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Prince
of Ayodhya :
Ayodhya l'Invincible, la légendaire
capitale des guerriers et des prophètes.
Jamais envahie. Jamais vaincue. La plus
grande forteresse du monde civilisé.
Bientôt, ce sera un désert
de cendres et de sang.
Car Ayodhya se tient dans l'ombre du courroux
d'un démon, un démon que même
les dieux craignent, un démon qui
déjà envoie toutes ses forces
terrifiantes pour ravager le monde des mortels.
Et seul Rama, Prince d'Ayodhya, peut espérer
empêcher l'assaut des ténèbres
et stopper l'invasion des démons.
Mais Rama ne combattra pas seul. L'épée
de son frère le protégera,
la sagesse d'un prophète le guidera...
mais dans la bataille finale, ce sera le
seul courage de Rama qui sauvera, ou damnera,
Ayodhya. |
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La Fantasy épique
est sans aucun doute la branche la plus balisée
du genre, mais il arrive encore que nous soyons
surpris ! Quel plus bel exemple que le
cycle d'Ea pourrions-nous citer ici ?
Eh bien, Ashok K. Banker se pose là en
candidat déclaré au titre de nouvelle
sensation fantasy ! Se basant sur l'une des plus
célèbres légendes indiennes,
vieille de trois millénaires, l'auteur
revisite et réactualise le mythe, par le
biais d'une prose "moderne".
Et nous voilà donc embarqués dans
une lutte entre le Bien et le Mal qui, bien que
classique, se révèle tout simplement
palpitante, et ce, en partie grâce à
son univers si dépaysant. Du moins, pour
la plupart d'entre nous. Qu'il est bon donc de
se retrouver plongés dans la moiteur et
la splendeur de cette Inde de merveilles, au lieu
de supporter une énième décalcomanie
moyenâgeuse !
Mais les points positifs ne s'arrêtent pas
au cadre et à l'atmosphère qui s'en
dégage. Les personnages sont loin d'être
négligés, évitent pour la
plupart les clichés, et le lecteur s'y
attache très rapidement. On retiendra par
exemple la figure du vieux maharaja Dasaratha;
et Rama lui-même, le héros de ce
cycle, possède un réel charisme
et ne tombe pas dans le piège du "Pourquoi
moi ?" lorsque vient le temps pour lui de
s'engager.
De plus, l'auteur voit les choses en grand, et
le mot épique prend indéniablement
tout son sens avec le Ramayana, dès le
premier tome. Une ambiance d'épopée
flamboyante qui n'étouffe pas des moments
plus intimistes, traités avec le même
talent. La plume de Banker est faconde et poétique,
douce ou plus dure. Par la suite, si cela semblait
impossible, l'auteur parvient à repousser
toujours plus loin ses limites et celles de ses
personnages et des épreuves qu'ils doivent
endurer.
Et le tout sans en faire pour autant des super-héros
totalement insensibles et devenus comme inhumains
tant ils sont différents du commun des
mortels. Un petit tour de force supplémentaire,
notamment lorsque l'on songe au nombre de scènes
tout simplement stupéfiantes qui parcourent
les différents tomes. Banker croit à
fond en son histoire, sans retenue, et nous aussi
! Le saut de 13 ans à l'orée du
quatrième tome ne pertube d'ailleurs en
rien ce rythme et ces envolées.
On pourra seulement regretter quelques rebondissements
assez prévisibles - encore que... - mais
il ne faut pas oublier après tout que l'auteur
reste dans les pas du vénérable
sage Valmiki, même s'il propose aussi quelques
interprétations et modifications de son
cru. Le rythme aussi se fait parfois quelque peu
indolent, mais ce n'est pas sans charme, et cela
ne remet pas en cause pour autant la structure
et la mélodie des romans. La noirceur elle-même
peut se faire éclatante... Il n'y a pour
cela qu'à se pencher sur ce que nous réserve
l'ultime tome de cette grande saga, peut-être
le meilleur jusqu'à présent, quand
bien même certaines réactions de
tel ou tel personnage pourrait surprendre.
A noter pour conclure la présence d'un
très pratique glossaire, traduisant les
termes sanskrits que l'on retrouve au fil des
pages, ajoutant ainsi au parfum d'inédit.
Bonne idée reprise d'ailleurs par le
Pré aux Clercs dans son édition
française du cycle, qui compte actuellement
trois tomes.

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