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Auteurs, E-mail : Gillossen
Dernière Mise à jour : 13/08/2001
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La Tapisserie de Fiovanar est considérée par beaucoup comme une oeuvre véritablement importante de la Fantasy, et un premier coup de maître pour son auteur. Mais sans doute pas au sommet non plus...

   

L'Arbre de l'Eté :
Dave, Kim, Jennifer, Kevin et Paul sont étudiants à Toronto. Une petite vie bien réglée, un avenir tout tracé. Jusqu'au jour où, alors qu'ils sont venus assister à une conférence, ils se retrouvent projetés en Fionavar, le Grand Univers dont le nôtre n'est qu'une ombre bien pâle ! Malgré la protection de Mantel d'Argent le magicien, ils sont aussitôt pris dans les premières escarmouches de la guerre qui oppose les forces des Lumières à celles des Ténèbres. Car Rakoth Maugrim, le dieu renégat, a trouvé moyen de se libérer de sa prison millénaire.

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Le Feu Vagabond :
Après tant d'aventures dans un monde parallèle, le retour à la vie estudiantine n'est pas aisé. Kim, devenue Grande Prophétesse du Brennin, n'attend qu'un rêve pour regagner cette dimension où se joue le sort de tous les Univers. Qui d'autre qu'Arthur Pendragon, le roi légendaire de la Table Ronde, pourrait lui venir en aide ? Car sur le métier du grand tisserand de l'univers, le présent et le passé s'entremêlent afin que malédictions et destinées s'accomplissent...

   
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La Voie Obscure :
Dans le monde de Fionavar, tout semble perdu pour l'armée des Lumières : le pouvoir de Rakoth Maugrim, le dieu renégat, ne cesse de s'accroître. Kim, Dave, Jennifer, Kevin et Paul vont être plongés dans une guerre dévastatrice opposant forces du Bien et du Mal. Apothéose ou Apocalypse ? Après L'arbre d'été et Le feu vagabond, cette superbe trilogie s'achève sur un bouquet final d'une grandiose et surprenante richesse. Les deux premiers tomes de La Tapisserie de Fionavar ont haussé cette trilogie au rang des chefs-d'oeuvre de la fantasy contemporaine. Dans La Voie Obscure, la trame complexe de l'intrigue élaborée dans L'Arbre de l'Eté et dans Le Feu Vagabond s'achève sur un bouquet final d'une grandiose et surprenante richesse. Les cinq héros de notre univers, plongés dans une guerre dévastatrice opposant forces du bien et du mal, affrontent à présent la dernière bataille, celle au terme de laquelle le redoutable Rakoth Maugrim, enfin vaincu après plusieurs engagements titanesques, devra subir son ultime défaite.

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Assez convenu... Une intrigue des plus classiques... On rend des hommages plus ou moins appuyés aux meilleures sagas, ce qui n'étonne pas, étant donné le travail de l'auteur sur l'oeuvre de Tolkien...
Aucun domaine n'est plus exploité qu'un autre pour acquérir une véritable démarcation face à d'autres ouvrages, si ce n'est évidemment le passage d'un groupe de personnages venus de notre monde et découvrant un autre univers, où, bien sûr, ils se révèleront à eux-mêmes.
Vous l'aurez deviné, je n'apprécie pas particulièrement cette trilogie. Mais elle demeure suffisamment solide pour ne pas faire tâche dans votre bibliothèque. En fait, si le style de Kay n'est pas désagréable, loin de là même, tout ceci demeure trop souvent bien trop classique, il n' y a pas assez d'originalité (dans son déroulement), voilà, le principal défaut.

Fantastique, démentiel, il réussit à renouveler le genre héroic fantasy en y introduisant des personnages de nos jours tout en bourrant son récit de trouvailles, de surprises permanentes, bref du jamais lu.... est-ce l'esprit de tolkien qui est entré en lui ???

