sa vie est mise en grand danger. Dans les
campagnes où s'installent la famine,
la pauvreté et les épidémies,
la résistance s'organise pour mettre
fin au régime tyrannique du roi usurpateur
et restaurer l'antique dynastie de reines
qui doit redonner au royaume gloire et prospérité.
À l'appel d'Iya, les magiciens persécutés
affluent discrètement dans les environs
du vieux fort et préparent l'affrontement.
Ce troisième volume du Royaume de
Tobin nous entraîne dans le mystérieux
apprentissage d'une jeune reine qui doute
encore de sa destinée brillante devant
des ennemis aussi puissants. |
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Tome
5, La troisième Orëska :
Sous le règne de l'usurpateur, le royaume
de Skala a connu la famine, la peste et
la défaite sur terre comme sur mer. Mais
le temps de l'héritier légitime - une reine
guerrière - est venu, et la prophétie du
porteur de lumière peut enfin s'accomplir
: tant qu'une fille de sang royal défendra
et administrera le royaume de Skala, celui-ci
ne courra aucun danger. Un feu magique a
consumé l'enveloppé corporelle du prince
Tobin et révélé dessous une adolescente
au seuil de la féminité : Tamìr, héritière
légitime du trône, prête à le conquérir.
Elle doit donc gagner à sa cause son peuple,
son armée, et même ses plus proches amis
et partisans, auxquels, sous son apparence
masculine, elle a dû mentir durant toute
son enfance. En outre, Korin, compagnon
de jeu de jadis, prétendant rival à la couronne,
fait peser sur Skala la menace d'une guerre
civile. |
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Trilogie dont le
troisième tome s'est fait attendre de l'autre
côté de l'Atlantique jusqu'à
la mi-2006, Le Royaume de Tobin a reçu
dès lors un accueil plutôt bon. Et
le voilà qui débarqua assez rapidement
chez nous, par l'intermédiaire cependant
du décrié Pygmalion...
Oublions donc le découpage habituel subit
par les romans de Lynn Flewelling pour nous concentrer
sur l'oeuvre elle-même. Saluée par
Robin Hobb,
entre autres auteurs invoqués, les lecteurs
amateurs de celle-ci se retrouveront sans doute
dans cette histoire, malgré un léger
goût de Canada Dry, la caractérisation
des personnages ou bien la mise en place de certains
évènements ressemblant assez nettement
à sa propre manière de faire, mais
avec un arrière-goût de saveur altérée...
Le scénario en lui-même apparaît
convaincant, et sonnant souvent juste dans ses
différents aspects, aussi bien du côté
de l'intrigue pure, qui ne joue pas à proprement
parler la surenchère et prend son temps,
que vis à vis des relations entre les protagonistes,
souvent au coeur des conflits et jamais traitées
à la légère, même quand
il est question de seconds rôles. On pourra
également y déceler quelques traces
d'originalité, dans le ton comme dans les
situations, surtout au départ.
Toutefois, le ton justement pourra peut-être
gêner quelques lecteurs, le langage paraissant
étonnamment familier par moments. Un problème
au niveau de la traduction, peut-être ?
Toujours est-il que, considérant qu'il
s'agit là d'une série ne bénéficiant
pas d'une mise en valeur particulière,
Le Royaume de Tobin s'impose comme une
lecture plaisante et jouant plutôt la carte
de la finesse, sans que cette découverte
soit bouleversante pour autant.
Avec les deux derniers tomes parus maintenant
en France, concluant ce qui était une trilogie
en version originale, Lynn Flewelling parvient
à ne pas briser son jouet. Au fil du temps,
et au gré de la publication en poche, ses
romans ont su se construire un véritable
public de fidèles. Et ceux-ci risquent
d'être satisfaits de cette conclusion !
Après avoir retenu notre souffle, l'auteur
nous permet de respirer à pleins poumons
en nous lançant dans une ligne droite des
plus rythmées, mais surtout sans oublier
l'émotion et l'importance des relations
nouées entre les différents personnages,
au premier rang desquels Tamir, bien sûr.
Dommage néanmoins d'avoir sacrifié
à cela un certain sel, puisque ces dernières
centaines de pages retombent tout de même
en partie dans les travers malheureusement habituels
d'un certain type de romans fantasy, avec un schéma
et des résolutions de conflits, qu'ils
soient intimes à plus visuels, finalement
assez banals.
Mais, une fois refermé ce dernier volume,
le lecteur se dira tout de même avoir traversé
une bien jolie aventure, parfois amère,
parfois un peu décevante, mais toujours
sincère. |
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