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Les
habitants du mirage :
Khalk’ru est le destructeur, le Dévoreur
de vie, le Dissolvant. Il n’est pas la Mort,
la Mort n’est qu’une partie de lui-même.
Leif est un homme d’un autre monde qui pénètre,
par hasard, dans la vallée du Mirage. Il
a alors la surprise d’être pris pour Dwayanu,
jadis le cruel prince de cette région. Dwayanu,
le seul être capable de faire descendre
Khalk’ru sur notre monde.
Bientôt Leif s’éprend d’Evalie et se dresse
contre la sorcière Lur, l’ancienne amante
de Dwayanu. Mais lorsqu’il assiste au sacrifice
rituel d’une jeune femme, sur le point d’être
mère, à la terrible divinité venue d’outre-espace,
Leif perd la maîtrise de lui-même. Dwayanu
s’empare de son esprit et, malgré la resistance
horrifiée de son hôte, évoque le dieu monstrueux.
Que pourra Leif pour sauver Evalie et son
peuple alors qu’il est lui-même habité par
leur plus terrible ennemi ? |
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Troisième livre critiqué d’Abraham
Merritt, Les habitants du Mirage
ne se démarque pas par sa singularité. L’auteur
réutilise avec brio sa recette bien particulière.
Leif est un héros bourru aux gros bras, mais prêt
à tout pour sauver sa belle. A ce stéréotype de
l’Heroic Fantasy, l’auteur a su ajouter une certaine
dose de spiritualité, de magie. Cela reste certes
minime, mais n’en constitue pas moins un plus.
La psychologie des personnages occupe donc une
part plus importante. La double personnalité (on
pourrait parler de possession) de Leif est particulièrement
bien abordée. Le coté sombre de Dwayanu donne
froid dans le dos et les sacrifices qu’il célèbre
à l’attention d’une divinité dévorante nous entraîne
dans les abîmes de la Dark Fantasy. Si les autres
personnages sont plus classiques, ils restent
cependant efficaces. Notamment Jim le cherokee
qui accompagne Leif dans son exploration. Son
coté indien, sa sagesse arrive à se faire sentir
malgré son rôle de second plan.
Pour le reste, il y a que peu de changements notables.
L’histoire débute toujours dans notre monde, à
une époque située au début du XXème siècle. Le
héros par suite d’une découverte quelconque se
retrouve emporté en un lieu préservé du passage
des années. Les habitants ont été préservés, et
c’est à ce niveau là que l’on peut faire le lien
avec la fantasy moderne et ses créatures mythiques.
La prose de l’auteur nous rappelle bien vite pourtant
que ce n’est point une œuvre actuelle. Subtil
mélange de termes sur lesquels la poussière s’accumule
depuis de longues années, utilisations de répliques
que l’on croirait sorties de l’age d’or du cinéma
en noir et blanc, le livre a une personnalité
propre, loin des conventions actuelles.
En conclusion, Les habitants du mirage
est de loin le plus abouti des romans de Merritt.
Plus complet, plus fignolé que les précédents,
l’œuvre se révèle très plaisante à lire. Elle
constituera un très bon choix pour quelqu’un qui
recherche un livre classique sans l’être.

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