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The Tiger's Daughter

Tome 1 du cycle : Their Bright Ascendency
ISBN : 978-076539253-4
Catégorie : Aucune
Auteur : Rivera, K. Arsenault

Même les dieux peuvent mourir…
L’empire Hokkaran a conquis toutes les terres imaginables, mais n’a pas remarqué les ténèbres tapies dans le coeur des gens. Leurs frontières commencent à s’effriter et les villages tombent aux mains des démons qui pullulent dans les forêts.
Loin dans les steppes, les autres tribus nomades de Qorin se retirent et protègent les leurs, après avoir passé un accord avec l’empire. Il appartient à deux jeunes guerrières, élevées ensemble depuis leur naissance prophétisée, de sauver le monde des démons.
Voici l’histoire de la guerrière Barsalyya Shefali et de son amie l’impératrice divine, O-Shizuka, l’histoire d’un pouvoir capable de sauver une terre d’un mal insidieux…

Critique

Par Gillossen, le 26/11/2017

Et voilà l’un de ces romans largement mis en avant par son éditeur outre-Atlantique des mois avant sa sortie, comme on peut en trouver finalement trois ou quatre par an chez chacune des maisons majeures du paysage, comme Tor, Pyr et bien d’autres. Et, on le sait, à l’image d’ailleurs de ce qui se passe chez nous, le résultat n’est pas toujours à la hauteur des attentes. 
Dans le cas de The Tiger’s Daughter, c’était le cadre et son inspiration mongole qui avait aussitôt retenu notre attention, au-delà de tout ce que la promo pouvait bien raconter du (premier) roman de K. Arsenault Rivera. Et ce cadre justement se révèle riche, envoûtant et dangereux tout à la fois. On ne pouvait qu’espérer qu’il se montre à la hauteur et c’est le cas. C’est une vraie réussite à mettre au crédit de l’auteure, qui a su dépeindre un monde en pleine transformation et surtout le rendre vivant, pour ne pas dire authentique. Les références, nombreuses, sont parfaitement digérées et donnent en fin de compte naissance à quelque chose d’unique et donc de différent. 
L’histoire des deux héroïnes est touchante, sans même parler des enjeux de fond qui y sont liés. Leur relation est une autre réussite, un joli canevas que Rivera brode avec talent. L’émotion est bien présente, sans emphase inutile. Mais tout n’est pas parfait pour autant. 
Ainsi, la narration n’apparaît pas toujours très bien maîtrisée. Une partie de celle-ci se fait sous la forme de correspondance et les transitions avec le présent, notamment, procurent de temps à autre un certain sentiment de confusion. De même, le roman est très tourné vers ses personnages et leurs relations. Si cet élément vous rebute, si vous imaginiez y trouver avant tout un récit de fantasy épique en diable, il y a des chances que vous sortiez un peu déçu d’une lecture qui ne cherche pas à être trépidante et prend au contraire son temps. 
Cette dimension épique n’est pas absente pour autant. The Tiger’s Daughter possède une identité qui le rapproche d’ailleurs d’un récit légendaire, d’un conte que l’on découvrirait par petits bouts, chaque soir, au coin du feu, en se passionnant ou en tremblant tour à tour pour la romance qui l’imprègne ou les prouesses défiant l’imagination qui nous sont contées ici et nous tiennent en haleine. 
Un bien beau roman, plus fragile qu’il n’en a l’air, à l’image de ses personnages. La suite, The Phoenix Empress, est d’ores et déjà prévue en anglais pour l’été prochain. 

8.0/10

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