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Le crépuscule des géants :
« L’océan profond est
gardé par des monstres terrifiants,
et se termine sur un gouffre sans fond,
où ont été projetés
les dieux maudits qui jadis régnaient
sur le monde ! »
Ainsi parlent les légendes.
Demi-dieu doté du pouvoir de la réincarnation,
Astyan refuse de croire à l’engloutissement
de l’Atlantide, qu’il pense
avoir quittée quelques décennies
plus tôt. Plus que tout il désire
retrouver la belle Anéa, qui régnait
à ses côtés sur Poséidonia.
Mais, bien plus infranchissable que le plus
terrible des océans, un gouffre de
temps le sépare de l’Archipel
des Atlantes. La traversée de la
« Grande Mer » nécessite
la construction d’un navire fabuleux.
Le Destin, qui se joue aussi bien des humains
que des dieux, semble le détourner
de sa quête désespérée.
Les multiples aventures qui l’attendent
dans le royaume étrange de Leoness
lui réservent d’innombrables
surprises, dont la plus étonnante
prend le visage d’Attalante, la belle
chasseresse. Sera-t-il assez puissant pour
vaincre la malédiction qui pèse
sur elle ?
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Autre grande saga
du prolifique Bernard
Simonay, Les Enfants de l'Atlantide
sont désormais réédités
chez Points, en format poche, avec un
premier tome paru la semaine passée, cf
la couverture choisie pour illustrer notre page,
et les trois suivants prévus tout au long
de l'année, à deux mois d'intervalle.
Grand cycle d'aventure, avec tous les ingrédients
voulus, tenu à bout de bras avec une vraie
science du genre par l'auteur, il est difficile
de ne pas se laisser emporter par le tourbillon
des évènements auquel nous assistons
à défaut d'y prendre part. Les personnages
sont souvent de nature plutôt simple, mais
bien taillés, et la plupart se révèlent
rapidement attachants, ou au contraire faciles
à détester.
Concernant l'univers, l'auteur fait parfois le
grand écart, les liens entre les différents
volumes étant parfois assez distendus,
entre un Le Prince Déchu mêlant
un certain nombre de faits historiques à
sa prose, quand à d'autres moments, Simonay
laisse avant tout parler son imagination et/ou
nous propose des bonds dans le temps (Avec le
quatrième tome par exemple). Il faut dire
qu'on peut même les lire séparément.
L'auteur est en tout cas réellement passionné
par son sujet et ses thématiques, et cela
se sent, sans contestation aucune. Au lecteur
d'y souscrire avec le même engouement, notamment
sur le plan de l'écologie, ou pas, mais
difficile de lui reprocher.
Quoiqu'il en soit, ambitieuse et érudite,
la fresque élaborée par Simonay
sur un fertile terreau mythologique devrait contenter
la majorité des lecteurs, quand bien même
on rate parfois de peu les sommets pour une question
de subtilité, les messages revendiqués
pouvant paraître aux yeux de certains un
peu trop appuyés, gâchant un peu
l'intrigue pure...
Mais cela n'empêche en rien de rêver
à cette Atlantide qui nourrit nos songes
depuis des siècles et des siècles.

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