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Merfer

Titre VO: Railsea

ISBN : 978-226511612-2
Catégorie : Jeunesse
Auteur : China Miéville

La Merfer. Elle recouvre l’essentiel de ce monde, son réseau de rails dense, dont on ne connaît ni début, ni fin, dont nul ne sait l’origine, est la seule voie pour les hommes sur une terre devenue propriété d’un bestiaire terrible et fantastique, aux proportions démentes et à l’appétit vorace.
Parmi ces créatures, la plus formidable de toutes, la gigantesque taupe albinos : Jackie La Nargue. Et à ses trousses, le Mèdes, un train taupier mené par la capitaine Picbaie qui traque la bête telle une obsession depuis qu’elle a emporté son bras. À ses côtés, le jeune orphelin Sham découvre l’univers de la chasse, fait d’excitation et de dangers, d’aventures et de drames. À l’image de ce train déraillé et du mystère qu’il contient, dont Sham va devenir le dépositaire inattendu.
Une trouvaille énigmatique qui le conduira dans la plus folle des expéditions, jusqu’au bout de la Merfer, là où vivent les anges…

Critique

Par Gillossen, le 05/12/2016

Décidément, 2016 aura sonné comme une année très China Miéville du début à la fin ! 
Nous avons en effet déjà chroniqué This Census-Taker et The Last Days of New Paris du côté des parutions en langue anglaise et voilà que nous arrive en version française la traduction de son Railsea de 2012 (déjà !), traduit sous le titre de Merfer. Logique, tant le titre résume en un mot tout un univers.
Et nous voilà avec de quoi boucler l’année avec une autre facette de l’auteur, encore une. 
Lorgnant du côté du roman Young Adult pour ce qui est de sa « cible » première et évoquant clairement au premier abord Moby Dick, référence évidente (mais on pense aussi à L’île au trésor de Stevenson par exemple) quant au fond, Merfer se révèle à la fois diablement prenant et tout à fait abordable. 
C’est avant tout un roman d’aventure, toujours aussi malin au passage, car l’auteur ne renie pas ses racines. Des racines thématiques, car on pense souvent aux romans de l’univers de Bas-Lag en cours de lecture, mais sur le plan du style également. Miéville ne fait pas de concession question vocabulaire, rythme, etc… Il manie ainsi les mots avec son brio habituel et on peut saluer une fois encore le travail de Nathalie Mège, sa traductrice de longue date. L’auteur nous offre une lecture stimulante, à défaut d’être toujours menée à une cadence particulièrement soutenue, mais ce n’est pas là le véritable but de notre destination. Comme souvent, le voyage en lui-même compte davantage que celle-ci, et ce d’autant plus quand celui-ci nous propose un contenu aussi riche.
Comme toujours aussi avec lui, Miéville sait construire un univers, même quand ses bases prêtent à sourire ou du moins nous interpellent. Avec Miéville, les fondations sont là pour donner vie aux légendes. Et il sait peupler ces mondes de personnages hauts en couleur, qui ne manquent pas d’épaisseur, peu importe leur importance à l’échelle du roman entier. C’est encore le cas ici, à l’image de la capitaine Picbaie, distinguée il y a quelques semaines dans notre rubrique des Héros de la semaine.
Pour conclure, notons que dans le cadre de cette édition française, Fleuve Editions ne met pas en avant le catégorisation Young Adult de ce roman. On aurait tendance à s’en féliciter, car Merfer est à mettre entre toutes les mains. 

8.0/10

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