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The City of Brass

Tome du cycle : The Daevabad Trilogy
ISBN : 978-006267810-2
Catégorie : Aucune
Auteur : Chakraborty, S.A.

Nahri n’a jamais cru en la magie. Dans les rues du Caire du dix-huitième siècle, c’est une voleuse d’un talent inégalé. 
Mais quand Nahri invoque accidentellement Dara, un guerrier djinn tout aussi rusé qu’elle, à ses côtés pendant l’une de ses arnaques, la voilà obligée de reconsidérer ses croyances. Car Dara raconte à Nahri un récit extraordinaire : il lui apprend l’existence de la légendaire Daevabad, la cité de cuivre, ville à laquelle Nahri est irrévocablement liée.
A Daevabad, les vieux ressentiments sont profondément ancrés. Et quand Nahri décide d’entrer dans ce monde, son arrivée menace d’enflammer une guerre qui couve depuis des siècles. Repoussant les mises en garde de Dara, elle se lance dans une amitié hésitante avec Alizayd, un prince idéaliste qui rêve de révolutionner le régime corrompu de son père. Mais surtout, Nahri apprend que le vrai pouvoir est féroce et brutal. Cette magie ne peut pas la protéger des intrigues politiques. Et même le plus subtil des complots peut avoir des conséquences mortelles.
Après tout, il y a une raison pour laquelle on dit de faire attention à ce que l’on souhaite… 

Critique

Par Gillossen, le 03/12/2017

Voilà une bien jolie histoire !
C’est en résumé notre impression finale en refermant le premier roman de S.A. Chakraborty. L’univers créé est charmant, envoûtant, et vibrant d’une énergie toute particulière. On sent d’ailleurs que l’auteure n’a pas dû se contenter de jeter deux ou trois idées sur le papier - ce qui fonctionne, parfois - mais a vraiment réfléchi à proposer au lecteur une vision d’ensemble. Il n’y a qu’à voir le traitement des Djinns, qui ne sont pas réduits à une espèce de bon ou mauvais génie doté de pouvoirs magiques. C’est toute une société que l’on découvre au fil des pages, évidemment à travers le regard de Nahri une fois transportée à Daevabad. 
Oui, Chakraborty s’appuie aussi sur des recettes classiques pour charpenter son récit. Mais grâce à son style enlevé et sa facilité à nous entraîner dans les méandres de la politique locale (dans les pas du prince Ali, oui, c’est bien lui, qui nous fournit un second point de vue à l’échelle de l’histoire), l’impression de lire du déjà-vu ne s’installe jamais. Du moins, pratiquement jamais ! Il faut bien avouer que l’on s’alarme d’ailleurs à deux ou trois reprises en s’imaginant le roman basculer dans la romance - ce n’est pas forcément un mal, mais c’est toujours risqué et attendu - , et, si Nahri nous répète un peu trop souvent à quel point Dara est beau, le personnage, au lourd passé, n’est pas idéalisé pour autant dans les yeux de notre héroïne. 
Elle représente d’ailleurs l’un des points forts du roman, même si elle part de loin : la fille des rues qui doit se débrouiller pour survivre au jour le jour et qui se retrouve propulsée à la cour d’un royaume plein de mystères et de magie car on l’a identifiée comme shafit, à savoir quelqu’un de moitié humain, moitié djinn… Oui, vous avez déjà entendu ça quelque part, à quelques retouches près ! Mais là encore, l’auteure parvient à conserver une certaine fraîcheur tout au long du récit. Bref, une fois franchie une mise en place un peu longuette mais pas désagréable pour autant, le tout se révèle de bon niveau. Nul doute que malgré sa parution tardive, le roman devrait se retrouver dans un certain nombre de listes des meilleurs romans fantasy de l’année. 
Finalement, le seul véritable regret que l’on pourrait formuler, c’st l’impression d’avoir un peu affaire à un best-of des tendances du moment. En préambule, l’éditeur cite en références The Golem and the Jinni, The Grace of Kings, and Uprooted. Et il est vrai que l’on sent des traces de ces romans ici ou là, surtout les premiers et derniers cités. Le contexte “Mille et Une Nuits” qui revient en force depuis quelques temps n’aide pas non plus à écarter cette sensation. 
Doit-on juger pour autant The City of Brass là-dessus ? Ce serait bien sûr injuste. C’est une lecture plaisir, du divertissement de qualité (comprendre, le roman ne se limite à vous distraire) que l’on serait bien bête d’ignorer. 
En attendant en revanche la suite, puisqu’il s’agit là du premier tome d’une trilogie ! Eh oui, encore une… 

7.5/10

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