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Le meilleur roman
de son auteur, Raymond
E. Feist, voilà ce qu'on nous affirme
en quatrième de couverture.
Une chose est sûre en tous les cas, ce n'est
pas le pire !
Pourtant, tout commence de façon très
classique dans ce roman de fantasy tirant sur
le thriller et l'épouvante : une famille
"de la ville" s'installe dans une vieille
demeure mystérieuse, les êtres peuplant
nos mythes et légendes existent bel et
bien et ne sont pas aussi gentils que ce qu'ils
sont devenus dans les contes que l'on sert de
nos jours aux enfants, la tension et la peur montent
par petites touches...
Rien de bien original donc, surtout quand l'auteur
use de ce genre de ficelles dignes de certaines
séries B horrifiques, quand par ailleurs
le roman dispense quelques piques à intervalles
réguliers sur le métier de scénaristes
à Hollywood...
Et pourtant ! Quand le roman tombe des mains lors
d'un énième tome sans saveur de
Krondor, ici, l'attention du lecteur est maintenant
éveillée à 100%. Passage
d'un personnage à l'autre, brusques interruptions,
plongée dans le mystère et la terreur
pure de certains protagonistes, maîtrise
du folklore irlandais, savant dosage du suspense...
On pourra toujours regretter certains effets ou
"conventions" - si les scènes
avec Gabbie aux prises avec de "primaires
pulsions" sont réussies, c'est évidemment
à une femme que cela arrive, un certain
sens du happy-end quoi qu'il arrive... - mais
Feist signait là un roman effectivement
pourvu de grandes qualités, particulièrement
efficace et bien troussé, et qui pour le
coup aurait très bien pu donner un long-métrage
pour le cinéma.
Une lecture pas forcément indispensable,
mais plus que recommandable, et ce même
si Feist vous insupporte d'ordinaire, ce qui n'est
pas loin d'être justement le cas de votre
serviteur.

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