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A propos de
la Mosaïque de Sarance,
il s'agit du dernier roman en date de Kay
édité chez nous. Alors, continue-t-il
par exemple dans la veine des Lions
d'Al-Rassan, ou revient-il vers des eaux
plus connues d'une Fantasy classique, à
l'image de Fionavar
?
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La
Mosaïque de Sarance, le Chemin de Sarance
:
" Sarance est la cité d'or : sacrée
aux yeux des fidèles, glorifiée par ses
poètes, elle est un joyau universel, au
c¿ur d'un empire. Mais les fondations de
cet empire s'élèvent sur les ruines d'un
ordre plus ancien, aux confins de l'Ouest,
et derrière la magnifique façade de la cité
se cache un monde d'intrigues et de conspirations.
L'empereur Valérius II de Sarance et sa
brillante épouse doivent en même temps lutter
contre les païens à l'Est, les tribus barbares
de l'Ouest et du Nord, et faire face aux
complots au sein même de leur cour. Sagace
autant qu'ambitieux, l'empereur cherche
à reconquérir les territoires perdus. Il
entreprend également la construction du
sanctuaire le plus somptueux que le monde
ait jamais connu. Dans le même temps, dans
les profondes forêts de lointaines provinces,
on continue de pratiquer des rites sauvages
illégaux et hérétiques. Apparaît alors Crispin.
Il entreprend un long et périlleux voyage
pour atteindre la cité des cités, ignorant
si le véritable danger réside dans le voyage
lui-même ou dans sa destination. En effet,
répondant à une assignation impériale, chargé
d'un message secret, il voyage sous une
fausse identité. D'autres hommes sont morts
pour moins que ça. Et Crispin, avant d'atteindre
Sarance, doit d'abord traverser les terres
d'élection des rites païens par une sinistre
matinée du jour des Morts..." |
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La
Mosaïque de Sarance, le Seigneur des
Empereurs :
Crispin, maître uvre de la mosaïque,
finit par arriver dans la cité légendaire
de Sarance. Son seul désir est d'exercer
son art au profit du somptueux dôme du sanctuaire
de l'empereur Valérius. Mais des rumeurs
de guerre et d'intrigues grondent, tandis
que de mystérieux feux s'allument et s'évanouissent
dans la nuit. Valérius lutte à l'Ouest contre
l'éclatement de l'empire, ce qui pourrait
avoir des conséquences directes sur la famille
de Crispin et ses amis de Varèna. D'autre
part, Crispin est obligé d'entretenir des
liens avec l'Empereur et son propre monarque
la jeune Reine Gisel, exilée à Sarance.
Bien d'autres - amis ou ennemis - compliquent
ses tentatives pour rester à l'écart. Il
semble qu'à Sarance, personne ne puisse
se soustraire aux tumultes de la cour et
de la ville. Bientôt, un autre voyageur
venu de l'Est arrive dans la cité impériale.
Rustem de Kerakek, médecin de son état,
apprend que même sauver la vie du Roi des
Rois ne suffit pas à assurer la fortune
d'un homme. Son voyage à Sarance est plus
une mission qu'une récompense, mais dès
l'instant où il en touche le sol, sa destinée
semble lui échapper. Combattant pour trouver
sa place, pour déterminer les loyautés et
équilibrer les demandes de guérison et de
mort, lui aussi sera happé par l'inextricable
réseau de la cité de Sarance. |
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Pas de suspense,
Guy Gavriel-Kay continue dans cet ouvrage sur
sa lancée des Lions
d'Al-Rassan. C'est à dire que le monde
qu'il bâtie se fonde sur une réalité
quasi-historique, tout en étant hors de
tout contexte. Si dans le roman précédemment
cité, on songeait fortement à l'Espagne
mozarabe, il serait plutôt question ici
d'une Byzance matinée de touches d'ambiance
comme parfois issus des contes des Mille et Une
Nuits.
La Fantasy n'est pas présente à
travers des dragons, des Elfes, ou de la Magie,
symboles classiques d'une certaine mythologie.
Non, elle se sent, comme un parfum qui reste dans
l'air longtemps après qu'il ait eu le temps
de se dissiper, au détour d'une description,
d'une simple remarque, qui fait basculer le récit
hors des sentiers et de toutes attaches de l'Histoire...
Et pourtant, ce roman en est digne, digne des
exploits antiques d'un Mithridate Eupator VI,
ou bien encore bien plus d'un tard d'un Justinien
rêvant de faire revivre l'Empire Romain,
lorsque l'on suit le parcours de Valérius.
Mais qu'il s'agisse d'un empereur ou de gens de
basse extraction, tous sont pris au piège
de la toile de Sarance. Et Kay
fait particulièrement bien ressortir cela,
avec délicatesse, subtilité, et
surtout, poésie. Le lecteur devient acteur,
et rêvera encore longtemps après
sa lecture de Sarance et ses merveilles, qu'elles
fussent traitresses ou non. Avec, parfois, le
luxe d'un détour par des chemins de traverse,
sans que l'intrigue principale en pâtisse
pour autant...
Bref, une franche réussite à lire
absolument ! Si l'édition Buchet-Chastel,
bien que respectueuse de l'originale, pouvait
sembler représenter un investissement de
poids, les lecteurs qui n'ont pas peur du format
poche seront ravis d'apprendre que le premier
tome sort le 17 Mai 2005 chez J'ai Lu.

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| Guy
Gavriel Kay n'échappe pas aux poncifs ou
aux phrases sans signification :
* du genre : il n'avait vu ce regard nulle part
ailleurs (quand le sénateur voit l'empereur
et l'impératrice au moment de l'insurrection)
* les courses de l'hippodrome (oser en décrire
après celle de Ben Hur !)
Le récit est trop linéaire. Le retour
en arrière lors de l'insurrection n'apporte
pas grand chose, les personnages secondaire sont
là, de nombreuses pages leur sont accordées
mais cela pèse plus sur l'histoire que
ne l'enrichit !
Si au départ je trouvais les romans de
Kay très bons (La tapisserie de Fionavar,
Les lions d'Al-Assan), je dois constater maintenant
qu'après avoir lu George R.Martin et Robin
Hobb, j'ai du mal à les finir !
David
D., le 18/08/2002

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