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Tome
1, Le septième Fils :
Au bord de la rivière Hatrack, près
des forêts profondes où règne
encore l'homme rouge, un enfant au destin
exceptionnel va naître en des circonstances
tragiques. Septième fils d'un septième
fils, il détiendra, dit-on, les immenses
pouvoirs d'un " Faiseur ", pour
peu qu'il parvienne à échapper
aux périls qui pèsent sur
son existence. Car il est un autre pouvoir,
obscur, prêt à tout pour l'empêcher
de vivre et de grandir.
Nous sommes dans les années 1800,
sur la terre des pionniers américains.
Mais dans ce monde parallèle opèrent
charmes et sortilèges, on y possède
des talents à la dimension magique,
et les ombres de présences bienveillantes
ou maléfiques rôdent dans la
nature. |
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Tome
2, Le prophète rouge :
" La terre est avec moi, frère,
dit Ta-Kumsaw. Je suis le visage de la terre,
la terre est mon souffle et mon sang.
- Alors j'entendrai battre ton coeur dans
le pouls du vent, dit Lolla-Wossiky.
- Je rejetterai l'homme blanc à la
mer", dit Ta-Kumsaw. »
1810, sur la Frontière des pionniers
américains. Promis à l'avenir
mystérieux et grandiose d'un «
Faiseur », Alvin a dix ans. Le voici
qui découvre le monde des hommes
rouges, dont l'existence se confond avec
les rythmes de la nature et de sa «
musique verte ». Nouvelles épreuves,
plus rudes; nouvelles révélations,
plus extraordinaires. Après Le septième
fils, Le prophète rouge ouvre Les
chroniques d'Alvin à l'embrasement
de l'Histoire, dans un récit magique
et flamboyant. |
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Tome
3, L'apprenti :
« Je suis une vigie sur un perchoir,
se dit Peggy. Envoyée dans la mâture
il y a seize ans, je n’en ai pas bougé
depuis... »
« Je suis le Faiseur dont la torche
parlait, se dit Alvin. Elle a vu que j’avais
en moi de quoi devenir un faiseur. Faut
que je trouve cette fille et faut qu’elle
me dise ce qu’elle a vu. Parce que
je le sais : si je possède ces pouvoirs
que je me suis découvert, ce n’est
pas uniquement pour tailler de la pierre
sans les mains, guérir les malades
ou courir dans les bois comme les hommes
rouges. J’ai une tâche à
remplir dans la vie et je n’ai pas
l’ombre d’une idée sur
la façon de m’y préparer.»
Apprenti forgeron, apprenti Faiseur, Alvin
est de retour au village de sa naissance.
Sur sa route se dresse encore, multiforme,
son mystérieux ennemi.
« Le Faiseur, c’est celui qui
fait partie de ce qu’il crée
», dit l’Oiseau rouge...
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Tome
4, Le compagnon :
Compagnon forgeron, compagnon Faiseur, Alvin
est de retour chez les siens. Mais quelle
est sa tâche aujourd'hui ? "
Je ne peux pas apprendre aux gens comment
bâtir la Cité de Cristal si
je ne sais pas moi même de quoi il
s'agit. " La Cité de Cristal
: la vision dans la tornade du lac Mizogan,
en compagnie du prophète des Rouges.
Si peu des chemins de sa vie y conduisent
; Peggy Larner - Peggy la torche - le sait
bien. Et l'ennemi de toujours choisit à
présent des voies plus subtiles pour
le détruire. Pièges, fuite,
menaces, mensonges, délation, prison,
tribunal, Alvin n'est-il pas condamné
au renoncement ? Et le pire danger viendra
peut-être de son frère Calvin,
qui le jalouse au point de bientôt
lui vouer une haine amère et décide
de s'expatrier vers l'Ancien Monde afin
de rencontrer Napoléon dont on sait
le pouvoir redoutable. L'Amérique
n'est-elle pas trop petite pour deux hommes
aux talents en puissance si formidables
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Amateurs d’uchronie,
vous serez servis ! On connaît surtout Card
dans le petit monde de la SF pour Ender et ces
prix Hugo, mais une autre de ses œuvres,
Alvin, fait aussi beaucoup parler d’elle.
Souvent décriée et aussi souvent
adulée par certains, Alvin reste néanmoins
un cycle qui sort des sentiers battus.
Alors, on reste tout de même sur une impression
mitigée ; bien sur Card est original, impose
sa « patte » stylistique, mais la
qualité globale du récit est décevante.
Bien sur, on reste dans le bon ; le cycle est
agréable à lire, et ce n’est
pas du Salvatore. Mais on peut regretter des personnages
assez caricaturaux, assez convenus, et surtout,
un manichéisme plutôt lourd par moment,
même si inconstant. Tout cela manque un
peu de souffle...
Le cadre par contre est assez plaisant, et cette
Amérique défigurée agréable
à visiter aux côtés d’Alvin
, même si on échappe toujours pas
à certains clichés gênants.
Ensuite, la progression d’Alvin est assez…chaotique.
On aurait aimé plus d’originalité,
car l’idée en elle même est
géniale, et ouvre beaucoup d’horizons,
mais on a l’impression que Card ferme volontairement
son récit, en fait trop par moments, pas
assez parfois, et tout ça donne au lecteur
une impression d’irrégularité
assez déplaisante.
Alvin lui aussi déçoit, il peut
apparaître trop naïf parfois, d’autres
trop manipulateur, bref, on ne parvient jamais
à vraiment le cerner.
Ensuite le sermon religieux implicite est pesant,
et trop flagrant pour paraître non intentionnel.
Mal exploité, ce thème s’avère
lui aussi décevant de par son traitement
chaotique, là encore.
L’atmosphère générale
du cycle est plutôt déplaisante,
un brin trop lyrique parfois, ou bien trop morne,
trop "grands espaces américains".
Maintenant, ce cycle reste néanmoins assez
agréable à lire, paradoxalement.
Il y a ce petit on ne sait quoi des grands auteurs
qui se retrouve au travers des chapitres, ce petit
quelque chose qui fait qu’on veut en savoir
plus, qui fait qu’on se prend à aimer
tel ou tel personnage, haïr un tel…
Et puis, le style de Card reste inimitable ; même
s’il déplait à certains, on
voit au premier coup d’œil que c’est
du bon. Et même si Card ne maîtrise
pas toujours son récit, si cette œuvre
est assez confuse de par son traitement, son ambiance
; on ne peut qu’apprécier le suspense
qui vous entraîne aux côtés
du septième fils.
Pour finir, on dira que certains aiment, certains
n’aiment pas. Personnellement, je dois avouer
que ce cycle n’est pas vraiment recommandable
aux néophytes, ou aux amateurs de fantasy
pure et dure, et que seuls les esprits curieux
peuvent apprécier cette saga assez difficile
d’accès et inégal. Acheter
Le septième fils, c’est
un peu comme jouer à pile ou face.

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