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Pour peu que vous
appréciez l'entomologie et donc les termites
(géantes !) en vedette ici, ce roman devrait
vous plaire !
Au-delà de cette boutade, ce récit
au cadre franchement post-apocalyptique - ce qui
n'est pas si courant en Fantasy - et sans réelle
"magie", captive rapidement le lecteur,
même si les premières
pages ne sont pas forcément à
la hauteur de ce qui suit. Christian Charrière
semble hésiter entre plusieurs approches,
avant de trouver le ton qui nous poursuivra ensuite
jusqu'au bout de ce voyage vers Paris, le long
de l'A6 désormais disparue.
Une fois entré dans la forêt en question,
difficile de ne pas se laisser bercer par l'ambiance
que l'auteur parvient à distiller, avec
son mécanisme d'exploration et de traque
entre héros et ennemis. Trouvailles en
tous genres, quête initiatique qui prend
forme pas à pas, mystère de ce qui
nous attend au bout du chemin, ou pas...
Si le qualificatif de "Tolkien français"
que l'on trouve en quatrième de couverture
paraît quoi qu'il en soit du domaine de
la pure promotion, le rapport à la Nature
et sa mise en valeur commune, à travers
donc cette forêt envoûtante, est toutefois
évident.
Dommage par contre, à la relecture, que
certaines touches d'humour perdent toute saveur
à force de répétition, sans
compter que la seconde moitié du roman
se perd lentement sur ses propres sentes, l'intérêt
du lecteur pour ce voyage pourtant véritablement
iconoclaste diminue assez nettement.
Toutefois, ce roman, culte pour certains, n'en
demeure pas moins très plaisant notamment
de par sa plume alerte, et de plus volontiers
dépaysant, des qualités qui ne sont
pas l'apanage de toutes les sorties du moment
!
Avec une forêt aux frondaisons vibrantes,
qui ne devrait pas vous laisser indifférente...

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