|
| |
 |
| 
| Tome
2, La malédiction de l'épée :
Joram est orphelin, mais sa mère lui a toujours
affirmé qu'il est de naissance noble. Après
avoir forgé la Noirépée, il fuit à travers
les royaumes magiques avec ses trois compagnons
: Saryon le catalyste, Mosiah le magicien
et Simkin, nouvelle incarnation de Loki,
à la fois comique et fascinant : on ne sait
jamais dans quel camp il se trouve.
Joram voudrait bien savoir d'où il vient
; en attendant, sa quête le conduit à la
fille de ses rêves. Il rencontre aussi la
guérisseuse qui a accouché sa mère, et qui
lui donne une piste : il n'est pas celui
qu'il croit. Serait-ce à dire qu'il a pour
père un plébéien ? Comment après cela oserait-il
demander la main de sa bien-aimée à ses
nobles parents ?
À ce problème, il y a plusieurs solutions.
Mais le temps presse. L'évêque Vanya n'a
pas oublié la prophétie : "Il naîtra dans
la Maison Royale un enfant qui sera mort
et qui pourtant vivra, qui remourra et renaîtra.
Et quand il reviendra, il tiendra dans la
main la destruction du monde." Qui peut
bien être cet enfant mort, et que tiendra-t-il
dans la main ? L'évêque Vanya se le demande.
Il doit faire échec à la prophétie. Coûte
que coûte. |
|
 |
| Tome
4, La renaissance de l'épée :
Voilà vingt ans que le Monde Magique du
Thimhallan a été détruit par la malédiction
de l'épée ; la magie "libérée" s'est diluée
dans tout l'univers et n'a pratiquement
plus de pouvoir. Les survivants de la catastrophe
ont gagné la Terre, où beaucoup s'entassent
encore dans de mornes camps de transit,
en deuil de la magie, en deuil de l'espoir,
proscrit très loin de leur antique patrie.
Certes, il y a la seconde épée noire, fabriquée
entre-temps par Joram, qui est resté seul
dans le Thimhallan ravagé par sa faute.
Un espoir ? Oui, pour celui qui s'emparera
de cette arme destructrice. Car la secte
des Technomanciens, alliée à une race extra-humaine,
songe à l'utiliser pour conquérir l'Autre-Monde
et anéantir l'espèce humaine.
Seulement le Père Saryon, qui vit maintenant
à Oxford, se laisse persuader de retourner
au Monde Magique (ou ce qu'il en reste)
pour convaincre Joram de lui livrer sa nouvelle
épée. Dès lors s'engage un bras de fer pour
contrôler l'instrument. Enjeu : la maîtrise
de l'univers. Un univers où il n'y a plus
de magie... sauf si la seconde épée noire
est réellement magique. |
|
 |
|
|
|

| |
|
Margaret Weis et Tracy Hickman
nous gratifient une nouvelle fois avec ce cycle
d'un monde et de personnages hauts en couleurs
basés sur une idée de départ originale. Dans ce
monde ainsi créé, tous les hommes sont dotés de
magie et les très rares enfants qui s'en retrouvent
dépossédés sont exécutés à la naissance après
un test. Mais voilà, lorsqu'un de ces enfants
se retrouve être le descendant unique d'une famille
illustre, les choses se compliquent. Et quand
en plus il y a une prophétie qui l'accompagne...
Vous l'aurez compris, les deux auteurs utilisent
de nouveaux les ingrédients scénaristiques qui
leur sont chers et qui découlent notamment des
jeux de rôle auxquels ils ont participé durant
longtemps. L'histoire est basée sur le concept
de la légende du roi Arthur inversée quant au
maintien ou non de la magie et quant à l'épée.
Les personnages quant à eux sont très réussis
avec notamment le délirant Simkin (un autre avatar
de Zifnab/Zanfib/Fizban en plus jeune) ou le ténébreux
et torturé Joram. L'alternance de moments sombres
et plus légers entretient l'intérêt de lecture
et jugule habilement les émotions jusqu'au bout.
Mais à la différence de leurs très réussis cycles
des Portes
de la mort et de La
rose du prophète, ce cycle a plus de
mal à convaincre et se montre de plus moins ambitieux.
Nous pouvons en effet diviser le cycle en deux
avec les deux premiers livres, très fantasy, qui
constituent la meilleure partie avec une histoire
crédible et habilement menée, des rebondissements
surprenants et un monde original très plaisant
à découvrir. Mais l'arrivée de la Science-Fiction
dans le tome 3 brise cette harmonie et nous rapproche
de façon maladroite et brutale de la science fantasy
(sans égaler, et de loin des maîtres en la matière
comme Marion
Zimmer Bradley et Anne
MacCaffrey). Quant au tome 4, ajouté après-coup,
il s'agit sans conteste du plus mauvais des quatre
livres avec de nombreux temps morts mal exploités
qui rendent le livre peu dynamique, l'arrivée
d'une menace extraterrestre venue de nulle part,
ainsi que des personnages désabusés et sans passion
moins intéressants à suivre qui rajoutent de la
lourdeur au récit.
L'inégalité du cycle empêche donc de le classer
dans les meilleures créations des deux auteurs,
mais l'idée de base est originale et mérite d'être
explorée. A tout le moins, il est tout à fait
possible de ne lire que les deux premiers livres
qui sont bien meilleurs avec une fin plus qu'acceptable
à la fin du deuxième. Après, comme le font les
auteurs, laissez courir votre imagination.

|
|
 |
|


|
|