Darricarrere, le 09/05/2001

Si l'intrigue est effectivement classique dans ses grandes lignes, je ne considère pas ceci comme un si grand défaut. L'originalité littéraire ne provient pas avant tout de la trame des événements, mais de l'invention de la vie des personnages, de leur richesse psychologique, des impressions et des sentiments que le texte éveille chez le lecteur.

L'une des réussites de Kay est justement de ne pas s'être enfermé dans un seul élément de fantasy et d'en avoir conjugué les aspects : la coexistence de plusieurs mondes, le pouvoir des mages (qui tirent leur puissance de leur source, c'est-à-dire d'une personne qui leur est liée à vie, sorte de réservoir d'énergie), la magie de la terre (sanglante et primitive), la force de la Lumière, l'intervention des dieux et des andains (demi-dieux), l'oniromancie des prophétesses, le retour provisoire des morts, les pouvoirs pacifiques des Paraïko (géants que l'on croyait disparus), la symbiose avec la nature des Dalreï (peuple nomade, aux traits parfois proches des indiens d'Amérique), les pouvoirs terrifiants et maléfiques du Dévastateur, etc.
Mais cette diversité de pouvoirs n'éparpille pas l'intérêt de l'ouvre. Si Kay s'en était tenu, par exemple, au seul pouvoir des mages, il en aurait probablement abusé ; c'est alors que son oeuvre se serait rapidement essoufflée. Il a, au contraire, réussi à disposer ces pouvoirs, à faire jouer leurs oppositions et leurs alliances, en variant et en entremêlant les différents fils directeurs. C'est une tapisserie, à proprement parler :
la trame narrative n'aurait pas pu se constituer sans cette richesse. Par conséquent, que l'un des éléments faëriques ne supplante pas les autres est le gage de la bonne tenue de l'ensemble. Kay a tissé une Tapisserie, tant dans le fond que dans la forme. C'est là, à mon avis, son originalité, qui démarque précisément sa trilogie des autres ouvrages.

En fait, je m'attendais, avant de commencer la lecture, à une histoire et un univers beaucoup plus proches du Légendaire de Tolkien. Certes les lios alfar et les svart alfar (qui ne sont pas, à ce propos, les plus intéressants dans l'histoire) correspondent aux Elfes et aux Orques, certes Rakoth Maugrim est le jumeau de Morgoth, mais la correspondance ne va guère plus loin.
Kay sait peindre la souffrance, due au fait que tout pouvoir est à doublen tranchant. Chaque acte se paie. Les cinq personnages canadiens qui découvrent le monde de Fionavar l'apprennent, chacun à sa manière - mais toujours douloureusement.

Pour ceux qui auraient envie de lire cette trilogie, arrêtez-vous-là, car je vais parler d'éléments qu'il est plus agréable, je crois, de découvrir au fil de la lecture ;-)

La longue agonie de Paul sur l'Arbre de l'Eté est terrible, lancinante et émouvante. Le viol de Jennifer (tant physique que moral) est d'une rare brutalité : on en sort brisé. Le sacrifice de Kevin, en revanche, unit tellement l'amour et la mort que cela semble inéluctable. On pourrait aussi revenir sur le prix qu'exige tout usage de la magie (la Chasse d'Owein, apocalyptique, m'a saisi par sa violence d'autant plus glaciale qu'elle est dépourvue de haine).
Mais à cette souffrance répond l'amour (sans mièvrerie aucune). Si les sacrifices par amour sont légion en littérature (et ailleurs), le lien qui unit le mage et sa source suit des règles subtiles. Les relations psychologiques entre Arthur, Geneviève et Lancelot n'ont rien de banal, même si on pense les connaître depuis fort longtemps. La longue prise de conscience de Paul au sujet de son contrôle excessif de ses sentiments parcourt l'ouvre, et le fait évoluer plusieurs fois. L'amitié fraternelle et guerrière entre les deux Dalreï, Torc et Levon, et Dave (qui devient Davor à la Hache) est une source de joie au milieu des batailles.

