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Rarement j'aurais
entendu autant de mauvaises critiques au sujet
d'un roman, qui plus est marqué du sceau
d'un auteur du calibre d'Eddings,
mari et femme. En général, je m'intéresse
justement à ce que tout le monde méprise,
car je me dis que cela doit cacher quelque chose,
que certains en rajoutent volontairement, "
histoire de "... Alors, lorsque cet ouvrage
est paru en collection de poche en Angleterre,
je me le suis procuré. Eh bien, rarement
j'aurais été finalement aussi d'accord
avec la masse.
Car the Redemption of Althalus pourrait
avoir comme sous-titre, la déception du
lecteur. D'autant plus que le début, sans
être particulièrement brillant, tient
bien la route. Cependant, les ennuis s'accumulent
rapidement, et il serait presque possible de dire
qu'ils proviennent tous du format adopté,
à savoir donc pour rappel, un volume unique.
Etant donné qu'Eddings doit réaliser
en 700 pages ce qui lui en demande d'ordinaire
quatre fois plus, on a presque toujours l'impression
qu'il a été constamment obligé
de rogner ces descriptions. Alors qu'il est réputé
pour installer une véritable ambiance,
pleine de trouvailles. Là, c'est creux.
De la même manière, les personnages
: ils manquent de profondeur. Les gentils sont
gentils, les méchants sont méchants,
et tout cela avec une absence de subtilité
palpable. Voià pourquoi cette quête
classique du personnage solitaire se voyant attribuer
une bande de compagnons passe si mal. Non seulement
le sujet est vu et revu, mais il ne possède
pas grand chose le différenciant des histoires
les plus convenues. Bref, on ne reconnait pas
la patte Eddings.
Malheureusement, ces défauts ne se limitent
pas à cela, ce qui constituerait déjà
pourtant de sérieux handicaps. Il y a plus
encore... Comme le ton enfantin, pour ne pas être
plus virulent. Même si l'auteur a l'habitude
d'inclure une bonne dose d'humour dans ses écrits,
allégeant un peu l'ambiance tout de même
assez sombre de la plupart de ceux-ci, cette fois,
c'est véritablement surprenant d'aboutir
à un tel résultat, comme si l'histoire
en elle-même ne comptait pas. A croire que
David et Leigh Eddings ont décidé
de faire dans l'ironie, voir la parodie. Quand
on sait que l'Ennemi se nomme " the Queen
of Darkness ", que le chat que l'on voit
sur l'épaule d'Althalus est capable de
parler, on peut en effet se poser quelques questions...
Au final, non seulement je ne vous conseille pas
de sauter dessus si vous avez un bon niveau d'anglais
- quoique le vocabulaire ne soit pas particulièrement
recherché - mais encore moins d'attendre
l'édition française. Economisez,
ou achetez autre chose, cela ne pourrait pas être
pire.
Revenons un petit peu sur La Rédemption
d'Althalus, alors que ce roman sort en édition
française, chez Pocket GF. Eh bien, pas
de changement, l'histoire ne s'est évidemment
pas améliorée, la traduction est
correcte sans plus, mais défaut supplémentaire,
vous devrez investir dans deux tomes, puisque
le roman a été coupé en deux,
comme c'est malheureusement souvent le cas ! Non,
décidément, ce Eddings-là
est loin d'être à marquer d'une pierre
blanche.

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