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Publié originellement il
y a plus de 10 ans, voilà des romans qui
semblent avoir profité de la publicité
autour de l'adaptation du premier nommé
par Miyasaki, pour venir enfin nous rendre visite.
Et c'est tant mieux ! Sous des dehors classiques,
à base de grosses ficelles usées
par bien des contes, Diana Wynne Jones parvient
pourtant à nous intriguer, et même
à nous passionner. Le style est limpide,
léger, l'intrigue avance sans temps mort,
alternant rebondissements prévisibles et
totales surprises. Et si parfois, tout cela semble
un peu téléphoné, l'auteur
réussit sans faute à retomber sur
ses pattes. Les personnages, moins convenus quant
à eux, surprennent par leurs défauts,
qui ne les rendent pas moins attachants pour autant.
Si les prémices du tome 2 rappellent parfois
très nettement le premier, son ambiance
orientale, son parfum plus dépaysant, nous
emporte une fois de plus dans une lecture difficile
à stopper. On le dévore en une après-midi,
toujours presser de tourner la page. Il est même
possible de le faire indépendamment du
précédent, puisque la connexion
avec le premier tome ne se fait qu'une fois franchi
la page 200 ! Ce qui ne nuit pour autant pas à
l'histoire.
Alternant avec un enthousiasme plaisant romance
et humour, le tout saupoudré d'une magie
qui n'est pas qu'accessoire, Diana Wynne Jones
signe là deux romans encore méconnus,
mais d'une qualité indéniable, largement
au-dessus des standards d'une certaine littérature
jeunesse.

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