Cette ambivalence est mise en lumière dans le poignard de Lökdal : "Qui frappe sans amour périra à coup sûr. Qui meurt avec amour fera présent de son âme à qui est marqué du dessin gravé sur le manche de ce poignard". Il ne pouvait que parvenir entre les mains de Darien, l'enfant chaotique (à plus d'un sens), en quête de lui-même, qui apportera le dénouement.

Enfin, au delà de tous ces enjeux, Kay a su tisser des personnages et des peuples hauts en couleurs. Diarmuid est flamboyant (c'est peut-être celui que j'ai pris le plus de plaisir à voir évoluer), et la scène de l'accueil fait au roi du Cathal est savoureuse. Kay nous donne le temps d'apprécier la culture des Dalreï (peuple nomade de la Plaine) et celle des Nains (guerriers et artisans des Montagnes, davantage mis en valeur que chez Tolkien). On est loin des clichés habituels, car on a l'occasion d'entrer dans la complexité des rituels et de l'honneur de ces peuples. Le récit ménage également des respirations où transparaît une certaine douceur : Fionavar n'est pas un monde plat, sans âme : le lecteur y entre en même temps que les cinq canadiens et prend plaisir à le parcourir.

Bref, mon avis est loin d'être tiède : la Tapisserie de Fionavar est digne de figurer parmi les meilleurs ouvrages de Fantasy :-)

Fangorn, le 13/08/2001

Vous qui voulez vous lancer dans la lecture d'un roman de fantasy mais qui ne savez pas par où commencer, arrêtez-vous sur cette page consacrée à la tapisserie de fionavar, car vous avez trouvé votre bonheur.

En effet, je suis un lecteur de science fiction depuis quelques années mais je ne m'étais jamais trop intéressé à la fantasy jusqu'au "Seigneur de anneaux" que j'ai adoré. Cependant, je reprocherai à l'oeuvre de Tolkien une certaine lenteur et souci du détail qui ont l'avantage de "créer un monde" mais qui éloignent parfois le lecteur des personnages (c'est mon avis et il n'engage que moi). Ensuite, je me suis lancé dans la lecture de la tapisserie de fionavar. Et ce fut la révélation : comment ne m'étais-je jamais intéressé à la fantasy avant! Quel bonheur, quel plaisir de lire la tapisserie.

La tapisserie de Fionavar s'inspire fortement du Seigneur des anneaux et en réunit les qualités primordiales, mais Kay y apporte une action plus rapide et une plus grande profondeur dans la description de la psychologie des personnages.

Par ailleurs, Kay introduit le theme du sexe dans sa trilogie, ce qui humanise les protagonistes, les rendant plus proche de nous car moins angéliques, moins purs que les personnages de Tolkien. Ainsi Kay a tout fait pour que l'on s'identifie rapidement à ces héros, ce qui nous causent, je vous le garantit, une réelle et grande peine lorsque Kay "tue" l'un d'eux.

En conclusion, même si Kay n'a pas fait dans l'originalité, il a su créer une trilogie que vous ne lacherer pas avant d'en avoir vu la fin, et une fois la dernière page tournée, les héros dépeints par Kay vous manquerons cruellement et vous regretterez qu'il n'ait pas plutôt écrit une quadrilogie, voire une pentalogie

Ludo, le 12/04/2002

Je n'ai pas lu toute la trilogie, mais vraiment, j'ai été décu. Je ne me souviens plus bien de l'histoire, et pourtant je n'e l'ai pas lu il ya longtemps (c'est vous dire s'il ma marqué) Bref, les personnages me semble tiré d'une sitcom, et l'histoire n'a rien d'original. Ce n'est pas un mauvais livre, c'est même pas mal mais la personne qui me l'a fait lire m'en avait dit énormement de bien et j'ai été très décu.

Boebis, le 13/08/2002

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