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The Bonehunters

Tome 6 du cycle : Le Livre malazéen des glorieux défunts
ISBN : 978-055381315-9
Catégorie : Aucune
Auteur : Steven Erikson

La Rébellion de Sept Cités a été écrasée. Il ne reste qu’une dernière force rebelle, terrée dans la cité d’Y’Ghatan sous les ordres du fanatique Leoman des Fléaux. L’idée de déclarer le siège de cette ancienne forteresse met mal à l’aise la 14ème armée malazéenne, usée par les guerres incessantes. En effet, c’est là-bas que le plus grand champion de l’Empire a été abattu et que le sang des Malazéens a coulé à flots.
Mais, ce n’est là qu’un des aspects de la guerre. Les acteurs d’un conflit de plus grande envergure se sont fait connaître. Le Dieu Estropié a gagné sa place dans le panthéon, un schisme semble inévitable et il faut choisir son camp. Mais quelle que soit la décision de chaque dieu, les règles ont changé de manière irrévocable et terrifiante et le premier sang versé le sera dans le monde des mortels.

Critique

Par Merwin Tonnel, le 29/12/2010

Après la découverte d’un tout nouveau continent et l’introduction d’une ribambelle de personnages avec Midnight Tides, retour en territoire connu avec The Bonehunters.
Ce sixième tome du Livre malazéen des glorieux défunts reprend là où House of Chains s’était arrêté, 24 jours plus tard plus exactement, sur le continent de Sept Cités. Cette continuité dans l’histoire et dans les personnages permet d’ailleurs à Steven Erikson de ne pas perdre de temps et de poser très rapidement les enjeux de The Bonehunters.
Ainsi, dès le premier quart de ce pavé de 1200 pages, les évènements s’accélèrent et il ne faut pas attendre longtemps avant de tomber sur le premier morceau de bravoure du roman : un chapitre d’une centaine de pages qui vous prend aux tripes et transforme ce qui était déjà un excellent page turner en un livre qu’on ne peut lâcher sous aucun prétexte. La fin du chapitre nous laisse pantelants, une nouvelle fois bluffés par la capacité de l’auteur à écrire des scènes aussi épiques et agréablement surpris de voir le récit avancer si vite.
C’est aussi à ce moment-là qu’on regarde avec joie et délectation les 800 pages qu’il nous reste encore à lire.

Mais Erikson n’aurait-il pas utilisé toutes ses billes un peu trop tôt dans le récit ? Ce serait mal le connaître. L’auteur nous laisse tout juste le temps de reprendre notre souffle et en profite pour replacer ses différentes intrigues avant d’attaquer la deuxième partie. The Bonehunters fait en effet figure de vrai tome charnière dans la saga : un arc scénaristique entier se ferme, le lien avec Midnight Tides se resserre et de nouveaux évènements pourraient bien ébranler des éléments que l’on considérait comme acquis dès le début du cycle. Comme à son habitude, Erikson termine son roman en apothéose avec une de ces « convergences » si chères à l’auteur.
En apothéose, vraiment ? Tempérons un peu cette dernière remarque. Si les 200 dernières pages se lisent d’une traite et regorgent de moments d’anthologie, elles souffrent cependant d’un des tics de l’auteur : la confusion. Les lecteurs s’étant déjà essayés au Livre malazéen des glorieux défunts le savent : Erikson aime les ellipses et les mystères et c’est à nous de lire entre les lignes et de décrypter certains passages. Si cet exercice se fait avec grand plaisir lorsque l’auteur déroule ses intrigues à nous en donner le vertige, il devient beaucoup plus compliqué quand l’action se fait prépondérante et que tout s’accélère.
Mais cela reste un défaut très mineur qui ne doit pas vous détourner de The Bonehunters, qui constitue très certainement un des meilleurs tomes de ce qui est clairement le meilleur cycle de fantasy épique de la décennie.
C’est dit.

9.0/10

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