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Volume
1, Le Désir du Dieu Errant :
Au commencement étaient vingt Dieux, chacun
sur leur facette du Joyau... Puis la discorde
survint, et deux d'entre eux s'entre-tuèrent.
Et il sembla que Quar avait tout fait pour
les empêcher, aussi les autres Dieux lui
en furent-ils reconnaissants.
Tous, sauf un. Akhran, le Dieu des nomades
du désert, était persuadé que Quar était
un fourbe. Mais comment se faire écouter
? Il lui vint alors une idée, plutôt tordue,
pour sauver le monde...
Khardan et Zohra sont les enfants des chefs
de deux tribus ennemies. Aussi, quand Akhran
fait connaître sa volonté, à savoir qu'ils
doivent se marier et le rester tant que
la Rose du Prophète n'aura pas fleuri...il
y a des cris et des grincements de dents
! Mais on ne s'oppose pas à la volonté d'un
Dieu.
...oui, bon, peut-être, mais allez faire
entendre raison à Khardan et Zohra... |
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Volume
3, Le Prophète d'Akhran :
Nos trois héros, Khardan, Zohra et Matthew
"le fou" ont triomphé des adeptes de Zakhrin.
Aux portes de la mort, Khardan a voué sa
vie à Akhran. Auda Ibn Ja, le paladin, a
cru entendre Zakhrin, et il a prêté le serment
de sang avec Khardan. Quand il comprend
son erreur, il est trop tard...
Mais, tout cruel et impitoyable qu'il soit,
c'est un homme d'honneur... Il accompagne
les héros lors de leur fuite. Et il leur
reste beaucoup à faire... que ce soit sur
terre ou dans le ciel, Quar a pratiquement
gagné la partie... |
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Cette trilogie exotique est l'oeuvre
des talentueux mais inégaux écrivains Margaret
Weis et Tracy Hickman, qui sont notamment connus
pour leur ambitieux cycle des portes de la mort
ou encore pour leur saga Lancedragon,
qui n'est pas,à mon avis, leur oeuvre la plus
réussie. En tant que scénaristes de jeux de rôles
et conteurs de talents, ces deux auteurs débordent
littéralement d'imagination et ont les moyens
de mettre en application des idées très originales
avec un scénario complexe et passionnant.
C'est le cas ici avec une histoire qui se déroule
dans une ambiance des milles et une nuits qui
se centre principalement sur les nomades du désert
du Dieu Akhran mais qui adopte aussi le point
de vue d'un mage issu d'une civilisation plus
occidentale. On s'éloigne donc du monde médiéval
fantastique classique, pour laisser la place aux
senteurs piquantes du désert, aux génies logés
dans leur lampe et aux éfrits tourbillonants.
La culture des différents peuples qui y vivent
et l'ambiance orientale sont très bien retranscrites
et offrent un réel dépaysement.
L'histoire en elle-même se révèle
complexe et construite sur trois niveaux, avec
une alternance de narration. Ainsi, à la base
nous avons le Dieu Quar qui a décidé de supplanter
les autres divinités. Au plan intermédiaire nous
découvrons la guerre qui en résulte entre les
anges, djins et génies immortels, servants des
dieux. Enfin, sur le plan humain des civilisations
nous avons la guerre sainte entre les différentes
peuplades du désert qui n'est pas sans rappeler
l'invasion irrésistible des berbères d'Afrique
du nord par l'Islam au 8ème et 9ème siècle de
notre ère. Ces trois plans d'existence se superposent
et s'influencent les uns les autres pour former
un tout complexe et brillant qui laisse la part
belle au suspense pour au final permettre aux
deux auteurs de retomber admirablement sur leurs
pieds. Le point de vue du mage occidental, perdu
dans une contrée étrangère et hostile après le
massacre de ses collègues est très bien trouvé
et offre un point de vue différent qui permet
de mieux apprécier les personnages hauts en couleurs
tels que Khardan, Zora ou encore le génie Pukha
et l'ange Asrial.
L'écriture est recherchée et agréable, sans pour
autant atteindre l'érudition et la complexité
d'un Steven Erikson ou d'un Guy
Gavriel Kay.
Bien entendu, la, trilogie n'est pas exempte de
défauts. En voulant forcer certains traits de
caractères des personnages, les auteurs en ont
parfois trop fait, au point que certaines de leurs
réactions manquent de naturel, comme c'est le
cas pour Pukah. De plus, en dépit de la construction
solide et logique de leur histoire, les auteurs
ont eu recours à certaines facilités scénaristiques,
alors que l'histoire aurait pu être mieux exploitée
sur ces points.
Cependant, ne boudons pas notre plaisir car La
rose du prophète vaut vraiment la peine d'être
lu et a peu de chance de ne pas plaire. Facilement
accessible, avec une histoire originale et complexe,
dans un monde oriental bien décrit, ces trois
livres sont une invitation au voyage de la pensée
et promettent aussi bien des éclats de rire que
des moments plus tendus et poignants.
Laissez-vous donc porter par le vent brûlant du
désert !

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