|
|
|
 |
|

|
|
L'Art de
la fantasy érotique :
La fantasy a son art, qui se décline aussi sur le mode érotique.
Aly Fell et Duddlebug ont eu l'idée de demander à des
dessinateurs et graphistes reconnus, comme Patrick Reilly, Cyril Van
Der Haegen, Jim Burns, Stephen Hickman, etc., mais aussi à de
jeunes talents, de mettre en forme leur vision érotique de la
femme. Ce livre, haut en couleur, réunit ainsi des
illustrations, uniques et exclusives pour certaines, au travers
desquelles s'expriment les idées et atmosphères
graphiques les plus fortes, libres de toute censure.
Un album rare pour amateurs d'art graphique et de fantasy.
|
 |
|
|
|

|
|
|
Sur le principe d’un autre ouvrage d’illustrations déjà publié par Le Pré aux Clercs (L'Art de la Fantasy), l’éditeur publie ici un recueil chapeauté par Aly Fell.
Voilà un sujet difficile : en effet, comme le rappelle les
auteurs, la frontière entre érotisme et pornographie est
parfois mince et mouvante, mais pas de faux semblant ici : il est
question du premier, pas de la seconde. Et croyez bien que les
réticences affichées n’ont rien à voir avec
ce choix !
Jouez la carte d’illustrations plus crues aurait forcément
pu pénaliser l’ouvrage et sa mise en avant. Toujours
est-il que le principal problème de ce recueil vient du choix
des illustrations. Classées en six catégories
principales, toutes finissent par décevoir, malgré une
couverture des plus réussies.
S’il est toujours intéressant de découvrir de
nouveaux artistes, la sélection offerte ici, qui fait la part
belle aux arts numériques, ne se révèle pas
franchement convaincantes. Bien entendu, à chacun sa
sensibilité, mais difficile de nier la présence
d’une majorité de compositions bien peu originales, sur le
fond comme sur la forme.
Malgré l’usage de techniques et de styles graphiques
plutôt variés, l’étincelle vient rarement.
Certaines illustrations manquent tout simplement de goût,
d’autres révèlent des maladresses tout de
même gênantes dans le cadre d’une telle publication.
Notons aussi que l’érotisme semble se décliner
uniquement du point de vue féminin, puisque difficile de se
souvenir d’un homme se dénudant ici. Tout juste
compte-t-on quelques démons pour accompagner de méchantes
sorcières…
Bref, difficile d’échapper aux clichés
inhérents à ce genre d’illustrations. Et
malheureusement, on ne peut pas réellement compter sur le talent
des artistes réunis pour l’occasion, cette
sélection se montrant par trop inégale. Voir
évoquer le préraphaélisme du 19e siècle a
quelque chose de… surprenant, à tout le moins.
Une déception, même si l’ouvrage en lui-même
est soigné sur la forme et l’édition, justifiant
son prix de près de 30 euros.

|
|
 |
|

|