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Auteurs, E-mail : Gillossen
Dernière Mise à jour : 26/05/2001

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À propos de The Redemption of Althalus... Dire de David ( et Leigh ) Eddings qu'il est une valeur sûre de la Fantasy est plus que vrai, et surtout mérité. Aujourd'hui, et pour la première fois, il nous livre une histoire en un seul et unique tome, de 700 pages tout de même. Est-ce que ce coup d'essai peut rivaliser avec ces précédentes réussites ?

   

The Redemption of Althalus :
" Un voleur de l'âge de bronze, Althalus, n'hésitant pas parfois à tuer pour atteindre son but, se voit confier une bien étrange mission, par un mystérieux individu, nommé Ghend. Il doit mettre la main sur un livre à l'importance capitale... Pour cela, il lui faut se rendre à la Maison à la Fin du Monde. Après avoir pris soin de voler le manteau de Ghend, car l'hiver approche, et il ne tient pas spécialement à prendre froid. Eh, eh...

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Rarement j'aurais entendu autant de mauvaises critiques au sujet d'un roman, qui plus est marqué du sceau d'un auteur du calibre d'Eddings, mari et femme. En général, je m'intéresse justement à ce que tout le monde méprise, car je me dis que cela doit cacher quelque chose, que certains en rajoutent volontairement, " histoire de "... Alors, lorsque cet ouvrage est paru en collection de poche en Angleterre, je me le suis procuré. Eh bien, rarement j'aurais été finalement aussi d'accord avec la masse.
Car the Redemption of Althalus pourrait avoir comme sous-titre, la déception du lecteur. D'autant plus que le début, sans être particulièrement brillant, tient bien la route. Cependant, les ennuis s'accumulent rapidement, et il serait presque possible de dire qu'ils proviennent tous du format adopté, à savoir donc pour rappel, un volume unique. Etant donné qu'Eddings doit réaliser en 700 pages ce qui lui en demande d'ordinaire quatre fois plus, on a presque toujours l'impression qu'il a été constamment obligé de rogner ces descriptions. Alors qu'il est réputé pour installer une véritable ambiance, pleine de trouvailles. Là, c'est creux. De la même manière, les personnages : ils manquent de profondeur. Les gentils sont gentils, les méchants sont méchants, et tout cela avec une absence de subtilité palpable. Voià pourquoi cette quête classique du personnage solitaire se voyant attribuer une bande de compagnons passe si mal. Non seulement le sujet est vu et revu, mais il ne possède pas grand chose le différenciant des histoires les plus convenues. Bref, on ne reconnait pas la patte Eddings.
Malheureusement, ces défauts ne se limitent pas à cela, ce qui constituerait déjà pourtant de sérieux handicaps. Il y a plus encore... Comme le ton enfantin, pour ne pas être plus virulent. Même si l'auteur a l'habitude d'inclure une bonne dose d'humour dans ses écrits, allégeant un peu l'ambiance tout de même assez sombre de la plupart de ceux-ci, cette fois, c'est véritablement surprenant d'aboutir à un tel résultat, comme si l'histoire en elle-même ne comptait pas. A croire que David et Leigh Eddings ont décidé de faire dans l'ironie, voir la parodie. Quand on sait que l'Ennemi se nomme " the Queen of Darkness ", que le chat que l'on voit sur l'épaule d'Althalus est capable de parler, on peut en effet se poser quelques questions...
Au final, non seulement je ne vous conseille pas de sauter dessus si vous avez un bon niveau d'anglais - quoique le vocabulaire ne soit pas particulièrement recherché - mais encore moins d'attendre l'édition française. Economisez, ou achetez autre chose, cela ne pourrait pas être pire.

Revenons un petit peu sur La Rédemption d'Althalus, alors que ce roman sort en édition française, chez Pocket GF. Eh bien, pas de changement, l'histoire ne s'est évidemment pas améliorée, la traduction est correcte sans plus, mais défaut supplémentaire, vous devrez investir dans deux tomes, puisque le roman a été coupé en deux, comme c'est malheureusement souvent le cas ! Non, décidément, ce Eddings-là est loin d'être à marquer d'une pierre blanche.

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Une nouvelle preuve, s'il en faut, du talent indéniable d'Eddings et de sa femme.

Screwface, le 19/07/2001

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