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Voici un cycle (de
taille déjà conséquente ;
12 volumes en tout) qui date des années
70 préfigurant tout un pan de la Fantasy
des années 80 et même une bonne partie
de celle de nos jours, la "high fantasy".
Signé Katherine
Kurtz les Derynis ont été
publiés chez Press Pocket.
Chroniques des Derynis
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Le
Réveil des Magiciens (1970,
traduction 1994) :
Dans l'excitation d'une chasse à
courre, le roi Brion d'Haldane sent une
main invisible lui broyer le coeur. En apparence,
il a eu un malaise mortel. Mais quelqu'un,
dans l'ombre, travaille à l'extinction
de sa lignée, à la subversion
de son royaume, à l'asservissement
de son peuple.
Kelson, le jeune fils du roi, se retrouve
seul pour recueillir son héritage.
Les assassins ont le champ libre : les couloirs
secrets d'une citadelle de pierre aux cryptes
enchâsséees dans les sous-sols
d'une cathédrale, ils vont tuer des
innocents, violer des sépultures,
évoquer des monstres...
Jusqu'au réveil des Derynis, ces
sorciers craints et haïs pour leurs
pouvoirs magiques, pourchassés par
l'Eglise, mais fidèles au roi et
au ruoyaume, et capables d'aller jusqu'à
la mort pour défendre leurs idéaux.
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La
Chasse aux Magiciens (1973, traduction
Calmann-Lévy 1974)
Un guérisseur, Warin de Grey, se
croit envoyé par Dieu pour exterminer
les Derynis et ceux qui les soutiennent.
Seigneur d'une troupe de gueux, héros
du petit peuple des villages, il finit par
ébranler le pouvoir du jeune duc
Alaric Morgan.
Or Alaric est le champion du roi Kelson,
qui vient de monter sur le trône de
ses pères, et dont les ennemis n'ont
pas désarmé. L'évêque
Loris, obsédé par la haine
qu'il voue aux magiciens, veut entraîner
toute l'Eglise du royaume dans une chasse
meurtrière. Pour lui, la rébellion
de Warin est une occasion inespérée.
La magie est la meilleure et la pire des
choses : une vieille sorcière à
moitié folle va jeter un sort monstrueux
contre deux jeunes fiancés. L'évêque
n'a pas tous les torts. Mais pourquoi diable
ce saint homme est-il si avide de massacres
? L'amour, la rage, la mort forment le piège
fatal où se débattent les
Derynis traqués.
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Le
Triomphe des Magiciens (1973, traduction
1995) :
Kelson, le jeune roi de Gwynedd, est en
grand péril. Alaric Morgan et Duncan
McLain, ses amis fidèles, ont été
excommuniés par des évêques
félons et doivent se cacher pour
le servir. Le duché d'Alaric est
frappé d'interdit ; ses campagnes
sont livrées aux bandes de Warin
de Grey, ce guérisseur fanatique
qui se croit chargé par Dieu d'exterminer
les Derynis. Kelson et son royaume sont
menacés du même sort.
Mais Wencit, roi de Torenth, rassemble ses
armées pour frapper Gwynedd dès
que les cols deviendront praticables. Le
temps n'est plus aux querelles : Kelson
doit sauver son royaume, rallier les évêques,
restaurer l'unité de son peuple.
Dans l'ombre de mystérieux conseils
se décide le sort des onze royaumes.
Chacun poursuit ses propres fins, quitte
à trahir et à tuer pour les
atteindre. Les vies d'Alaric et de Duncan
sont en jeu sans qu'ils le sachent. Pour
échapper aux maléfices des
magiciens, ils devront aller jusqu'au bout
de leurs pouvoirs et de leur courage.
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Histoires du Roi Kelson
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Le
Bâtard de l'Evêque (1984,
traduction 1997):
La guerre est finie, mais la trahison couve
au royaume de Gwynedd et Kelson va devoir
reprendre les armes pour défendre
sa couronne. Il peut compter sur deux Derynis
: Morgan le magicien, Duncan le futur évêque.
Mais ses ennemis sont innombrables et prêts
à tout : l'ex-primat de Gwynedd,
emprisonné pour haute trahison ;
nobles de Méara, isolés par
l'hiver, réclamant l'indépendance.
Chacun voit en l'autre un hérétique
à brûler, un tueur à
abattre à toutes fins utiles, et
la lutte sera âpre et sans pitié
dans des paysages où la neige se
mêle de boue et de sang. Pour que
Gwynedd survive, pour que les races restent
en paix, le roi Kelson doit encaisser les
coups et les rendre, oh oui ! les rendre
au centuple.
