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Mers mortes

ISBN : 978-236740660-2
Catégorie : Jeunesse
Auteur : Wellenstein, Aurélie

Les humains ont massacré les mers et les océans. L’eau s’est évaporée ; les animaux sont morts.
Quelques années plus tard, les mers et les océans reviennent. Ils déferlent sur le monde sous la forme de marées fantômes et déplacent des vagues de poissons spectraux, tous avides de vengeance. Les fantômes arrachent leurs âmes aux hommes et les dévorent. Bientôt, les humains eux aussi seront éteints… Leur dernier rempart face à la mort : les exorcistes.
Caste indispensable à l’humanité, les exorcistes sont bien entendu très convoités.
L’un d’eux, Oural, va se faire kidnapper par une bande de pirates qui navigue sur les mers mortes à bord d’un bateau fantôme.Voilà notre héros embarqué de force dans une quête sanglante et obligé, tôt ou tard, de se salir les mains…

Critique

Par Nephtys, le 24/02/2019

Mers Mortes est une idée onirique à la croisée des genres : le récit se place dans un avenir (proche) post-apocalyptique tout en glissant dans une horreur purement surnaturelle. Parmi les autres romans d’Aurélie Wellenstein, on pourrait ainsi le comparer aux Loups Chantants pour ce mélange entre fantastique et monde réel. 
Ce qui frappe le plus à la lecture, c’est ce foisonnement d’idées, presque un peu trop pour un seul livre : les fantômes qui apparaissent, les exorcistes, les poches d’humanité coupées les unes des autres, la quête des pirates… On peut s’y perdre facilement, Aurélie Wellenstein préférant s’attarder sur les introspections de son héros plutôt que l’explication du monde dans lequel il évolue. Bien sûr, on a des informations malgré tout, mais tout va extrêmement vite. Quant aux introspections mentionnées plus haut, Oural possède un caractère intéressant bien qu’oscillant un peu trop entre maturité et immaturité. On peut comprendre : être kidnappé par des pirates dont le capitaine possède un caractère tout aussi extrême et changeant, ce n’est pas tous les jours faciles non plus…
Enfin, il y a la place de l’écologie dans le récit. Difficile de juger la manière dont Aurélie Wellenstein en parle : il y a tout d’abord l’idée première (et géniale) d’un monde sans mers, sans océans avec des spectres vengeurs d’animaux marins désirant juste la mort des hommes, il ya aussi ces courts récits à l’intérieur du récit, du point de vu des animaux, eux.  Là encore, la rapidité est privilégiée : des descriptions chocs, violentes, pessimistes, sombres. 
Malheureusement, on pourrait regretter le manque de subtilité de celles-ci alors que justement les pratiques de pêches décrites existent, ne sont pas subtiles, juste monstrueuses et que le traitement des animaux sauvages en aquarium continue de faire débat. Le roman ne fait que nous mettre le nez dans ce qui ne nous plaît pas…
Au final, le récit est rapide, sans temps morts. Le mélange des genres déstabilise un peu, peut également paraître maladroit mais le roman remplit son but de (sombre) conte et de fable étrange avec pour morale de prêter un peu plus attention à ce qui se passe au niveau écologique et surtout, dans les océans.  

7.5/10

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