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Autant le dire tout de suite,
la trilogie de la saga du roi dragon
de Stephen Lawhead
constitue un récit de fantasy initiatique classique
adressé principalement à un lectorat jeune ou
qui découvre la fantasy.
Certes, on peut créer de grands écrits à partir
d'une situation de base classique, mais en l'espèce,
j'ai plutôt eu l'impression de me trouver face
à un pâle ersatz de l'arcane des épées
de Tad Williams, du chant de la Belgariade
de David Eddings ou même du plus récent livre
des mots de J V Jones.
En effet, en dehors du héros Quentin, l'apprenti
prêtre qui devint manchot, aucun personnage ne
réussit à sortir suffisamment du lot pour transcender
le récit. De plus, les rebondissements ne parviennent
pas à surprendre totalement le lecteur, bien qu'ils
s'enchaînent logiquement et avec intérêt, notamment
dans le meilleur tome qu'est le tome 2 avec la
recherche du glaive magique. Enfin, le personnage
de Nemrod, sans saveur, constitue l'archétype
du méchant maléfique sans panache.
Cependant, ce livre recèle aussi de bonnes surprises
avec des créations originales telles que le peuple
de la forêt ou encore l'invasion de la horde de
seigneurs étrangers, dans le tome 2. L'auteur
parvient aussi à rendre ses personnages sympatiques
à défaut d'originaux, ce qui fait que le suivi
de leurs aventures ne sombre pas dans l'indigeste.
Je tiens aussi à souligner que les trois livres
sont bien écrits, dans le style simple mais imagé
de Lawhead.
Que dire pour conclure si ce n'est que si cette
saga n'annonce rien de fondamentalement nouveau,
elle peut cependant constituer un agréable intermède
entre deux lectures plus importantes. Je ne saurai
trop vous conseiller pour découvrir cet auteur
prolifique de vous tourner plutôt vers les cycles
écossais du chant d'Albion ou des croisades
celtiques, ou encore vers son très connu
cycle de Pendragon.

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