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A l'heure -
l'an passé - où paraît en
version française les Lettres
de son camarade Tolkien, profitons-en pour découvrir
ce qui là aussi établit un parallèle
entre les deux auteurs, à savoir, les lettres
de C.S Lewis...
Divisées en deux volumes, ces lettres font
le point sur la vie de l'écrivain universitaire.
De son enfance, son séjour dans l'armée
durant la 1ere Guerre Mondiale, et ses premiers
temps d'enseignant à Oxford pour le premier
tome, en passant par tout ce qui concerne son
oeuvre, ses rapports avec le club des Inklings,
et la seconde moitié de sa vie...
Exhaustif (plus de 1000 pages chacun !), c'est
le moins que l'on puisse dire ! Passionnant ?
La plupart du temps. Si par exemple, Tolkien est
souvent évoqué là encore,
il s'avère plaisant d'en découvrir
un peu plus sur son ami, qui peut parfaitement
se tenir dans la lumière et non pas toujours
au second rang.
En parlant de second, le tome 2 se révèle
de loin le plus varié, et donc le plus
intéressant. Ces correspondants sont en
effet issus d'une frange largement plus étendue
que la seule famille de l'auteur. On découvre
ainsi par le biais de ces courriers prenant une
allure autobiographique, un homme chaleureux et
ne manquant pas d'humour !
Pour le reste, on attendait avec impatience le
gros morceau, le tome 3 de cette compilation,
The Collected Letters of C.S. Lewis, Volume
3 : Narnia, Cambridge, and Joy, 1950 - 1963.
C'est qu'en dehors de certaines allusions ou brefs
développements, il manque encore largement
de quoi développer ce qui concerne le monde
de Narnia ! Si la version américaine -
couverture ci-dessus - doit être disponible
en janvier prochain, la publication anglaise est
arrivée le mois dernier.
Et quel ouvrage ! 1700 pages, rien que ça,
le "record" est battu. Avez un Lewis
au crépuscule de sa vie, et notamment reproduit
ici son ultime courrier, écrit la veille
de sa mort. L'émotion est réelle
au fil des lettres : ainsi, quand l'auteur répond,
toujours avec respect et cordialité, aux
nombreux enfants l'ayant contacté après
avoir découvert le monde de Narnia. De
façon plus ardue mais passionnante, ses
correspondances avec J.R.R. Tolkien ou Arthur
C. Clarke n'affichent pas le même objectif
ou pertinence. Dans cette incroyable masse abordant
souvent, là encore, des registres particulièrement
divers, aussi bien théoriques que personnels,
l'amateur éclairé découvrira
des lettres inédites. Il va sans dire que
pour l'immense majorité des lecteurs, c'est
l'ensemble de cette correspondance qui l'est !
En espérant voir un jour une traduction
française, mais ce qui semble largement
hypothétique...

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