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A nouveau, Les
moutons électriques prouvent leur
attachement à Thomas
Burnett Swann, en éditant deux romans
en un, dont un paru uniquement de façon
posthume, et là encore, alors que toute
VO est devenue inexistante. Avec Le
Phénix Vert, nous obtenons ainsi
La trilogie du Latium.
Tous les ingrédients d'un roman de l'auteur
sont présents : une plume riche et poétique,
un cadre antique peuplé de légendes,
des conflits déchirant les êtres,
souvent dictée par le poids de la passion
et de l'Histoire... Le parallèle avec Le
Phénix... est donc plus qu'évident,
et ne vous attendez pas à une rupture de
ton.
Swann est un maître quand il s'agit de nous
réécrire l'histoire, ou même
le mythe, avec magie et poésie, mais sans
oublier pour autant la fureur et la violence qui
vont souvent de pair avec d'extraordinaires destins.
Si les deux romans se révèlent une
nouvelle fois assez courts - on atteint les 250
pages au total... - ils se complètement
parfaitement, et il faut souligner la traduction
appliquée de Patrick Marcel, ainsi que
le soin extrême apporté à
l'ouvrage, de la part de l'appliquée et
vaillante petite maison d'édition.
On ne peut donc que saluer cette sortie, et vous
encourager, en cette période de nombreuses
publications ayant souvent recours aux vieux pots
pour cuisiner leur soupe, à oser la différence,
quand bien même provient-elle justement
d'un auteur quasi-oublié !
Découvrez ou redécouvrez cette petite
merveille.

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