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Je n'avais jusqu'alors lu qu'une
nouvelle de Patricia
A. Mc Killip, mais voici qu'en fouinant chez
un libraire caennais où j'étais
de passage je tombe sur le présent livre.
Et moi de commencer à le lire. Dévorer
serait plus juste.
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Le
Livre d'Atrix Wolfe :
Face contre terre, le roi de Pelucir gît,
démenbré. Abandonné
aux chiens. Dans le château, la reine
expire en mettant au monde son second fils,
Talis.
Ombres, spectres fumants ! Depuis la catastrophe
sanglante, tout n'est que cauchemar dans
le petit royaume défait. Les murs
calcinés du donjon grouillent de
silhouettes meurtrières. Le Champ
du Chasseur résonne encore du râle
des mourants.
Quel homme, quel sortilège hideux,
ont déferlé sur la contrée,
sur la vie, sur les rêves de ses habitants
?
Atrix Wolfe, le mage légendaire,
le Loup Blanc, disparu depuis vingt ans
? Mage renégat... Impossible ! Et
pourtant...
La vérité pourrait bien se
trouver dans le livre qu'Atrix Wolfe a enfoui
à Chaumenard, au coeur du granit.
Le mystérieux grimoire que parcourt
aujourd'hui le prince Talis, derrière
ses grosses lunettes...
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Contrairement à
ce que peut nous laisser croire le quatrième
de couverture, il n'est ici nullement question
du grand méchant sorcier qui détruit
tout et qu'un jeune garçon sera amener
à tuer, ni d'ailleurs d'un livre à
vous faire faire des cauchemards la nuit. Non,
c'est beaucoup plus subtil. Ici, nul n'est réellement
méchant,tout étant parti d'une bonne
intention : faire cesser la guerre. Mais ça
a dérapé, même pour le plus
grand de tous les mages de Chaumenard.
Ici la magie est subtile, affectant la nature,
les lieux. On s'attache à deux personnages
: Talis qui étudie le livre en haut du
donjon, dans une pièce où courent
sur les murs les ombres de ceux morts lors de
la terrible nuit il y a vingt ans de celà
et qui est éclairé par une unique
fenêtre tournante qui a ainsi la fâcheuse
habitude de ne jmais donner vue sur le même
panorama ; Shagran, jeune fille mystérieuse,
que toute humanité semble avoir quittée,
qui récure les marmites mais va peu à
peu s'initier à la magie du langage. Shagran,
qui porte le même nom que la fille disparue
de la Reine du Bois, qui règne sur les
ombres sylvestres par-delà le royaume des
hommes.
Appétissant quant aux plats qui défilent
dans la cuisine du château - on sent le
plaisir de l'auteur à nous mitonner tous
ces bons plats - et agréable à lire
avec des personnages fragiles, sensibles : ce
livre vaut le coup d'être lu, ça
vous changera des batailles dantesques dans des
mondes manichéens en vous proposant un
univers doux-amer d'enchanteurs - qui à
trop oublier leur forme humaine en viennent à
perdre parfois leur humanité...
Macros
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