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La
Justice du Roi (1985, traduction
1997) :
Entre l'armée de l'évêque
Duncan, duc de Cassan, qui arrive du nord,
et celle de Kelson, roi de Gwynedd, qui
vient de l'est au travers de cols encore
enneigés, les dents de la tenaille
se referment sur le vide. Le chasseur devient
proie. Duncan se trouve bientôt acculé
devant des armées surgies de nulle
part. Fait prisonnier, il ne peut espérer
aucune pitié. Pour Loris, l'archevêque
renégat, il n'est qu'un Deryni, sacrilège
dans sa foi et dans son titre, et ne mérite
que la souffrance. au bout du chemin, il
y a la justice rendue par le vainqueur,
la torture, la mort brutale, douloureuse...
Alors, tandis que Kelson et Morgan avancent
à marches forcées pour tenter
de répondre aux appels magiques lancés
par Dhugal, le fils bâtard de Duncan,
miraculeusement échappé aux
soldats ennemis, l'évêque Deryni
va entamer un long calvaire. et quand sur
son bûcher il croira sa fin venue,
se déchaîneront autour de lui
les armées rebelles enfin dévoilées,
dans un déluge de fer, de feu et
de sang.
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La
Quête de Saint Camber (1986,
traduction 1998) :
Un Deryni, membre du mystérieux Conseil
Cambérien, cherche à établir
qu'un autre Haldane que le Roi peut gagner
des pouvoirs magiques ; il ne sait pas que
ses expérinces sont dangeureuses,
pour lui comme pour les autres.
Une jeune fille pure souhaite renoncer à
ses voeux pour l'amour d'un Roi, sans se
douter du malheur qui la guette.
Un évêque révèle
qu'il est Deryni d'origine, risquant les
foudres de tout l'appareil religieux et
la peur irraisonnée des fidèles.
Les menaces planent, et quand Kelson et
son frère de sang Dhugal disparaissent,
tombés d'une falaise dans les eaux
d'un torrent déchaîné,
leurs compagnons de quête perdent
l'espoir. Jamais ils ne les retrouveront.
Parmi eux, Conall, fils du Prince Nigel,
deviendra roi si l'on ne retrouve pas Kelson
vivant. Et Conall se sent heureux, il est
enfin plus près du trône, plus
près de Rothana, la belle princesse
étrangère que Kelson allait
épouser. Et il n'est même pas
coupable, le destin l'a pris de vitesse.
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Il ne s'agit là que des
deux dernières des quatre trilogies qui
constituent le Cycle des Derynis d'un point
de vue chronologique, mais elles sont respectivement
en fait la première et la troisième
trilogies si l'on regarde l'ordre dans lequel
le cycle a été écrit.
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Dans un monde très
fortement inspiré du Pays de Galle médiéval
- ce n'est pas cependant le caractère celtique
de cet univers qui est remarquable mais son caractère
essentiellement chrétien -, on suit les
épreuves - magiques, politiques, militaires...
- que traverse le jeune Kelson dont les capacités
à être roi sont durement testées.
Il est heureusment épaulé par le
duc Alaric et le religieux Duncan, derynis tout
deux. Son royaume est en crise, menacé
rien que par le royaume voisin, par des rebelles
fanatiques et par certains membres d'une Eglise
tout aussi fanatiques - un fanatisme qu'incarne
tout entier le primat, ennemi récurrent
de Kelson - qui veulent exterminer tous les Derynis,
ces magiciens considérés comme hérétiques
et durement persécutés deux siècles
plus tôt. Une histoire sur fond de complots
sanglants, de fanatisme religieux, qui se révèle
être à la lecture bien distrayante,
mais assez simple et banale finalement quant au
thèmes traités au regard de ce que
produit la fantasy de nos jours ; une oeuvre qui
a cependant posé les principales pierres
d'un courant de la fantasy faisant suite au Seigneur
des Anneaux et que certains nomment high
fantasy ; les Brooks,
Eddings,
Jordan et
autres lui sont en cela grandement redevables.
On retrouve en effet ici tous les ressorts qui
font le succès de la fantasy d'aventure
(disparitions, intrigues de palais, conflits militaro-religieux,
complots et autres rebondissments dans le style
des romans de cape et d'épée...).
Le livre est écrit dans une langue facile,
bien rythmé.

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