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Parmi les grands classiques démontrant
que Tolkien n'a pas inventé la Fantasy,
La nef d'Ishtar d'Abraham Merritt tient
noblement sa place. Véritable pionnier,
l'auteur disparu en 1943, présente là
son ouvrage le plus connu, celui qui fut le plus
à même d'influencer de nombreux auteurs
par la suite...
Porté par une écriture travaillée
et volontiers poétique, on retrouve un
sens du merveilleux proche de celui de Lovecraft
lors de ses explorations des contrées du
Rêve, ou bien des écrits de Lord
Dunsany.
L'histoire en elle-même peut paraître
des plus classiques, mais il faut tenir compte
de sa date de parution originelle, en 1924. Et
même sans cette précision, il n'est
pas pour autant question de récit poussiéreux
! L'auteur nous convie à un voyage magique
et envoûtant, jouant sur une atmosphère
de mystère au parfum capiteux... Et tout
cela sans avoir besoin de milliers de pages pour
tenter péniblement d'obtenir un semblant
de style personnel...
Tout au plus, pourra-t-on reprocher de ne pas
voir toutes les pistes explorées, de même
que certains passages quelque peu figés...
Mais rien qui soit en mesure de faire oublier
les atouts de cet ouvrage et ses références,
et encore moins l'envie de le redécouvrir
si vous ne l'avez jamais connu que de réputation.
Si vous avez soif d'aventures, de rebondissements
dignes des pulps des années 30, et le tout
sans sacrifier pour autant la finesse et le soin
apportés à la forme, grâce
au talent de Merritt, un auteur qu'il ne faudrait
décidément pas omettre, sous peine
de rater un fort agréable roman.
Pour ne parler présentement que de celui-ci
!

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