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À propos des Chroniques
d'Arcturus... Gilles
Servat écrivain, ça existe, et c'est très
bien ! Les deux premiers tomes sont parus respectivement
en 1995 et 96, suivi de près par le troisième,
mais la cadence s'est ralenti pour les deux suivants.
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Volume
5, Le dixieme jour du Branvode :
Plus d'un an que les Ssahanis, adorateurs
du dieu d'amour Ssa, ont envahi le monde
de Bré. C'est sur l'île de
Marié, qu'ils ont engagé l'ultime
combat, l'île où les Rotaries
surveillaient les destinées des Brésis.
Aujourd'hui elles sont repliées sur
l'îlot de Kuzadène, désemparées,
tandis que Myrdhinn s'est est allé
à la recherche d'Arcturus. Nous sommes
au temps du Branvode. La fête dure
neuf jours, à l'époque la
plus chaude de l'année. Au banquet
du premier jour, dans chaque palais est
servie la Part du Héros. Elle est
à prendre par le meilleur des guerriers
du royaume... Jamais extraterrestres tels
que les Ssahanis n'ont vu le jour ; fabuleux
et charnels, ils sont le fruit de l'émerveillement
de Gilles Servat pour les êtres. Et
rarement les cieux, les flots et les chairs
ont exprimé pareille sensualité.
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Attention, pour
ceux qui ne connaitraient Gilles
Servat que pour sa musique, celtique, c'est
une surprise ! Et très bonne, qui plus
est ! Ces quatre tomes des Chroniques d'Arcturus
respirent l'aventure et la légende. Le
monde de Bré rappelle une Irlande mythique,
comme celle-ci a déjà souvent été
illustrée, encore récemment avec
la Louve et
l'enfant par exemple. On se passionne
dès les premières pages, partageant
les découvertes du héros débarqué
sur ce monde inconnu avec enthousiasme, sans que
l'on se sente forcé. C'est avec un émerveillement
très pur que le lecteur se laisse emporter
par la poésie qui émane à
chaque page de l'histoire, riche en rebondissements
et en émotions. Mais une fois encore, c'est
la sincérité du propos qui touche,
car jamais on ne se dit que tel ou tel passage
est inutile, artificiel. Le monde de Bré
avec ces drwidhs, ses rois, ou ces créatures
extraordinaires comme les dentus est vivant, littéralement.
Et je ne vous dit rien de l'ampleur atteinte par
ce véritable cycle, qui voit s'affronter
des puissances et des destins phénoménaux.
Que le récit soit quelque peu enclin à
la SF ( plus particulièrement dans le tome
4 paru l'année dernière ) n'est
absolument pas dérangeant. De plus, détail
esthétique qui a son importance, les couvertures
sont magnifiques. A suivre ! Et pourquoi pas,
à écouter en musique, avec un disque
de l'auteur sur la platine...

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