
|
| |
 |
| 
| |
Tome
1, Le miroir de ses rêves :
Térisa Morgan existe-t-elle vraiment
? Elle n'a personne, ni ami ni famille pour
le lui confirmer, seulement un indicible
sentiment de futilité et de transparence.
Le soir venu, elle erre seule dans son grand
appartement new-yorkais dont elle a tapissé
les murs de miroirs, vaines preuves de sa
présence. Aussi, quand Géraden
fait irruption par enchantement au beau
milieu de son salon et l'implore de le suivre
pour sauver son monde, Mordant, Térisa
obtempère : jamais personne ne lui
avait témoigné tant d'intérêt.
Plongée dans un univers qui dépasse
l'entendement - un monde où des magiciens
peuvent invoquer des dragons à travers
les miroirs, où des princesses aspirent
à prendre le pouvoir, où des
royaumes se font la guerre - Térisa,
promise à un destin hors du commun
qui l'amènera dans les plus hautes
sphères du pouvoir et de la magie,
va peu à peu découvrir qui
elle est vraiment et ce dont elle est capable. |
 |
|
|
|

| |
|
L’appel
de Mordant est un texte fascinant.
Tout d’abord par l’idée particulièrement
originale de magie qu’il introduit. Les
miroirs font des Imageurs des êtres tout-puissants,
capable de tout invoquer, depuis des créatures
démoniaques jusqu’à des catastrophes
naturelles, telles qu’avalanches, lave,
raz-de-marée. Mais l’Imagerie est
un art beaucoup plus subtil, que découvre
le lecteur au fil du récit, tandis que
Teresa et Geraden prennent peu à peu conscience
de leurs pouvoirs.
Ces deux personnages sont d’ailleurs très
intéressants. Teresa est tellement insignifiante
au début du roman qu’elle peut rapidement
énerver le lecteur par sa passivité.
Mais la manière dont sa personnalité
évolue, alors qu’elle rejette peu
à peu toutes les inhibitions provoquées
par son enfance est d’une rare cohérence.
Il en est de même de son attirance pour
ces deux personnages si dissemblables, Geraden,
l’Aspirant le plus maladroit qui ait jamais
existé, honnête, droit, touchant,
et Eremis, Maître en Imagerie et en manipulation,
dont la sensualité ne cesse de troubler
Teresa et de l’attirer dans ses rets. On
ne cesse (surtout dans le premier tome) de se
lamenter sur les erreurs ou les défaillances
de l’héroïne, mais on ne peut
s’empêcher d’admirer la maîtrise
de l’auteur dans la description de ses errements.
De même, le personnage de Joyce, roi déchu
en qui tout amateur du Seigneur des Anneaux ne
peut manquer de reconnaître un avatar de
Théoden au premier abord, et dont la personnalité
et l’abnégation ne cessent ensuite
d’émouvoir le lecteur. Lebbick, le
Gouverneur tiraillé entre son amour pour
le roi et la folie qui le guette après
la mort de sa femme, Nyln, frère de Geraden
aux allégeances douteuses, et tant d’autres
constituent une galerie de personnages réalistes
et souvent touchants.
L’histoire elle-même est très
bien menée. Echecs et réussites
des personnages principaux sont si souvent entremêlés
qu’on ne peut s’empêcher de
craindre le pire pour eux à chaque instant.
De même, les allégeances de nombreux
personnages sont suffisamment flous, et leurs
projets suffisamment subtils pour captiver le
lecteur. Si le premier tome et le début
du second sont majoritairement dominés
par les intrigues de la cour d’Orison, la
suite tient par contre de la fresque épique,
alors que les plans de chacun se dévoilent
et que Teresa et Geraden découvrent l’étendue
de leurs pouvoirs.

|
|
 |
|

|
|
 |
| Ce
cycle est un des meilleurs que j'ai lu, et j'en
ai lu pas mal.
Les personnages ne sont ni bons ni mauvais, et
sont loin d'être les "héros"
que l'on retrouve malheureusement de nos jours
dans la plupart des bouquins de fantasy. Ceux
là sont maladroits et semblent plus perdus
qu'autre chose, ils sont si étonnés
à chaque nouvelle réussite -qui
n'est cependant jamais certaine avec Davidson-
que le lecteur est tenu en haleine jusqu'à
la fin.
L'intrigue est très bien menée,
et le système de magie est en effet très
originale, plus "technique" que ceux
généralement présentés
dans les bouquins de fantasy et du coup plus interessant.
Un cycle à lire.
Hum, Cyrion??? LE Cyrion???Si c'est le cas le
monde du net est petit, et j'te passe le bonjour
l'ami! Bravo pour la critique, c'est bien écrit
et c'est véridique ;-)
Galldrenn@aol.com,
le 17/02/2005

|
|
|


|
|