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Culte pour certain(e)s, élu
en 1987 par le célèbre Locus
Magazine comme le n°5 des romans
de Fantasy, et bientôt gratifié d'une
suite,
La dernière licorne est sans doute
l'ouvrage le plus connu de son auteur, Peter
S. Beagle.
Au fil de sa quête, la licorne et les rencontres
qu'elle va connaître apportent une note
particulière à ce roman et cet ensemble
plonge le lecteur dans un univers à part,
envoûtant et enchanteur. Il nous permet
de rentrer plus en détail dans l'histoire,
par rapport à son adaptation cinématographique,
même si cette dernière est fidèle,
il y a toujours des éléments supplémentaires
à découvrir dans la version originale.
D'ailleurs, pour les personnes devenues allergiques
aux chansons de l'adaptation, on n'en retrouve
aucune trace; si cet aspect-là vous avait
rebuté dans le film, vous pouvez toujours
vous laisser tenter par le livre.
Au niveau de l'intrigue, celle-ci semble de prime
abord destinée de façon plus évidente
à la jeunesse, mais elle se montre assez
riche pour plaire aussi aux plus grands. La finesse
de la plume de l'auteur permettant d'apprécier
cette oeuvre à plusieurs niveaux. De plus,
soulignons le travail de la traductrice, Brigitte
Mariot, déjà récompensée
pour le Rhinocéros qui citait Nietzche
du même auteur: cette version française
de La dernière licorne bénéficie
d'une traduction de qualité et fait honneur
à la qualité d'écriture de
Beagle. Son style est travaillé tout en
demeurant léger et poétique. L'auteur
apporte également des touches d'humour
éparpillées et bienvenues. Le monde
qui prend vie au détour des pages est à
la fois féerique, amusant, et on peut même
y déceler des touches d'ironie vis-à-vis
des légendes sur les licornes que l'on
retrouve habituellement dans les contes. Un roman
presque magique, pour peu que l'on sache y entrer
sans a priori.
Et savoir que l'auteur a longtemps eu du mal à
gérer son succès et répugné
de même à céder à la
pression d'une suite nous rend d'autant plus curieux
vis à vis de Two Hearts, et du
roman qui suivra d'ici quelques mois.

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