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Reticence

Tome 4 du cycle : The Custard Protocol
ISBN : 978-031643391-4
Catégorie : Aucune
Auteur : Gail Carriger

Percival Tunstell se réjouit que sa sœur et la meilleure amie de celle-ci se soient constitué une famille de marginaux à bord de leur dirigeable, le Flan Tacheté. Même si, bien entendu, il n’admettra jamais y être parfaitement à son aise. Après tout, Percy a toujours été à la marge, distant et froidement scientifique. Mais un voyage au Japon destiné à secourir une espionne égarée et l’arrivée à bord d’une jeune médecin aussi dégourdie que belle vont bientôt le contraindre à revoir toute sa philosophie de vie. Sauf en ce qui concerne les chapeaux. Plus de chapeaux, merci bien.

 

 

Critique

Par Saffron, le 26/09/2019

Il est plus facile de renoncer que de persévérer, dit le proverbe. Renoncer, c’est effectivement ce que votre servante était tentée de faire en refermant un Competence complètement creux, dont l’absence totale de scénario en faisait plus un long pamphlet sur la tolérance sexuelle qu’un véritable roman. Mais baisser les bras si près du but (alors même que Gillossen poursuit vaillamment sa lecture de l’œuvre complète de Terry Goodkind pour confirmer au reste d’entre nous que non, vraiment, ce n’est pas la peine) aurait été inacceptable, et la persévérance l’a finalement emporté sur le renoncement.
On n’osait vraiment pas l’espérer au vu du tome précédent, mais au final, il aurait été dommage de se priver de ce quatrième et officiellement dernier tome, centré cette fois autour de Percy Tunstell. Reticence marque en effet le retour du style Carriger qui a fait les beaux jours du Protectorat de l’ombrelle – preuve, s’il en était encore besoin, que l’univers loufoque d’Alexia Tarabotti et consorts fonctionnait mieux avant de devenir une excuse à des revendications LGBTQ+ brûlantes d’actualité mais manquant cruellement de subtilité.
Après l’Inde, l’Égypte et l’Amérique du Sud, il ne manquait plus au Flan Tacheté qu’une escale en Asie pour boucler son tour du monde, prétexte, depuis le début de la série, à la découverte de nouvelles créatures surnaturelles. Telle la Naomi Novik du steampunk, Gail Carriger expédie cette fois ses personnages au Japon, sur les traces d’une espèce de métamorphes défiant (de prime abord) les lois de la physique. Sauf que cette fois, le scénario, loin de faire simplement office d’alibi, tient vraiment la route. L’arrivée du docteur Arsenic (si) Ruthven parmi l’équipage du Flan offre également une bouffée d’air frais que l’on n’attendait plus vraiment à ce stade de la série.
Avec Reticence, Gail Carriger boucle définitivement la boucle et parvient à réunir dans un même roman des personnages issus de toutes ses séries, du Pensionnat de Mlle Géraldine aux San Andreas Shifters, en passant par les différentes nouvelles. Si les lecteurs fidèles apprécieront le fan service, les amateurs occasionnels seront sans doute un peu moins à l’aise au milieu d’un casting si hétéroclite. On ne peut d’ailleurs que conseiller la lecture du Pensionnat avant celle de Reticence, sous peine de passer à côté d’une bonne partie de l’intrigue.
En un mot comme en cent, Reticence est certainement le meilleur épisode de la série – dommage que ce soit aussi le dernier… Ceci étant dit, le filon exploité par l’auteure semble inépuisable et déclinable à l’infini, et il n’est pas déraisonnable de penser que l’univers va continuer à se développer, soit sur d’autres périodes, soit avec d’autres personnages.

7.5/10

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