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Faites vous partie de ces personnes qui égarent sans cesse leurs objets
personnels, clés ou stylos, et qui ne les retrouvent jamais même après avoir retourné leur
maison de fond en comble ? Ou vous est-il arrivé, un matin, de découvrir votre réfrigérateur
totalement vide alors que vous aviez fait les courses la veille ? Si vous répondez par
l’affirmative à l’une de ces questions, : attention ! Car les symptômes sont clairs :
votre demeure abrite probablement un troll de maison ! Comment y faire face, seul le Guide
d’Arthur Spiderwick vous le dira...
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Le livre magique :
Mme Grace, célibataire depuis peu et mère de trois enfants – Mallory, une jeune
fille de 13 ans, et Jared et Simon, des jumeaux de 9 ans – emménage avec sa famille
dans une vieille maison, qui appartenait à une grand-tante internée à l’asile...
Mallory et ses deux frères sont peu enthousiastes à l’idée de vivre dans cette bicoque
qui menace de s’écrouler à tout moment. Au premier abord, l’endroit a d’ailleurs l’air
plutôt étrange : la demeure est perdue au fond des bois et recèle des pièces
cachées... On y entend même des bruits bizarres... Il semblerait qu’elle soit hantée !
Les enfants ne tardent pas à en avoir la preuve : un lutin, furieux d’avoir été dérangé
chez lui s’amuse à jouer de vilains tours à Mallory et à Simon... Comment se réconcilier
avec lui ? Et puis, qu’est-ce que c’est que ce grimoire étrange, plein d’histoires
de fées, que Jared a déniché dans un coffre secret et qui aurait été écrit par un lointain
ancêtre dénommé Arthur Spiderwick ?
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Entre excellent album et roman moyen, faites votre choix ! En effet,
Les Chroniques de Spiderwick composent une série de cinq livres
magnifiques, qui peuvent être autant classés dans le genre de l’album
que du roman.
Pour commencer, comme pour une bande dessinée, l’illustrateur Tony DiTerlizzi
est placé au rang d’auteur au même titre que la rédactrice Holly Black, puisque
ses dessins occupent largement une page sur trois. D’ailleurs, on ne peut
qu’admirer la qualité des illustrations en noir et blanc, parfaitement
splendides, qui donnent une vraie personnalité à la série.
De manière générale ces cinq ouvrages tranchent par la qualité de leur
forme : couvertures rigides, colorées, originales ; pages
épaisses, volontairement mal découpées, avec du papier imitant du vieux
papier chiffon. Même la typographie est soignée, avec un espacement
impressionnant entre chaque ligne. Si bien qu’avec les nombreuses
illustrations en plus, chaque livre vous offrira entre trente minutes
et une heure trente de lecture selon votre niveau. Sachant (détail
pragmatique, mais qui a son importance) que chaque livre en format
poche coûte presque douze euros, la lecture des Chroniques de
Spiderwick vous coûtera 12 euros de l’heure...
Passons à des éléments plus littéraires : l’histoire est celle
de trois enfants qui découvrent un livre, le Guide d’Arthur Spiderwick
qui leur ouvre les yeux sur l’existence d’un monde caché, peuplé de
créatures magiques. Rien de bien nouveau en somme. De même, les êtres
développés sont d’une banalité affligeante : elfes, nains, ogres,
gobelins, farfadets. Cela est d’autant plus dommage que dans l’encyclopédie
rédigée pour imiter le Guide d’Arthur Spiderwick (Grand Guide du monde
merveilleux qui nous entoure, chez Pocket également), les deux auteurs
ont inventé de nouvelles créatures, qu’il aurait été judicieux de placer
dans la série, afin de lui donner une touche d’originalité.
En résumé, les lecteurs dont l’âge se situe entre 7 et 13 ans, seront vraiment
charmés par cette série, grâce à sa forme proche de l’album, son contenu
traditionnel plein de bons sentiments. Si les lecteurs ayant dépasser la
préadolescence ne peuvent qu’admirer le travail de forme, ils risquent
d’être ennuyés par un manque d’originalité chronique et surtout par un récit
vraiment trop court et peu développé.
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