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Le
baiser des ombres :
Merry Gentry est détective privée
à Los Angeles. Une détective
un peu particulière. L'agence qui
l'emploie est spécialisée
dans les dossiers étranges, elle
a pour slogan «à affaires surnaturelles,
solutions magiques». Merry est aussi
la princesse elfe disparue trois ans plus
tôt que recherchent encore tous les
paparazzi de la planète. Elle ne
veut surtout pas qu'on la retrouve, car
si elle retombait aux mains de sa tante,
la Reine de l'air et des ténèbres,
sa punition serait longue et horrible.
Tout va pourtant bien pour elle : réussite
professionnelle, vie discrète, amant
sans une goutte de sang humain... mais l'enquête
qui se présente sent mauvais.
Un membre de la cour procure à des
humains un produit magique interdit capable
de déchaîner une folie sexuelle.
Des femmes meurent de tortures et d'extase.
Même si à la cour des fées,
le sexe et la douleur vont de pair, les
accords passés avec les humains et
la Reine n'autorisent pas ce genre de contacts
entre les simples mortels et les êtres
doués de pouvoirs magiques. Plongée
au cœur même de l'enquête,
Merry est désormais l'objet d'une
traque impitoyable. Quelqu'un veut sa mort
et ses pouvoirs surnaturels ne suffiront
pas à la protéger... |
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Après
une série encore en cours dans le
domaine du Fantastique/Horreur, avec Anita
Blake, Laurell K. Hamilton demeure dans la
mouvance d'Anne Rice. Mais c'est au tour du monde
des fées et autres créatures magiques
d'être exploré.
L'auteur joue beaucoup sur l'ambiance qu'elle
instaure, urbaine, dangereuse, sulfureuse, évidemment.
Meredith, en tant que détective privé,
ne ménage pas ses efforts et fait don de
sa personne, souvent sans retenue d'ailleurs...
On tient là un personnage de forte tête,
qui ne s'en laisse pas compter, et qui n'hésite
pas à jouer de son charisme... et de ses
charmes. Bien entendu, Hamilton s'appuie un maximum
sur cet état de fait, ce qu'on pourrait
difficilement lui reprocher.
Vous vous en doutez, l'érotisme occupe
une part importante de l'intrigue, qui ne néglige
pas pour autant les manigances et autres retournements
de situation plus "politiques". La Reine
de l'air et des ténèbres n'est pas
une enfant de choeur, et le monde des elfes se
révèle souvent aussi tortueux que
cruel, l'auteur ayant replongé dans les
mythes et légendes d'autrefois, et non
pas une vision actuelle de race sage aux oreilles
pointues... Mais les fréquentes rencontres
de Merry avec la "faune locale" prennent
donc souvent une tournure plus radicale, et l'auteur
ne lui épargne pas grand chose non plus
dans ce domaine. Le parler est cru sans verser
dans la vulgarité, la passion parfois débordante,
les situations souvent déconcertantes...
Bref, une lecture à réserver tout
de même à un public averti.
Cependant, si les scènes de sexe s'enchaînent
souvent, - quoiqu'en baisse significative dans
le tome 2, et limitées dans le dernier
en date également - scènes qu'Hamilton
ne veut jamais gratuites mais au service de l'histoire,
il faut bien avouer que celle-ci affiche quelques
longueurs, voire évite de peu la confusion.
Il arrive même que l'on s'interroge sur
les tenants et aboutissants des multiples fils
de cette sensuelle tapisserie, au canevas cependant
par trop mince par endroits.
Il n'en demeure pas moins que la lecture est souvent
prenante, cet entre deux-mondes assez fascinant,
et son héroïne, autour de laquelle
papillonnent tant de prétendants, suffisamment
séduisante pour donner envie au lecteur
d'en savoir plus sur son sort. Néanmoins,
il manque toujours un peu de rigueur dans la structure
et un peu moins de passages versant dans un sentimentalisme
soap tranchant nettement avec l'atmosphère
plus sombre et élaborée qui prévaut.

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