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Tome
5, Annihilation :
"Le chaos règne plus
que jamais parmi le peuple de
la Reine-Araignée. Duels
et combats magiques s'enchaînent
entre des personnages plus perfides
et plus maléfiques les
uns que les autres... car certains,
intrépides entre tous,
osent s'aventurer dans les Abysses
mêmes, en quête
de réponses, et surtout
à la recherche de Lolth
en personne ! Gromph, l'archimage
de Menzoberranzan, est à
nouveau en butte à Dyrr,
la lyche infernale et Pharau
retrouve brièvement le
démon alu. Danifae risque
de gagner enfin sa liberté
alors que la prêtresse
Quenthel, elle, est bien près
de succomber aux assauts insidieux
de son arme douée de
conscience... Mais s'ils ont
réussi à survivre
à la chute de Ched Nasad
et aux ruines infestées
de démons de Myth Drannor,
nos sombres héros vont
redécouvrir à
quel point les périls
d'Ombre-Terre sont dérisoires
comparés aux abîmes
démoniaques ! Et en fait
de vérité, ils
pourraient bien être finalement
confrontés à l'Annihilation
suprême !" |
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Avec
La Guerre de la Reine-Araignée,
voici une ambitieuse saga en six volumes,
publiée entre 2002 et 2005 aux
Etats-Unis, six romans tous chapeautés
par nul autre que R.A
Salvatore, la pointure entre toutes
des Royaumes Oubliés, que
l'on préfère souvent laisser
ainsi, oubliés.
Quand autant d'auteurs se retrouvent
à se partager la plume de tome
en tome, une première chose saute
aux yeux : le manque de cohésion
de l'ensemble, porté par un style
qui se révèle donc des
plus variables. A ce petit jeu, si le
tome 4 se distingue quelque peu, le
passe-partout est de rigueur, et ce
ne sont pas les interventions de Salvatore,
par exemple à l'oeuvre dans le
prologue de ce même tome 4, qui
attiseront la curiosité du lecteur.
Mais aussi épique que se récit
voudrait l'être, aussi plaisantes
que soient les couvertures de Brom,
pour ceux qui apprécient le genre,
il ne suffit pas de sortir "l'artillerie
lourde" en magie et de parier sur
le charisme des elfes noirs face à
une menace capable de tout emporter
sur son passage pour obtenir une bonne
histoire. L'intrigue, malgré
ce qui se veut de la noirceur à
tous les étages est le plus souvent
cousue de fil blanc, et les personnages
ne rattrapent en rien un scénario
défaillant : leurs réactions
sont souvent étranges, voire
totalement surprenantes tant les protagonistes
se montrent manichéens (surtout
les représentants du "Bien",
de plus en plus stupides...), ce qui
nous donne donc une psychologie relativeement
limitée, même si de roman
en roman, c'est davantage la carte de
l'action qui entre en jeu. Pour le coup,
l'excuse d'un monde dominé par
les forces du Chaos servirait presque
de prétexte valable, dans ce
domaine comme un autre.
Ajoutons à cela le jeu des sept
erreurs, et nous sommes gentils en nous
en tenant à sept... Des maisons
changent de numéro, des personnages
réapparaissent sans explication,
un personnage vomi son repas alors qu'il
a pourtant en principe changer de corps
avec un autre, etc, etc... Mais où
est donc passé Salvatore, ou
une quelconque équipe éditoriale,
chargée de relever en principe
de telles bourdes, quand il ne s'agit
pas d'incohérences pures et simples.
On se le demande encore...
Au final, pas de mystère : avec
une histoire qui, en prime, ne fait
à dire vrai pas vraiment évoluer
les choses par rapport à son
point de départ, il n'y a justement
pas grand chose à sauver de cette
séquence en six actes. A moins
d'apprécier tout particulièrement
l'univers des Royaumes et plus précisément
les drows, cette guerre ne pourra décémment
pas faire illusion au-delà d'un
premier tome qui savait encore maintenir
un semblant de suspense et de justesse,
avant que tout cela ne disparaisse en
dehors de rares sursauts.

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