Vous êtes ici : Page d'accueil > Fantasy > Cycle Romans Fantasy > A Chorus of Dragons > The Ruin of Kings


The Ruin of Kings

Tome 1 du cycle : A Chorus of Dragons
ISBN : 978-125017548-9
Catégorie : Aucune
Auteur : Lyons, Jenn

Kihrin a grandi dans les bidonvilles de Quur. C’est un voleur et un fils de ménestrel, qui a grandi en écoutant des histoires de princes disparus et de quêtes magnifiques. Lorsqu’il est désigné contre son gré comme fils disparu d’un prince traître, Kihrin se trouve à la merci des jeux de pouvoir impitoyables et des ambitions politiques de sa nouvelle famille.
Pratiquement prisonnier, Kihrin découvre qu’être un prince n’est en rien comparable à ce que promettaient les livres de contes. Les livres d’histoires ont également menti sur beaucoup d’autres choses : dragons, démons, dieux, prophéties et comment le héros gagne toujours.
Encore une fois, peut-être qu’il n’est pas le héros après tout. Car Kihrin n’est pas destiné à sauver le monde.
Il est destiné à le détruire.

Critique

Par Gillossen, le 22/04/2019

C’est peu dire que souligner que l’éditeur américain Tor Books en a fait “des tonnes” avec le premier tome de ce cycle. Mais avons-nous donc sous les yeux le renouveau de la fantasy épique ? 
Non. 
S’agit-il d’un mauvais roman de fantasy pour autant ? 
Non plus. 
Il fallait juste prendre un peu de recul avant de se pencher dessus. The Ruin of Kings est un roman qui tente d’offrir beaucoup, mais le fait maladroitement à plus d’un titre. Trop souvent en cours de route, une fois lancé dans le récit, on se dit que tout de même, le hasard fait bien les choses ou que Jenn Lyons a voulu inutilement compliquer des éléments qui n’avaient pas besoin de l’être (à commencer par la narration éclatée temporellement - Pourquoi ? On cherche encore une réponse), soit pour donner une histoire en apparence plus complexe, soit par crainte justement de livrer trop de clés à ses lecteurs. 
Malheureusement, cette façon de procéder produit l’effet inverse chez le lecteur : à force de multiplier les rebondissements et les changements intempestifs, on finit par ne plus rien éprouver pour le personnage central du récit, alors que l’on ne peut pas dire que la capacité à donner vie à ses protagonistes soit l’un des points forts du roman, pour commencer. Si l’on ajoute à cela un univers trop souvent simplement esquissé, là encore avant tout de manière quasiment artificielle, comme si entretenir le mystère était la notion la plus importante de toutes, avant de raconter une bonne histoire, avant de créer des personnages profonds, ou même des dialogues qui ne “sonnent” pas du tout naturels en bouche, et on ne peut pas dire que l’on ressorte emballé d’une lecture comptant tout de même plus de 500 pages en grand format. 
Et pourtant, ce cher Lev Grossman le recommandait… En réalité, on a à plusieurs reprises le sentiment de se retrouver à lire un roman avec un certain potentiel, mais dont le travail éditorial aurait été négligé, pour rester poli. Sans parler d’un diamant brut à polir, il y avait sans doute des choses à corriger sans nécessiter trop de modifications, et le tout pour obtenir un résultat nettement plus cohérent et surtout engageant. En l’état, The Ruin of Kings paraît tout bonnement inachevé, avec trop de personnages, trop de twists, trop de tout, mais sans vision d’ensemble.
Mais le roman a l’air de bien se vendre, alors l’éditeur doit être content… 

6.0/10

Discuter de The Ruin of Kings sur le forum.



Dernières critiques

Derniers articles

Plus

Dernières interviews

Plus

Le héros de la semaine

Retrouvez-nous aussi sur :