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Nous avons déjà
eu l'occasion de le dire à plusieurs reprises,
les livres de fond sur la Fantasy, et encore plus
ceux portant sur un auteur précis, demeurent
rares, surtout en français. J.R.R Tolkien
y échappe, et c'est finalement aussi le
cas pour Lewis.
Mais jusqu'à présent, l'offre concernait
essentiellement des traductions de ses ouvrages
traitant de la religion chrétienne.
Ce n'est plus le cas ici ! En trois grands segments,
Philippe Maxence fait le tour du monde de Narnia,
démontrant, s'il en était besoin,
qu'une histoire s'adressant de prime abord à
des enfants ne manque pas pour autant de profondeur.
La partie au développement le plus important
n'est autre que la seconde, celle concernant les
"reflets chrétiens" perçus
au fil des tomes. Si c'est sans doute également
la plus intéressante, il faut bien avouer
que l'auteur - même s'il reconnaît
toujours les occasions où il s'avance sans
filet - se laisse aller à quelques interprétations
demeurant justement impossibles à prouver
(ou infirmer, de fait). Certains passages peuvent
aussi prêter à discussion quant à
leur réel intérêt, comme tout
ce qui touche aux sept pêchés capitaux.
Peu nombreux sont les ouvrages où de toute
manière il ne serait pas possible de les
pointer du doigt l'un après l'autre. Toutefois,
dans l'ensemble, Maxence fait preuve d'une solide
argumentation et d'une érudition à
toutes épreuves. Et use d'un recul tout
à fait approprié, quand bien même
l'on aura donc l'occasion de tiquer une ou deux
fois.
On appréciera également la troisième
et dernière partie de cette étude,
tout simplement un lexique. Un lexique, est-ce
tout ? Peut-être, mais finalement, le lecteur
n'en trouvait pas avec les tomes du cycle. Et
ce dictionnaire des noms et des lieux de Narnia
est des plus agréables à consulter.
Qui est Nikabrik ? Où se trouve Felimath
? Dans quel tome évoque-t-on le Pic des
Tempêtes ? De quoi se remémorer que
Narnia, c'est un monde beaucoup plus vaste et
vivant que ce que l'on pourrait avoir gardé
en tête !
Pour tous ceux qui ne peuvent ou ne veulent toucher
aux ouvrages anglophones, voici un peu plus de
250 pages à classer dans le haut du panier.

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